SO BRITISH……(4ème épisode)

Publié le par Patrick ROBERT

SO BRITISH……(4ème épisode)

Avant de raconter la suite de notre voyage, je souhaite faire un a parte sur la moule.

Car j’aime les moules et j’en consomme aussi souvent que possible.

Consommer une moule, qui dira que ce n’est pas un plaisir ?

Alors quelques mots sur les moules.

On trouve des moules dans pratiquement tous les pays dotés de façades maritimes, c’est un produit très répandu.

Encore faut-il noter d’emblée que certains pays interdisent la consommation de moules locales, c’est le cas du pays du Maghreb, par exemple. Il faudra donc soit consommer des moules d’importation, soit déroger aux règlements locaux, ce qui peut comporter de grands risques sanitaires et pas seulement sanitaires…

Et il y a moule et moule !

La grosse moule d’Espagne, on la consomme crue, personnellement, je la trouve plutôt écoeurante, mais il y en a qui aiment…

SO BRITISH……(4ème épisode)

On peut aussi la farcir, mais pour moi une moule farcie, ce n’est plus une moule et puis le goût de la farce est trop souvent dominant et peut masquer les imperfections voire les impuretés de la moule.

SO BRITISH……(4ème épisode)

Ou alors, si vous souhaitez consommer une moule farcie, farcissez la vous-même !

La moule constitue naturellement mon alimentation de base quand nous allons, presque chaque année, à Bruges avec les enfants.

Et pourtant, il faut bien dire que la moule de Flandres/mer du Nord est plutôt fadasse, trop grosse pour mon goût, probablement trop lavée.

Mais c’est tout l’accompagnement qui fait son charme avec, bien sûr, les frites et la bière.

La moule Belge est une moule accueillante qui déçoit rarement pour peu qu’on n’en « attende pas trop », c’est une moule de consommation courante, une moule « pour tous les jours ».

SO BRITISH……(4ème épisode)

Venons-en à la moule Française

Comme nous sommes un peuple très fier, nous, nous avons toutes sortes de moules : la moule de bouchots, la moule de Barfleur, la moule de corde et même une moule d’appellation d’origine contrôlée, la moule de la baie du Mont Saint Michel !

Fichtre !

Et pourtant, comparée à celle d’Ecosse ou d’Irlande,  je trouve la moule Française particulièrement prétentieuse et décevante.

D’abord, elle est très souvent toute petite : L’onéreuse moule de la baie du Mont Saint Michel n’est qu’un petit machin orangeatre bien peu charnu.

Ensuite, quelle que soit son « origine », la moule Française a souvent très peu de goût.

Au surplus, la moule Française est souvent très chère et pas toujours d’une fraicheur absolue là où elle s’étale, surtout en été.

En outre ses conditionnements  « grandes surfaces » sont délirants. Le plus petit conditionnement que j’aie trouvé, c’est 1,4 kg, ce qui, même pour un grand amateur de moules comme moi, est beaucoup trop pour une personne… et la moule réchauffée ce n’est pas terrible.

Enfin, notre façon de préparer la moule à la dégustation n’est pas toujours d’un raffinement absolu et la garantie d’un plaisir partagé, j’y reviendrai.

Je disais donc  hier que j’avais eu le plaisir (plaisir est le mot qui convient) de déguster mes premières moules en Ecosse, à Portpatrick.

La moule Ecossaise vit dans les lochs, elle a l’habitude d’être particulièrement brassée et secouée.

C’est certainement pour cela qu’elle est gorgée de saveurs de mer sans égal.

Ces saveurs s’expriment, explosent en bouche quand on la croque délicatement comme un bonbon salé pas trop chaud.

La moule Ecossaise ne nécessite pas un accompagnement sophistiqué, tant elle se suffit à elle-même.

En Ecosse, on fait les préparatifs de la moule à part : On la laisse tranquillement s’ouvrir et exprimer son jus que l’on filtre pour le mélanger ensuite à la sauce proprement dite.

Dans le même temps, on prépare la sauce.

Ail, vin blanc et crème fraiche, c’est pour moi le meilleur ensemble.

L’ail parce que la gousse se marie parfaitement bien au corps de la moule, surtout le délicat ail rose.

Le vin blanc parce qu’il apporte une légère acidité qui, en quelque sorte, relève le goût de la moule.

La crème fraiche enfin qui, surtout quand on sait la laisser un peu « épaisse » et pas trop coulante, apporte une suavité sans égal.

Voilà, c’est tout cela que peut apporter la moule Ecossaise.

La moule Irlandaise n’est pas en reste, loin s’en faut, j’aurai l’occasion de vous en parler dans mon prochain post.

TO BE FOLLOWED !

MR PATRICK  Patrick ROBERT

Publié dans PATRICK ROBERT

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acid'eure 25/08/2015 14:41

Pas d'accord, les moules françaises sont excellentes. Tout est dans la cuisson, il faut, une fois, cuite, qu'elles soient orangées. Si elles sont encore blanches, c'est sur, le gout c'est pas le top. Oignons, vin blanc, persil (à la fin), le pied .... Quant à la quantité, il faut les acheter au détail, même dans les grandes surfaces, çà se fait, et attendre les promotions, bouchot, Barfleur sont de très bons produits. Les moules en barquette, bof pas le top !!!!