SI J’AVAIS UN MARTOT…..

Publié le par Patrick ROBERT

SI J’AVAIS UN MARTOT…..

Quand mon ami Vildenay m’a annoncé qu’il partait en convalescence à Martot, je me suis empressé d’aller voir à quoi cela ressemblait.

Superbe m’étais-je dit, un bâtiment moderne dans la verdure, il va être bien.

Seulement……

Toute autre est la réalité.

J’ignore de quand date cette photo, mais le bâtiment s’est considérablement dégradé depuis.

Ce bâtiment appartient à la CASE qui, ai-je appris, l’a vendu à un promoteur immobilier.

Dès lors la CASE a jugé inutile d’entretenir le bâtiment, se contentant du minimum exigible en termes de salubrité…

La première fois que j’y suis allé, j’ai été frappé par l’état général de délabrement total des locaux.

Un sinistre mouroir aux peintures d’un jaune pisseux délavé, aux plafonds écaillés, avec un ascenseur sur deux en fonctionnement, des coulures noirâtres aux fenêtres……

Vildenay n’est pas seul dans sa chambre, il n’y a pratiquement pas de chambres individuelles.

Idéal pour un convalescent qui a besoin de se refaire une santé et le moral…

Dans ce sinistre endroit, le personnel soignant fait un travail époustouflant, malgré des conditions de travail que l’on devine d’autant plus difficiles qu’il y a, à Martot, des pathologies très lourdes.

Comme dans la plupart des hôpitaux, La nourriture y est industrielle et les menus sont incroyablement déséquilibrés…

Ils ne méritent pas cette nourriture bio si saine et si chère à Madââme Terlez.

Vildenay est un homme sage et de consensus, il m’a demandé de ne pas écrire sur cet établissement eut égard au personnel si dévoué et ne voulant pas froisser les élus « de droite » que nous soutenons.

Enfin soutenions, en ce qui me concerne, car c’est une véritable honte !

Cet après-midi, le seul ascenseur encore en vie est tombé en panne !

Vildenay qui est « logé » au troisième étage avait eu la bête idée de descendre prendre l’air et le soleil dans le parc ainsi que cinq autres patients.

Il a fallu tous les remonter « à la main » dans leur fauteuil, à la force du poignet !

Comme ceci.

 

SI J’AVAIS UN MARTOT…..

Et à l’heure où j’écris ces lignes OTIS n’a toujours pas réparé l’ascenseur….

Alors Mesdames et Messieurs les élu(e)s de la CASE, vous n’avez pas honte !

Monsieur Leroy, Président de la CASE et d’un tas d’autres organismes prestigieux, Monsieur Priollaud, vous qui fréquentez les ors de la République à l’Assemblée Nationale, avez-vous un jour visité ce triste établissement ?

Tellement vétuste que vous n’oseriez certainement pas y accueillir des migrants Syriens !

Madame Terlez, vous qui êtes en charge de ces questions, ne pensez-vous pas que c’est au moins « charité chrétienne » que de traiter dignement ces personnels et ces patients ?

J’ignorais qu’un tel endroit pût encore exister au sein de la CASE.

A titre personnel et dans une autre vie, j’ai été directeur financier du groupe ORPEA, à sa naissance dans les années 90.

J’y ai rencontré (et quitté aussi vite que possible), le docteur M…., cofondateur.

Mais au moins lui, il disait toujours qu’on avait deux devoirs fondamentaux envers les personnes en fin de vie : leur donner un cadre de vie aussi agréable que possible et surtout une alimentation d’excellente qualité car c’était le seul vrai plaisir qu’il leur restait.

A fortiori pour des convalescents.

Honte, honte à vous Mesdames et Messieurs.

J’ose espérer que les 3.000 lecteurs quotidiens de ce blog se joindront à moi pour vous jeter l’opprobre que vous méritez sur ce sujet.

Si j’avais un Martot, je vous casserais la tête !

MR PATRICK  Patrick ROBERT

Publié dans PATRICK ROBERT

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acid'eure 12/09/2015 14:44

heu, c'était qui à la tete de la Case avant 2014 !!!!! une telle détérioration en 1 an ??? vous êtes sur ???