JADIS, LA FRANCE...

Publié le par Emma BURLINGTON

JADIS, LA FRANCE...

Jadis, la France, c'était ça :

C'était un jeune couple de paysans qui reprenaient l'affaire familiale, grand-père étant trop vieux pour aller aux champs. Cependant, grand-mère continuait d'aider en allant chercher les oeufs des poules, le matin, après le chant du coq. Ces personnes gagnaient bien leur vie. On venait à la ferme pour leur poulet fermier, vendu à juste prix et sans se poser la question "Comment sont-ils nourris?" ou encore "Est-ce qu'ils les respectent, ces poulets?".

Jadis, il y avait un climat d'apaisement, de bien-être, on avait le temps. Les gens étaient souriants, avaient de quoi se nourrir. Ils payaient leurs impôts sans se soucier des huissiers. Leur réputation était toute faite.

Aujourd'hui, ce n'est plus la même chanson...

D'abord, un jeune couple préfère partir en ville, s'enfermer dans un bureau, rentrer le soir dans leur maison dans ces banlieues chicosses et riches. Ca va dans ces grandes enseignes acheter des poulets importés d'Allemagne, issus de l'élevage intensif, sans se préoccuper du probable bien-être de ces pauvres bêtes. Faire du chiffre, c'est tout ce qui importe. Manger, c'est tout ce qui importe. Tant pis pour le poulet. Tant mieux pour la grande enseigne, tant mieux pour les éleveurs intensifs.

Tant pis pour nos éleveurs français... Qui crèvent de faim dans leur campagne reculée, dans leur ferme reculée, inconnue, sans aucune réputation puisque personne ne se préoccupe d'eux. C'est vrai, ils peuvent bien crever ces bouseux. (Ca peut paraître déplacé et pourtant, combien de personnes pensent cela? Il n'y a que la vérité qui fait mal.)

Ces fermiers dont plus personne ne se préoccupe, qui passent leur temps à faire de la comptabilité, à voir leur chiffre d'affaires s'effondrer, à constater impuissant que les caisses sont vides, à avoir la boule au ventre en se levant le matin de peur que les impôts ne frappent à leur porte en leur disant "Vous avez tel montant à verser depuis trois mois, vous allez être expulsé!". Quand cela arrive (parce que ça arrive de plus en plus souvent) le pauvre fermier, anéanti, regarde hagard cette personne richement habillée d'un pantalon parfaitement repassé avec sa belle cravate qui se balance vulgairement au gré du vent et qui lui lance un regard méprisant.

Une fois cette personne repartie, le fermier a deux choix : ou exprimer son mécontentement (via un parti politique, via une femme qui commence à incarner son espoir, sa seule échappatoire) ou alors, à se diriger vers son hangar reculé, une corde à la main, un papier et un stylo dans l'autre... Il laissera un mot d'adieu à ses enfants et sa femme. Il ne peut plus continuer.

Des situations comme celle-ci, il y en a en France. En France, pays de l'agriculture, à la riche campagne verdoyante et apaisante... Mais aujourd'hui réduite à quoi? A des suicides de bouseux que l'on refuse d'écouter. Que l'on méprise. Que l'on taxe parce que ce ne sont que des bouseux et qu'ils sont incapables de comprendre le monde d'aujourd'hui trop sophistiqué pour eux. Soit disant...

Quand je vois les derniers résultats des élections régionales, que dans les campagnes, le parti Front National réalise des scores absolument faramineux et que, en ville, des bobos, familles gagnant suffisamment bien leur vie et qui préfèrent ne se préoccuper que de leur petit bien-être et de leur nombril voter pour des gens ne sachant même pas placer sur une carte des villes de la région qu'ils veulent "incarner, représenter", cela me donne envie de vomir. Voter pour des bureaucrates, pour des hommes ou des femmes, dont leur seul objectif est d'acquérir un maximum de postes juste pour avoir de quoi vivre après et se faire une "carrière" politique, franchement, cela me donne envie de vomir.

Mais ça, les bobos et familles de bonnes conditions ne semblent pas l'avoir compris. Contrairement aux agriculteurs... Finalement, pas si idiots que cela.

E B    Emma Burlington

Publié dans Emma BURLINGTON

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acid'eure 10/12/2015 16:09

J'ai pas de bol, cela fait 2 fois que mes commentaires ne passent plus, dont celui de ce matin, traitant sur le suicide de nos agriculteurs. Etat d urgence surment !!! Mes derniers commentaires n ont pas du plaire aux enarques du coin, en vacances en afrique du sud aux frais du contribuable !!!

acid'eure 10/12/2015 16:04

J'ai pas de bol, cela fait 2 fois que mes commentaires ne passent plus, dont celui de ce matin, traitant sur le suicide de nos agriculteurs. Etat d urgence surment !!! Mes derniers commentaires n ont pas du plaire aux enarques du coin, en vacances en afrique du sud aux frais du contribuable !!!

Révolto 10/12/2015 09:42

qu’il est bon ce plaidoyer pour nos pauvres paysans. Ce matin face à l’infame bourdin sur bfm, Marine Le Pen faisait part d’un constat : des poussins venus de l’étranger, élevés en France puis réexpédiés à l’étranger pour confectionner des pâtés qui reviendront dans nos « grandes surfaces »… Ras le bol de ces mic-mac qui ne profitent qu’aux spectulateurs.

Paysan27 10/12/2015 09:32

Merci Emma de penser à nous. Ces paysans que les gouvernements successifs et Bruxelles assassinent jusqu’à l’extinction. Dimanche je voterai Nicolas Bay sans hésitation.

acid'eure 10/12/2015 08:14

Une étude précise qu'entre 2007 et 2009 près de 500 suicides chez les agriculteurs. Qui en parle ???? Un suicide Chez Orange, et les Merdias s'en empare pendant 3 mois !!!! On traine le PDG devant les tribunaux !!! Les syndicats éructent !!!! Elle est belle notre France !!!
http://www.lafranceagricole.fr/actualites/suicide-les-agriculteurs-premiers-concernes-rapport-1,0,90012411.html