LE ROI DE L’EMBROUILLE !

Publié le par LE SCARABÉE NOIR

LE ROI DE L’EMBROUILLE !

J’avoue être littéralement fasciné par « le formidable talent » de François Hollande à transformer un sujet simple en un épouvantable méli-mélo dans lequel « une chatte ne reconnaîtrait pas ces petits » !

Cet homme est un véritable magicien, presque un alchimiste qui arrive à changer systématiquement « la matière politique » et même à en créer ex nihilo ! 

Résultat des courses : les gros éléphants du PS finissent par accoucher d’une souris encore plus petite que la petite souris Normande, et il ne se passe rien.

On peut illustrer le propos par de multiples exemples, mais j’en retiendrai deux.

Pour le premier, il s’agit d’un sujet présidentiel intuitu personae.

Pour le second, il s’agit d’un sujet…plutôt PS.

Le premier, c’est cette affaire de déchéance de nationalité.

Tout part d’une belle et grande idée : Tous unis derrière le Président pour abattre l’ennemi commun DAESH, faisant fi des vaines et basses querelles politiciennes de clocher, prenons une mesure forte, énergique, immédiate ! Affirmons l’autorité de l’état !

Parfait, magnifique, jouez hautbois, résonnez musettes, il est né le divin président, toute la classe politique est unanime, enfin presque.

Seulement voilà, on commence à causer, les médias et les « experts » s’en mêlent, on découvre que ce n’est pas aussi simple que cela, que cela existe déjà dans le Code Civil.

Bref tout le monde y va de sa chansonnette, la cacophonie règne, l’orchestre n’a plus de chef et il ne se passe presque plus rien, tout le monde s’en fout.

Jacques Chirac, qui était bien plus lettré qu’on ne le pensait, se plaisait à citer Julien Gracq qui, dans le Rivage des Syrtes, faisait dire au vieux Danielo lors de son entrevue avec Aldo : « Quand on gouverne, il n’y a rien de pire que le lâcher prise. »

C’est bien là le défaut majeur et rédhibitoire de François Hollande : Il lance l’équipage, mais lâche aussitôt les rênes, et ça part dans tous les sens….

Le second exemple, c’est le sujet des primaires au PS.

J’avais cru comprendre, bien que n’étant pas un exégète des textes du PS, que c’était inscrit dans les statuts du parti.

Donc pas de discussion possible puisque les statuts, c’est le « contrat qui régit le fonctionnement d’une organisation », ils s’imposent donc, comme disent les juristes, erga omnes, c’est-à-dire à tous.

Et bien non, là aussi ça commence à discuter.

La dernière péripétie en date, c’est ce matin quand j’entendais sur Radio Paris, pardon sur I Télé, qu’on voulait bien faire des primaires élargies, mais sans Mélenchon !

En fait, ils veulent transformer les primaires en plébiscite pour Hollande.

Une bien étrange conception de la démocratie….

Et pendant ce temps, le chômage monte, monte comme un fleuve non endigué en crue.

Et pendant ce temps, la polémique est érigée en dogme dans tous les débats et toutes les discussions.

Et pendant ce temps le pays arrête ses généraux en retraite… 

L’Etat serait-il mort ?

  Le Scarabée Noir.

Publié dans LE SCARABÉE NOIR

Commenter cet article