DÉCÈS D'UN HOMME LIBRE : YVES GUENA !

Publié le par VILDENAY

DÉCÈS D'UN HOMME LIBRE : YVES GUENA !

Né à Brest le 6 juillet 1922, ce Breton de presque dix-huit ans embarque au lendemain de l’Appel du 18 juin 1940 du Général De Gaulle, sur un bâtiment de la Marine Nationale parce que : « Un Général venait de lancer à la radio de Londres un appel à poursuivre la lutte… ».

Engagé dans les Forces Françaises Libres, Yves Guéna se bat en Afrique, en France et en Allemagne, dans les chars de la 2ème division blindée du Général Leclerc. Plusieurs fois blessé, il termine la guerre avec la Légion d'honneur, la Croix de guerre et la Médaille de la Résistance.

En 1958, le Général De Gaulle appelé par le Président Coty à la tête du gouvernement, nomme Yves Guéna comme directeur de cabinet du Ministre de la justice. Poste qui lui a permis de participer à la rédaction de la Constitution de la Vème République.

En 1962, Co-fondateur de l’UDT (Union Démocratique du Travail, les Gaullistes de gauche), il est élu député UDT en Dordogne et sera réélu jusqu’en 1981.

Emmanuel d’Astier m’ayant fait rejoindre l’UDT, C’est dans ce cadre que j’ai pu apprécier l’esprit de synthèse et la fibre sociale d’Yves Guéna.

Battu par Roland Dumas lors de la vague rose, il récupérera son siège en 1986. Élu au Conseil général de la Dordogne en 1970, il devient Maire de Périgueux en 1971, puis siège au Conseil régional d’Aquitaine.

Plusieurs fois Ministre du Général De Gaulle et de Georges Pompidou, il s’opposa avec succès au Ministre des finances, Valéry Giscard d’Estaing, contre la privatisation du téléphone.

En 1975, Yves Guéna publie « l’Enjeu », un ouvrage défendant le projet cher au Général De Gaulle relatif à « l’association capital-travail »

Le 5 décembre 1976, il est présent aux côtés de Jacques Chirac lors de la création du RPR.

Appartenant à « la Bande des quatre » comprenant Pierre Juillet, Marie-France Garaud, Charles Pasqua et Yves Guéna avec la « surveillance affective » d’Alexandre Sanguinetti. Ceux-ci sont « accusés » d’avoir inspiré « l’Appel de Cochin » et ce fameux « parti de l’étranger » attribué à Giscard d’Estaing.

Le 5 mars 1979, Yves Guéna abandonne la direction du RPR et son poste de conseiller politique par un bref communiqué : « N'ayant plus les moyens d'exercer mes fonctions, j'y renonce. Ma décision est irrévocable »

Il fut Président du Conseil constitutionnel de 2000 à 2004.

Attaché foncièrement à l’esprit de liberté qu’il découvrit dans la Résistance aux côtés des Communistes, il n’hésitait pas à écrire dans les colonnes de l’Humanité.

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