LE PROGRAMME DE POLITIQUE ÉTRANGÈRE DE DONALD TRUMP POUR CEUX QUI NE SONT PAS TROP OCCUPÉS A L’INSULTER (1/2)

Publié le par Dreuz Info

Interview du Professeur Walid Phares, Conseiller de Donald Trump

Interview du Professeur Walid Phares, Conseiller de Donald Trump

D’après le professeur Walid Phares, conseiller principal de Donald Trump en matière de politique étrangère, le candidat républicain à la présidence des États-Unis « n’ira pas demander au Japon ou à la Corée du Sud de se lancer dans un programme d’armes nucléaires, mais il s’entretiendra avec leurs leaders des moyens d’instaurer un environnement plus stable et plus sûr en Asie de l’Est ».

Au cours d’une interview exclusive avec la Fondation « The Daily Caller News » (FDCN), le professeur Walid Phares a discuté de la vision du monde du candidat républicain à la présidence et de son programme de politique étrangère.

Le professeur Phares est actuellement détaché de l’Université BAU à Washington DC (Université Internationale Arabe de Beyrouth) dont il fut en 2013 Directeur du Département des Relations internationales & des Sciences politiques, puis Doyen en 2014. Il fut également conseiller de Mitt Romney, ancien Gouverneur du Massachusetts et ancien candidat à la présidence en 2012.

Question : Je pense que nos lecteurs aimeraient savoir si M. Trump, pendant sa campagne électorale, a souvent recours à vos lumières et à celles d’autres conseillers en matière de politique étrangère ?

Pr. Phares : Tout d’abord, deux précisions : je suis lié par un accord de non-divulgation en ce qui concerne les modalités de fonctionnement de la campagne électorale. Ensuite, en tant que conseiller, je collabore avec l’équipe directrice de la campagne dont les tâches consistent à briefer le candidat, à lui présenter une analyse immédiate de toute information de dernière minute, et à rédiger des documents d’orientation.

De combien de personnes se compose l’équipe de politique étrangère ?

Trump a révélé les noms de ses conseillers en politique étrangère et en sécurité nationale. Je suis du nombre, et bien d’autres se joindront à nous dans le futur. Quoiqu’ils ne fassent pas officiellement partie de la campagne électorale, de nombreux spécialistes le contactent de temps en temps pour le faire bénéficier de leur expertise. Si, comme je l’espère, M. Trump est élu, il aura à sa disposition tous les conseillers, administrateurs et chefs de départements du gouvernement.

Qu’est-ce qui vous a incité à participer à cette campagne électorale ?

Pr. Phares : Donald Trump est conscient des menaces que présentent l’Ei (Etat islamique) et l’Iran, actuellement réhabilité sans avoir renoncé à ses ambitions nucléaires. Il sera en mesure de bouleverser la politique étrangère suivie par l’establishment actuel. Hillary Clinton, qui en fait partie, n’a donné que de mauvais avis au Président Obama et a truffé le Ministère des Affaires étrangères de membres de groupes radicaux. Il n’y a vraiment aucune raison de lui confier la responsabilité de Commandant-en-Chef des États-Unis.

Quelles sont ses priorités en matière de politique étrangère ?

Pr. Phares : La priorité est du type « l’Amérique d’abord », comme il ressort de son discours initial d’avril dernier. Le monde dans lequel nous vivons est changeant, et les priorités changent avec lui. La politique étrangère de la campagne électorale est adaptée à un monde en pleine désorganisation. Pour le moment, les deux principales priorités sont la prolifération d’armes nucléaires et l’écrasement des groupes terroristes jihadistes, et en premier lieu L’Ei.

En ce qui concerne les armes nucléaires, M. Trump est très clair : il n’est pas en faveur de leur prolifération, surtout lorsqu’elles risquent de tomber entre les mains de gens peu recommandables. Il considère qu’il s’agit là de la menace la plus grave à laquelle l’Amérique et le reste du monde auront à faire face. Dans ce domaine, la Corée du Nord et l’Iran sont au premier plan de ses préoccupations.

Il pense qu’une action stratégique et concertée sera nécessaire pour venir à bout de l’Ei et il se préoccupe également de ses successeurs possibles une fois que ce groupe aura été détruit. Car il ne s’agit pas seulement de l’Ei : al-Qaeda est toujours là, ainsi que bien d’autres comparses moins en vue, tels que les Frères musulmans, installés en Égypte avec l’approbation du Président Obama jusqu’à ce que les Égyptiens aient libéré leur pays de cette tyrannie.

Notre pays vit sous la menace très réelle du jihad sur son propre sol. Nous allons donc devoir combattre ce type de terrorisme et renforcer notre lutte par deux actions simultanées : dépister les jihadistes potentiels qui cherchent à infiltrer l’Amérique d’une part, et consolider la sécurité sur nos frontières d’autre part.

(Suite vendredi)

© traduction et adaptation Atikva pour Dreuz.info.

Publié dans DREUZ INFO

Commenter cet article