En langage socialiste, « bouc émissaire » commence par un N : Nicolas Sarkozy

Publié le par Manuel Gomez

En langage socialiste, « bouc émissaire » commence par un N : Nicolas Sarkozy

François Hollande le savait. Les yeux dans les yeux Jérôme Cahuzac le lui avait avoué : ses comptes à l’étranger avaient servi à financer les campagnes électorales de ce grand socialiste, aujourd’hui disparu, que fut Michel Rocard.

Et malgré cela Cahuzac a été jeté en pâture à tous les chiens politiques, qu’ils soient de droite ou de gauche. Il a subi l’opprobre général, il a été jeté au cachot !

Comment a-t-on pu « assassiner » politiquement un homme qui venait de se montrer aussi chevaleresque, et cela dans l’unique intérêt du parti socialiste ?

Je me trouvais assis à trois mètres de mon écran télé, mais il m’a fallu m’écarter de justesse, car le nez de Pinocchio Cahuzac allait me transpercer.

Fraudeur, menteur, et, à présent « donneur ». Il ne manquait que cet adjectif infamant sur la couronne d’épines de Cahuzac !

Qui va le croire ? Même pas ses amis les plus proches, même pas les socialistes, et ce n’est pas Michel Rocard qui viendra le contredire, fort heureusement pour Cahuzac !

Et là-dessus, comme si cela ne suffisait pas, le jour même de l’ouverture du procès Cahuzac, bien ennuyeux pour le gouvernement, après le « coup fourré » de Macron et l’une des plus grandes hontes du quinquennat Hollande – mais il y en a eu tant d’autres – la justice nous ressort du chapeau la comparution en correctionnel du prétendant au titre national, Nicolas Sarkozy. Il est accusé, on le sait depuis des mois, de « dépassement de financement de sa campagne présidentielle 2012 ».

On sait également qu’il ne sera pas inculpé.

Qui peut croire qu’en pleine campagne présidentielle, Nicolas allait se préoccuper de la provenance de son financement ? Pas vous, pas moi, uniquement ceux qui ont peur de lui, et ils sont nombreux.

Depuis quelques jours, il n’était question dans tous les médias que des meetings de Sarkozy, que de la parution et les dédicaces de son livre et, à présent, il est autant, sinon davantage, question de ses démêlés judiciaires à venir que du cas Cahuzac d’actualité.

Droite/Gauche : match nul… pour le moment.

Manuel GOMEZ pour Dreuz.info

Manuel GOMEZ est né à Alger (Bab-el-Oued) le 17 novembre 1941. Il a été engagé comme journaliste pigiste par Albert Camus dans le quotidien Alger-Républicain, puis chef de rubrique à La Dépêche d'Algérie. Il a poursuivi sa carrière en France, après 1962, comme chef de rubrique dans le quotidien L'Aurore, également comme rédacteur à Paris-Turf et correspondant du quotidien Le Méridional. Depuis 1995 il a écrit 16 livres

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