DERRIERE LE MYTHE DE L’HOMME PROVIDENTIEL, L’AVATAR D’UN SYSTEME POLITIQUE A L’AGONIE (2/2)

Publié le par Guillaume L. Freinet

DERRIERE LE MYTHE DE L’HOMME PROVIDENTIEL, L’AVATAR D’UN SYSTEME POLITIQUE A L’AGONIE (2/2)

Oui, VSD et le FigMag nous le prouvent : Alain Juppé sait écouter ses concitoyens, tous ses concitoyens : jeunes et vieux, femmes et hommes, blancs et de couleur, incultes ou éduqués, ruraux ou citadins, élitistes ou déclassés. Il sait même dialoguer avec l’électeur de gauche dont il reprend les éléments de langage islamophiles et anti-israéliens, et qu’il invite indirectement, en répétant inlassablement que la primaire de la droite et du centre est ouverte à tous, à voter pour lui afin d’éviter le pire : un duel Sarkozy – Le Pen au deuxième tour. Son entreprise de séduction de la gauche est d’ailleurs un travail de longue haleine démarré en octobre 1999 avec ses premières déclarations pro-immigration parues dans Le Monde. Elle fut confirmée et renforcé en novembre 2014 quand il se prononça dans Les InRocks pour l’adoption d’enfants par les couples homosexuels dont il ne reviendrait pas sur le droit fraîchement acquis au « mariage pour tous ». Ces déclarations résolument « progressistes » déclenchèrent alors une véritable juppémania à gauche qui ne s’est jamais démentie depuis.     

Le mythe de l’homme providentiel, situé au-dessus des partis de par sa capacité à rassembler ses compatriotes autour d’un projet fédérateur, est savamment entretenu par la gauche médiatique qui a fait d’Alain Juppé son candidat de substitution, faute de présidentiable crédible dans son propre camp. Tout est fait pour masquer qui est réellement le politicien.

Le candidat est d’abord un énarque, c’est-à-dire l’homme d’une caste de mandarins infatuée d’elle-même, méprisant le menu peuple et persuadée de sa légitimité transcendantale à gouverner la France. Dans son cas, son sentiment de supériorité est si marqué qu’il se croit même au-dessus des lois. Il en fit la démonstration au début des années 1990 quand il s’arrangea avec la mairie de Paris pour faire rénover à grands frais – par les contribuables – et occuper un magnifique appartement bénéficiant d’un loyer fort modéré dans le quartier très chic de Saint-Germain-des-Prés. Il intrigua également pour mettre à disposition de son fils un autre appartement de la mairie de Paris situé dans la même rue, tout en lui obtenant une baisse substantielle de loyer.

C’est aussi un vieux chiraquien, c’est-à-dire un animal politique sans véritables convictions, rusé, cynique et prêt à tout pour assurer la progression de ses intérêts et de ceux de son camp. Sa condamnation en 2004 à 14 mois de prison avec sursis et à un an d’inéligibilité l’atteste ; Alain Juppé avait perpétué le système des emplois fictifs de la mairie de Paris qui permettait au RPR de Jacques Chirac d’utiliser les impôts des Parisiens pour financer ses activités militantes.

Alain Juppé, c’est enfin le politicien qui n’hésite pas à accéder aux demandes de la mouvance islamiste sévissant en France afin de s’attirer les faveurs de tous les électeurs musulmans. La vieille amitié qui le lie à Tareq Oubrou, relai en Gironde de la confrérie fondamentaliste des Frères musulmans, laudateur de théologiens prônant la violence politique, mais aussi spécialiste du double langage, et à qui Alain Juppé remit de ses propres mains la Légion d’honneur en 2013, en dit long sur son indulgence envers l’islam radical. Sa bienveillance à l’égard des salafistes, dont les mouvements (UOIF, CCIF, …) et sites le plébiscitent régulièrement pour sa lutte contre l’islamophobie, s’est une nouvelle fois manifestée quand il s’est récemment déclaré contre l’interdiction du burkini. Nombreuses tentatives – bafouant l’esprit de la loi de 1905 – de subventionner indirectement la construction de la grande mosquée de Bordeaux, déclarations favorables aux islamistes de Tunisie et d’Egypte, soutien de son porte-parole Benoist Apparu au rappeur Black M insultant la France, « pays de kouffar », dans ses chansons, rien n’y manque. Cette mansuétude à l’égard de l’islam radical est proprement indécente. 

Surplombant et dissipant le mirage de l’homme providentiel, une autre figure se dessine : celle du dirigeant insuffisant et crédule qui, confronté à une situation extrême, ne peut qu’entraîner son pays et les siens dans le chaos et le malheur.

Alain Juppé se situe dans la lignée d’un autre mémorable personnage irénique du Sud-ouest de la France: Eudes, duc d’Aquitaine, qui, au lieu de continuer à se battre contre l’envahisseur mahométan, donna en 730 après J.-C. sa propre fille Lampégie à Munuza, gouverneur berbère de Narbonne, espérant par ce geste conserver ses terres. Comme lui, Alain Juppé est prêt à composer avec l’islam conquérant. La stratégie d’Eudes échoua : Bordeaux et l’Aquitaine furent quand même mis à feu et à sang par les hordes islamiques. Quant à Lampégie, elle finit comme esclave sexuelle dans le harem du calife de Damas.  C’est au courage et aux prouesses guerrières des troupes germaniques fédérées par le Franc Charles Martel pour la bataille de Poitiers en 732 que les Français doivent de ne pas être tous islamisés aujourd’hui.

Représentant emblématique d’une droite phagocytée intellectuellement par le relativisme culturel de la gauche, Alain Juppé est avant tout l’avatar finissant d’un système politique à l’agonie.

Il est le symbole de la France qui se déshonore et se renie.

S’il devenait président de la République, il est très probable qu’il étendrait, approfondirait et institutionnaliserait la politique déjà amorcée d’accommodements sans fin de l’Etat avec l’islam impérialiste. L’islamisation de la France et le déclin concomitant de sa culture deviendraient alors inéluctables.

Guillaume L. Freinet

Publié dans DREUZ INFO

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