MACRON OU LA FASCINATION DU MERCURE.

Publié le par Pierre Robès

MACRON OU LA FASCINATION DU MERCURE.

Quand j’étais petit, j’étais passionné de physique et de chimie.

Un jour mon parrain pharmacien me fit un magnifique cadeau : Un flacon de mercure !

Je m’empressai alors de soupeser ce merveilleux liquide si lourd, d’ouvrir le flacon et de le renverser dans une soucoupe.

Quelle ne fut pas alors ma stupeur d’enfant quand je vis tout plein de petites boules s’éparpiller dans l’assiette !

Des petites boules de liquide qui ne mouillent pas les doigts et qui s’amalgament immédiatement quand on les fait se rejoindre jusqu’à reformer la flaque initiale.

Très vite, le jeu a, naturellement, consisté à pousser les petites billes une à une pour voir à quelle distance elles se mêlaient et à recommencer quand la grosse flaque s’était reconstituée. Je commençais systématiquement par créer une flaque d’une certaine taille et à la pousser du doigt pour récupérer toutes les petites billes par absorption jusqu’à la flaque finale.

Le souvenir de ce jeu d’enfant m’est revenu à l’esprit en réfléchissant à ce qu’a fait Macron et à ce qu’il continue de faire.

Il a commencé par renverser le flacon de mercure sur l’étiquette duquel était collée « partis politiques » !

Et il a tout éparpillé, puis il a amalgamé les petites billes qui l’intéressaient pour créer cette flaque sans queue ni tête qu’est « LREM ».

Une fois élu et pour mettre en musique ce qu’il est le seul à appeler « réformes profondes », il a procédé exactement de même.

Par exemple, pour les ordonnances sur le code du travail, il a pris le flacon de mercure « syndicats », il l’a renversé et il a « dialogué » avec chaque goutte, je veux dire chaque syndicat, en prenant bien soin que les gouttes ne puissent se relier entre elles.

Et ça a marché, toujours sans se mouiller…

Et pour la réforme sur la formation en cours, il fait exactement la même chose, en discutant avec chaque goutte séparément, mais jamais avec l’ensemble du flacon.

Encore et toujours sans se mouiller les doigts et en donnant l’illusion du dialogue à « son » bon peuple, en restant « tout propre ».

Une méthode qui, pour le moment, réussit fort bien à Macron : Eparpiller et recoller ensemble ce que lui il décide de recoller.

Le problème, c’est que le mercure est un métal fort dangereux qui peut donner tout un tas de vilaines maladies quand on joue trop avec.

Heureusement pour moi, mon parrain ne m’en avait donné qu’une toute petite quantité, mais assez pour comprendre que la flaque finit toujours par se reconstituer tout entière.

Pierre Robès    Pierre Robès

 

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