LES DÉFAITISTES AU POUVOIR…

Publié le par Pierre Robès

LES DÉFAITISTES AU POUVOIR…

J’ai assisté dimanche à une intéressante « causerie » avec Yvan Rioufol  et Jean-Louis Debré sur le thème de la cinquième République.

Interrogé sur son action d’évacuation manu militari de l’église saint Bernard en Août 1996 alors qu’il était ministre de l’intérieur, Jean-Louis Debré a répondu que c’était le rôle d’un vrai responsable politique d’agir avec fermeté dès lors que l’ordre public était menacé, quitte à être impopulaire, quitte à en prendre plein la g…..

Bravo, Monsieur Debré !

Interrogé plus tard sur ce qu’il pensait de l’exploitation des fichiers S, il déclarait qu’il était impossible d’en surveiller tous les inscrits et que c’était comme la politique de la ville (l’émergence des ghettos) où on avait tout essayé sans le moindre succès.

Là, pas bravo du tout, Monsieur Debré ou alors vous estimez que depuis 20 ans il n’y a plus le moindre « vrai responsable politique », ce qui n’est peut-être pas faux.

Ou alors vous estimez que le « terrorisme » est une fatalité aussi inéluctable que la bêtise humaine.

J’entendais aussi ce matin un « éditorialiste » dire qu’il ne fallait pas mélanger les choses et qu’on ne pouvait faire de lien entre un petit délinquant  puni en correctionnelle et un potentiel « radicalisé » !

Même s’il s’agit d’un Franco-Marocain, originaire du Rif (la région du Maroc où on cultive le cannabis à très grande échelle puisque cette « industrie » fait vivre 140 000 personnes d’après les estimations), déjà fiché en Espagne pour faire partie d’un réseau de trafic de drogue, compagnon d’une toute jeune fille elle-même fichée S, ayant disparu des radars depuis 2 mois (comme tous ses collègues terroristes l’avaient fait avant de passer à l’acte).

De qui se moque-t-on ?

De deux choses l’une, comme on dit.

Ou bien ces actes de terrorisme, abstraction faite de toute considération religieuse, sont commis par des Français contre d’autres Français sur le territoire Français.

Il s’agit alors d’une guerre civile et on dispose de tout un arsenal de lois permettant de prendre les mesures appropriées et même de mener les actions nécessaires.

Ou bien ces actes de terrorisme sont le fait d’un état, EI en l’occurrence, qui nous a déclaré la guerre et là aussi nous sommes fondés à prendre toutes les « mesures d’exception » appropriées en temps de guerre.

Il suffit de le vouloir.

  • Vouloir supprimer le droit du sol, dont Mayotte nous démontre l’absurdité
  • Vouloir supprimer la double nationalité qui est une aberration
  • Vouloir isoler les « radicalisés » emprisonnés des autres détenus
  • Vouloir reconduire dans leur pays les non Français fichés S
  • Vouloir former des gens susceptibles d’infiltrer « les quartiers »
  • Vouloir fermer les mosquées salafistes
  • Vouloir renoncer à cette utopie de fonder un Islam de France
  • Vouloir rétablir les contrôles aux frontières
  • Vouloir prendre son destin en main et ne pas le confier à cette Union Européenne si inefficiente
  • Vouloir déchoir de la nationalité Française  celles et ceux qui ont choisi leur camp en partant faire la guerre pour l’Etat Islamique.

Et s’il est avéré que les « bons musulmans » (qui sont une très, très large majorité) sont prêts à combattre les extrémistes, ils ne pourront qu’approuver ces mesures de bon sens élémentaire qui leur permettront de pratiquer paisiblement leur culte !

Je ne doute pas un instant de leur bonne volonté.

Alors on attend quoi ?

Encore des morts, encore d’innocentes victimes.

Ce gouvernement joue avec le feu, sans jeu de mots vraiment douteux…

Et s’il est capable de se doter de tout l’arsenal juridique nécessaire pour traiter l’épineux sujet du harcèlement des femmes dans le métropolitain, il devrait aussi pouvoir résoudre le problème du vide juridique « fichier S/incarcération » !

Pierre Robès    Pierre Robès

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