MEMES CAUSES, MEMES EFFETS…

Publié le par Le Scarabée Noir

MEMES CAUSES, MEMES EFFETS…

Il est, bien évidemment, parfaitement normal de rendre un hommage national à ce héros ayant sauvé des vies.

Pour autant, au-delà des polémiques stériles et des vociférations en tous genres, le moment n’est-il pas venu de se poser les « vraies questions » ?

Tout a commencé en décembre 1978 en Iran quand l’islamisme a pris le pouvoir, quand le religieux a supplanté le politique.

Le phénomène ne date donc pas d’hier !

L’islamisme est né sur le terreau de la misère du peuple en le « prenant en charge » socialement et spirituellement.

C’est le sous-prolétariat qui a « fourni les troupes » et permis la génèse d’un mouvement qui n’a fait depuis que s’amplifier.

Mais toujours selon le même principe : la prise en charge de la détresse sociale, économique et spirituelle, la fourniture d’un « package de vie » parfaitement cohérent et exhaustif.

L’intégrisme s’infiltre dans les quartiers pauvres, nourrit les gens, les éduque, cadenasse leur vie spirituelle, leur donne de quoi se vêtir et vivre dignement et c’est parti !

Et tout cela, bien sûr, grâce à l’appui financier de certains puissants pays que tout le monde connaît.

Dans nos « pays développés », c’est rigoureusement la même démarche, à une nuance de taille près : Ce n’est pas l’économique qui est dominant (tout le monde vit à peu près correctement, notamment grâce aux états providence), c’est le spirituel.

La cellule familiale a éclaté depuis belle lurette, la religion « traditionnelle » a abdiqué, on en demande trop à un système éducatif qui s’étouffe, il n’y a plus de « modèle », ni de « héros ».

Hormis la télé réalité et les joueurs de foot…

Ce vide spirituel, le « djihadisme 2.0 » avec son matraquage idéologique sur les réseaux sociaux est redoutablement efficace pour le combler.

Il paraît que le fichier S contient un nombre incroyable de jeunes filles radicalisées.

Comme cette malheureuse enfant devenue un monstre pour être tombée amoureuse de cet assassin.

Mais est-ce un hasard si des esprits faibles, si des esprits sans environnement familial ni spirituel succombent au « chant des sirènes » quand on leur promet un mari, une vie de famille, une protection sociale, une vie spirituelle ?

Une vie tout court en somme.

Toujours la même démarche : S’appuyer sur « la misère ».

Mais encore une fois, il ne s’agit pas d’une misère sociale ni économique, c’est une détresse spirituelle qui est en cause.

Alors que faire ?

Bien sûr, l’Islam doit « balayer devant sa porte », mais je crains fort que ce soit impossible : Il faudrait donc le faire à sa place en éliminant impitoyablement les prédateurs.

Et il faut surtout que l’on se pose la question de savoir sur quelles valeurs notre société doit s’appuyer et quel type de société nous voulons.

C’est aux politiques et surtout au premier d’entre eux de faire des propositions.

Il est grand temps qu’il s’y mette, mais le veut-il vraiment ?

En est-il vraiment capable ?

  Le Scarabée Noir.

 

Publié dans LE SCARABÉE NOIR

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