LA FRANCE EST-ELLE ENCORE ‘‘LA FILLE AINÉE DE L’EGLISE’’ ?

Publié le par GILDEVER

LA FRANCE EST-ELLE ENCORE ‘‘LA FILLE AINÉE DE L’EGLISE’’ ?

Depuis mon île d’adoption et, dans l’attente (souvent bien longue, vu le mauvais temps) de voir mon bouchon plonger vers le fond, laissant espérer une bonne prise pour mon repas, il m’arrive de laisser vagabonder mon esprit sur l’actualité…

Alors que la plupart des médias ont occulté volontairement le Synode des jeunes qui s’est tenu du 3 au 28 octobre, parmi les multiples thèmes abordés (SYNODE 2018), j’ai été attentif à l’intervention de Monseigneur Jean Kockerols, évêque auxiliaire de Malines-Bruxelles.

Monseigneur Jean Kockerols

Monseigneur Jean Kockerols

S’exprimant sur le thème de la vocation, Mgr Jean Kockerols a déclaré en conclusion de son intervention devant le Synode : « Je suis convaincu que certains jeunes, qui ont puisé dans la vocation baptismale leur appel à s’engager par les liens du mariage, répondraient volontiers “Me voici” si l’Église devait les appeler au ministère presbytéral ».

Et, le porte-parole de la Conférence épiscopale de Belgique, le Père Tommy Scholtes, de préciser que Mgr Kockerols avait soumis préalablement son texte aux évêques belges et que c’est « au nom de la conférence épiscopale » qu’il s’était exprimé en faveur de l’ordination d’hommes mariés.

Reconnaissant que l’ordination d’hommes mariés pouvait « répondre indirectement » à la crise des vocations, le père Scholtes estime toutefois que « ce n’est pas la seule solution tant cette crise est aussi une question de crédibilité de la foi dans le monde aujourd’hui ».

« On sait que du côté du monde protestant ou orthodoxe où les pasteurs peuvent être mariés, il y a aussi une difficulté à trouver des jeunes hommes qui acceptent ce service d’Église », a-t-il relevé.

Dans cette même intervention, Mgr Kockerols invitait également à « une meilleure compréhension de l’usage que nous faisons du terme “vocation” », rappelant que « la vocation baptismale est “source et sommet de toute autre vocation ».

« L’Église se doit d’accompagner, avec tact et pédagogie, le discernement des jeunes, a-t-il expliqué. Elle doit les aider à faire “l’exégèse” de leur vie, pour qu’ils deviennent, chacun à son propre rythme, disciples du Christ. Si elle ne s’y engage pas mieux, l’Église continuera à perdre sa crédibilité ».

« Voilà pourquoi l’Église accompagne aussi, sans forcer, les questions liées à l’état de vie : le mariage chrétien et le célibat pour le Royaume », a-encore souligné Mgr Kockerols insistant sur le fait que « ces deux vocations méritent d’être, à parts égales, mises en valeur par l’Église ».

Relevant que « la vocation baptismale ouvre le cœur de certaines personnes – mariées ou célibataires – à l’appel de l’Église, au nom du Seigneur, à la servir, à être ministre de la communauté chrétienne », il en est naturellement venu à plaider pour l’ordination d’hommes mariés au ministère presbytéral.

L’Église de France qui, à bien des égards, (ou des écarts) s’est montrée ces dernières années si complaisante avec le régime socialiste, serait bien avisée d’écouter son homologue Belge, à défaut de voir le nombre de ses prêtres réduit en peau de chagrin et les églises se vider de ses fidèles.

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