GILETS JAUNES ET AUTRES DÉFIS DE LA CAMPAGNE.

Publié le par Gildas Le Breton

GILETS JAUNES ET AUTRES DÉFIS DE LA CAMPAGNE.

Gilles Le Gendre fustigeait ce matin les Gilets jaunes et les gouvernements précédents accusant ces derniers de n’avoir rien fait depuis 30, 40 ans.

 

Si Monsieur ! ces gouvernements ont fait quelque chose : ils voulaient des Français propriétaires, la classe moyenne au pas par le crédit.

 

On fit des lotissements dans chaque petit village, on construisit des centres commerciaux où tout un chacun pouvait faire le plein de sa voiture, de son coffre et de son réfrigérateur.

 

Nous délaissâmes les centres-villes aux plus pauvres et nous gaspillâmes notre argent en frais de transport pour conduire les enfants à l’école (à tout le moins pour les rapprocher de l’arrêt du car scolaire le plus proche) il faut savoir que dès le primaire les classes sont regroupées, aller au travail car les zones industrielles sont loin des zones desservies par les réseaux de transport. On en est arrivé au point que quasiment un des salaires du foyer ne sert qu’à payer :

  • les impôts et les taxes générés par ce revenu supplémentaire,
  • les frais liés au fait d’avoir choisi d’habiter ce lotissement dans ce petit village un peu à l’écart de tout sans être bien loin de la ville.

Évidemment le médecin n’est plus dans le village, les services publics ont été regroupés dans une commune voisine en attendant qu’Internet règle tout...

 

Alors la moindre dépense en plus et la moindre augmentation de prix subie rompent l’équilibre fragile dans lequel vivait notre petite famille.

 

La fermeture des services publics, les regroupements au motif de « rentabilité » ou de « maîtrise des coûts » sont doublement supportés par ces familles : elles doivent compenser en se déplaçant et en supporter les coûts.

 

Nos gouvernants actuels veulent lutter contre les gaz à effet de serre, contre la pollution générée par la consommation d’hydrocarbure. Ils apportent des réponses pour des citadins par pour les ruraux : basculer vers des transports en commun, c’est facile quand on habite en ville, pas quand on vit dans un lotissement dans un petit village. Pas assez de clients pour rentabiliser des passages réguliers et fréquents de bus. On nous resservira le co-voiturage : il y aura toujours une des personnes qui attendra les autres, perdant ainsi son temps et préférant sa voiture pour un déplacement prévu bref.

 

La campagne n’intéresse pas nos gouvernants. S’ils augmentent les taxes pour tous, les plus pénalisés sont les classes moyennes qui n’ont pas la chance d’avoir de voiture de fonction dont le plein est payé, ils n’oublient pas leurs amis industriels ou actionnaires des conglomérats : comme un seul homme ou femme, les députés affidés au gouvernement n’ont pas écarté l’interdiction du glyphosphate à la nouvelle loi sur l’agriculture. Ils ont des choix écologiques surprenants, où des priorités différentes….

 

Nos gouvernants nous parlent de leur tour d’ivoire, les statistiques INSEE ou leurs propres anticipations sur le prompteur. Les situations individuelles, la paupérisation de ceux qui se lèvent chaque matin pour faire avancer la machine France ils ne les voient pas, ils se refusent à les voir.

 

Ils se tiennent « droit dans leurs bottes » comme Juppé. On connait ce qui se passa ensuite.

 

N’oublions pas que M. Macron n’a réuni que 18,19 % du corps électoral pour son élection. Face à Mme Le Pen au second tour il n’a réuni que 43,61 % du corps électoral (loin de ce que fit M. Chirac d’une part et ce sont, M. Le Gendre, les 44% de votants pour M. Macron présents parmi les Gilets jaunes, ).

 

Pendant ce temps que font-ils de tous ces impôts et taxes récoltés ?

 

Le budget n’a jamais atteint un niveau aussi élevé et il faut rogner sur tous les services publics, supprimer des postes de professeur quand on attend une augmentation du nombre d’élèves, quand les facultés ne peuvent plus recevoir tous les bacheliers.

 

Que faites-vous du pognon ?

 

Alors : pas une voix pour ces gens-là lors des prochaines consultations, ni pour eux ni pour leurs affidés.

 

En attendant : les Gilets jaunes ? Un nouveau mai 68 ? Un ras-le-bol généralisé et une opération « dégage » ? Un début de mise à la porte de ces « élites » auto-proclamées

sport voiliers vacances etoileb-002    Gildas Le Breton

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acid'eure 20/11/2018 08:18

Pas assez de professeurs ???? Décidemment jamais contente cette corporation !!! Il y a un rapport, sorti il y a quelques années faisant la démonstration que près de 100 000 (cent mille) membres de l'éducation nationale ne voyait pas un élève de l'année !!!! Que font-ils de leurs journées ??? quand on voit le nombre de ces professeurs dans les jeux de France télévision, on comprend mieux !!!
Et ou étaient-ils ce We, eux, si prompts à défendre leurs privilèges ??? plus solidaires ???? tiens, tiens ????