LE DOCTEUR LE MAIRE ADORE LA VASELINE !

Publié le par Le Bulot Mayonnaise

LE DOCTEUR LE MAIRE ADORE LA VASELINE !

Il nous bassine avec son désir d’inventer « la fiscalité du 21ème siècle ». En fait, il ne fait que reprendre et généraliser les bonnes vieilles recettes qui visent à rendre la saignée fiscale « indolore » ou plutôt « imperceptible ».

Et pour ce faire, il utilise le bon vieux coup du « pot de vaseline ».

Comme le dirait Bigard : « Avec plein de vaseline, on peut se faire b… sans douleur » !

On peut même trouver cela agréable, mais je m’égare…

En matière fiscale, la vaseline « super top quality », c’est l’impôt indirect : Une trouvaille de génie.

Il existe, en effet, en plus de la kyrielle de contributions et de taxes diverses et variées, deux grandes catégories d’impôts :

  • Les impôts directs sont « perçus par voie de rôle », c’est l’administration fiscale qui calcule la note et l’envoie au contribuable avec une échéance de paiement. Les impôts directs « on les reçoit directement dans la figure » et ça fait mal. L’impôt sur le revenu est un impôt direct. Alors pour le rendre plus indolore, on a sorti la vaseline et on a mis en place le « prélèvement à la source », ainsi non seulement on peut présenter la chose comme « un lissage indolore de la ponction fiscale », mais l’état prélève directement sur le salaire et, qui plus est, c’est à l’employeur de calculer et payer. L’état n’a donc plus rien d’autre à faire que de contrôler…

 

  • Les impôts indirects (le plus important c’est la TVA la première ressource fiscale, grosso modo la moitié des rentrées fiscales), chacun de nous les paye chaque fois qu’il fait un achat, sans s’en rendre compte, ni surtout avoir le choix : Aller vous débattre avec un pompiste du prix du litre de gas-oil parce qu’il est trop taxé ? C’est impossible : la seule façon de protester, c’est de descendre dans la rue comme l’ont fait les gilets jaunes. Au surplus, l’impôt est calculé, recouvré et acquitté par l’entreprise ! Tout bénéfice pour l’état qui, là aussi, n’a plus qu’à contrôler.

Avec sa dernière trouvaille, la taxe sur les GAFA, le ministre nous ressort un tube de vaseline « format XXL ».

Plutôt que de taxer « directement » les GAFA sur leur bénéfice, ce qui est techniquement impossible faute d’harmonie fiscale Européenne, il invente une « super TVA » de 3% sur le chiffre d’affaires (donc sur le prix de vente des prestations) censée compenser un écart de taux d’imposition de 14%.

Non seulement c’est complètement absurde puisque on assimile un impôt sur la consommation à un impôt sur les résultats et ce sera le consommateur qui, in fine, payera cette surtaxe et non l’entreprise, mais là encore, il y a transfert insidieux du direct vers l’indirect !

Un transfert du « douloureux inévitable » vers le « subi en douceur et profondeur », comme le chantait Adamo dans « les filles du bord de mer ».

Et encore et toujours plus de « ponction fiscale », mais de manière fort cynique, sur le pauvre contribuable qui n’en peut mais…

https://www.youtube.com/watch?v=4nbQt-UTS5Y

le bulot mayonnaiset eb-011   Le Bulot Mayonnaise.

 

Publié dans LE BULOT MAYONNAISE

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