LES AYATOLLAHS DU MALHEUR

Publié le par Valeurs Actuelles

LES AYATOLLAHS DU MALHEUR

Ils nous prédisent la fin du monde pour demain… Leur pensée totalitariste a colonisé les sociétés occidentales.

Et le summum de l’abêtissement occidental pouvait être atteint quand le 25 janvier 2019, le forum de Davos a reçu ce petit visage buté de Greta Thunberg (une enfant de 16 ans) encadrée par deux gorilles blondes…

Et ces ‘‘dirigeants’’ de la planète, la fine fleur du capitalisme, (Hors Donald Trump qui a refusé de s’y rendre) relayés par la presse, aux ordres, d’écouter religieusement les semonces de cette gamine leur intimer : « Je veux que vous paniquiez. Je ne veux pas que vous ayez de l’espoir. Je veux que vous ressentiez la peur que je ressens chaque jour. » Incroyable !

Cette gamine manipulée aura réussi le tour de force d'être reçue par tous les grands de ce monde, d'Emmanuel Macron au pape François en passant par Barack Obama, et l'inénarrable Albert Gore, avec le soutien d’une petite partie (mais agissante) de la jeunesse occidentale à faire la grève climatique au cri de « Je suis Greta ». Un succès relatif mais qui pourrait lui valoir le prochain prix des gauchistes du Nobel de la paix.

Claire Nouvian

Claire Nouvian

Ceux qui doutent de la réalité scientifique d'une fin du monde imminente sont décrétés bons pour le camp de rééducation ou l'asile. « Vous êtes des fous, des malades », avait tempêté l’ayatollah écologiste Claire Nouvian sur le plateau de Pascal Praud parce que l'animateur s'étonnait que, un matin de mai, le thermomètre puisse descendre à -3 °C dans les Yvelines…

Heureusement d’autres sommités respectées se sont élevées contre les mensonges de ces ayatollahs :

« L’écologisme est ainsi un cas unique de mouvement politique qui prétend tirer sa justification d’un corpus scientifique qui lui est sans lien direct » Bruno Durieux ‘‘Contre l’écologisme’’ (Éditions de Fallois)

« La question de l'avenir sur la Terre, ce n'est pas une question scientifique, c'est une question politique » Aurélien Barrau,

Marc Reisinger, le psychiatre belge qui a tenté d'interroger Greta Thunberg (voir reportage sur le site de Causeur), a lui aussi constaté l'inutilité du débat. : « À force de voir des reportages sur elle, je voulais la rencontrer, c'est mon métier qui veut ça. Je soupçonnais un peu un barrage médiatique, c'est pour cela que j'avais évité de passer par les attachés de presse, mais je ne m'attendais pas à ça quand même. ». La scène, filmée par le propre fils du médecin, est éloquente. À peine Marc Reisinger questionne-t-il Greta sur le cadre scientifique de son combat qu'une personne tierce intervient et met fin à l'échange, selon un code convenu à l'avance : (la jeune fille ôte son bonnet) « Elle est dans un drôle d'état, poursuit le psychiatre. Je ne sais pas le discernement qui est le sien mais c'est plutôt inquiétant. Elle est peut-être convaincue mais elle est clairement sous emprise ».

Quant à son incapacité à discuter scientifiquement, le médecin ne s'en étonne guère. « C'est emblématique d'une époque qui pense que le climat, ça ne se discute pas et, de manière plus large, c'est le propre d'une génération adolescente : sectaire, manichéenne et obscurantiste ! »

 « Que nous disent les marches et les grèves scolaires pour le climat, telles que retraduites par les très jeunes manifestants ? questionnait, dans le Figaro, le philosophe Pascal Bruckner. « Qu'il n'y aurait pas d'obstacles matériels en ce domaine, sinon la mauvaise volonté des gouvernements sous la coupe des groupes d'influence ? Exactement ce que nous serinent les lobbys verts depuis toujours, eux-mêmes habités par le symptôme infantile d'impatience et de toute-puissance ».

 « Brandir le spectre de la fin du monde nous mène dans l'impasse. Car le règne de la peur induit la violence. Croire que l'on incarne la pureté, embrigader la jeunesse, c'est mobiliser des armes dont on ne maîtrise jamais le pouvoir. Dont on ne mesure jamais jusqu'où elles vont pouvoir nous entraîner. » La géographe Sylvie Brunel dans ‘‘Toutes ces idées qui nous gâchent la vie’’ (JC Lattès)

Pour dire vrai, il est possible d'avoir quelque idée de l'endroit où cette hystérie écologiste nous entraîne, car l'écologisme est un gauchisme (c'est même la dernière chance du gauchisme), or la gauche a toujours aimé dépeindre l'avenir. « On reconnaît un discours de Jaurès à ce que tous les verbes sont au futur », raillait Clemenceau

L'avenir que prévoient pour nous les prophètes de malheur sera simple :

-Il faudra avant tout obéir, en commençant par revoir d'urgence nos comportements.

-Il faudra être mobile, mais cesser de rouler dans une voiture équipée d'un moteur Diesel et même dans une voiture tout court, en tout cas dans les villes.

-Il faudra être curieux des cultures exotiques, mais ne pas prendre l'avion plus d'une fois par an : des cellules créées dans ce but délivreront les autorisations nécessaires.

-Il faudra évidemment cesser de manger de la viande, car les bovins sont des humains comme les autres et que, l'élevage industriel étant très polluant, à la faute morale s'ajoute le crime écologique.

Et que les récalcitrants et autres sceptiques se méfient ! Il n'y aura pas de place sur la planète pour les ennemis de la planète. Ils seront envoyés aux champs, enlever les mauvaises herbes qu'une chimie désormais bannie n'éliminera plus.

Prédire un avenir compliqué à l'humanité n'est pas forcément se tromper, mais après avoir prévu tant de cataclysmes qui sont restés dans les limbes, on s'attendrait à davantage de prudence, de modestie en somme, de la part de nos modernes Cassandre. Or, c'est le contraire qui se produit ! Moins ses prédictions se réalisent, plus le prophète crie fort. Plus il a tort, moins il devient permis de simplement en suggérer la possibilité. C'est bien cela, la mort du débat, la mort de la raison, qu'il convient de redouter, et non un quelconque cataclysme planétaire.

Lire le texte intégral de Mickaël Fonton

dans Valeurs Actuelles n°4309 du 27 juin au 3 juillet.

Consulter aussi le site ''Changement climatique'' :

http://www.skyfall.fr/

Publié dans LIBERTÉ D'EXPRESSION

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