A L'OCCASION DU 14 JUILLET 2019 (1/6)*

Publié le par Marc-Antoine Jamet

A L'OCCASION DU 14 JUILLET 2019 (1/6)*

Chers amis,

En pénétrant dans ce monument dédié à la mémoire et à la paix, nous avons respecté une tradition. Nous avons honoré des héros.

L’enregistrement de la Marche de Robert Bruce, qui a marqué notre entrée, a été réalisé dans la Cour des Invalides le 14 mai dernier. Quelques jours seulement après que, à l’annonce de sa mort, le 3 avril, nous ayons rendu hommage au médecin capitaine Marc Laycuras tombé au Mali, le bagad de Lann-Bihoué accompagnait, de nouveau, deux hommes, deux soldats, vers leur dernière demeure. Ils avaient préféré retenir leurs armes en donnant l’assaut plutôt que prendre le risque de mettre en danger l’intégrité des otages qu’ils venaient sauver.

Vous avez remarqué le bruit sec et rythmé qui accompagnait cette musique forte et funèbre. C’est celui des rangers de leurs camarades marquant le pas sur le pavé au moment de porter leur cercueil. En perdant la vie, ces commandos de marine, l’élite de notre armée qui défile en ce moment sur les Champs-Élysées et au-dessus de la capitale, pour les avions C135, Rafales et Mirages qui ont décollé d’Évreux, ont rendu la liberté à quatre êtres humains deux français, une américaine et une coréenne enlevés au Burkina, prisonniers de bandits qui prétendaient agir au nom de l’Islam, mais ne recherchaient que l’argent des rançons et la lumière des médias.

Si l’oubli s’éloigne des morts quand les vivants honorent leur mémoire, si la célébration du souvenir apporte, si ce n’est la consolation, du moins la reconnaissance de la Nation, ayez tout à l’heure, lorsque retentira le clairon de la sonnerie aux morts une pensée pour leur famille, leurs parents, leur compagne qui ont enterré les maîtres Cédric de Pierrepont, à 33 ans, et Alain Bertoncello, à 28 ans, morts au champ d’honneur, morts pour la Patrie, morts pour un idéal, pour un drapeau et pour nous. Que leurs faits d’armes ne s’effacent pas.

La Nation n’exige pas le même sacrifice de tous ses enfants. Nous n’en aurions pas, moi le premier, le courage et l’abnégation. Peut-être même aurions-nous hésité à rejoindre les quelques milliers de femmes et d’hommes qui, il y a 230 ans, ont pris la forteresse de la Bastille défendue par le Gouverneur de Launay ? Mais la France demande toujours ce qui lui est dû. Nous devons lui rendre des comptes pour ce qu’elle nous a donné. L’occasion en est venue puisque nous voici réunis pour la dernière des six cérémonies du 14 juillet qu’aura comptées cette mandature.

(La suite : demain mercredi)

A L'OCCASION DU 14 JUILLET 2019 (1/6)*

 Marc-Antoine JAMET

Maire de Val-de-Reuil,

 Président de la commission des finances

du Conseil Régional de Normandie

A L'OCCASION DU 14 JUILLET 2019 (1/6)*

(*) Par ces temps tumultueux, ou les citoyens attachés à leur Patrie sont attaqués de toutes parts, alors que le Gouvernement et, au premier chef le Président de la République et son ministre de l'intérieur, se targuent de discours à défaut des actes, l'Équipe de ''La petite souris Normande'' a jugé utile de publier le message de Marc-Antoine Jamet, prononcé à l'occasion du 14 juillet.

Comme nous l'écrivions récemment,  La charge de Maire est aussi passionnante qu'elle est prenante. Elle mérite, de la part de tous, respect et encouragement à l'égard de tous les élus qui se dévouent pour leur commune et leurs concitoyens.

* Les titres et les illustrations sont le choix de la rédaction.

La petite souris Normande

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