COMMENT SAUVER NOS RETRAITES ET CELLES DE NOS ENFANTS ? (3/3)

Publié le par Gabriel RASPAIL

COMMENT SAUVER NOS RETRAITES ET CELLES DE NOS ENFANTS ? (3/3)

Quelles doivent être les cotisations ?

  1. Les cotisations seraient basées sur le revenu dépensé, revenu encaissé diminué des sommes épargnées et augmenté des reprises d'épargne, à un taux fixé, en fonction des besoins, par le pouvoir législatif. Ainsi égalité et justice seraient réalisées, les cotisations seraient proportionnelles aux facultés contributives de chacun et les prestations seraient égalitaires, sinon égales (mais si faiblement inégales par rapport aux pratiques actuelles) et dans des rapports très généreux pour les plus faibles.
  1. Nous entendons, de l'univers feutré de notre petit bureau, les lamentations, les pleurs, les litanies de ceux qui vont nous dire : « Mais, nos petits Messieurs, nous sommes lésés, nous avons cotisé nous, c'est marqué sur nos bulletins de paye ! » et nous leur répondrons : « Allez casser, si vous le souhaitez, les os de ceux qui vous ont trompés, par manque de probité, par calcul, par incompétence, syndicalistes patronaux et salariaux, hommes et femmes politiques et prêcheurs de tous poils et qui ne vous ont pas dit que vos cotisations n'étaient pas un placement mais la simple contribution à la solidarité envers nos anciens. Si, si allez-y ! De plus vous n'avez rien versé ! Les entreprises décaissent les cotisations de sécurité sociale, ce qui nous en convenons impacte leur trésorerie, grève leurs coûts et diminue leur compétitivité, mais elles s'empressent d'en répercuter, comme il se doit en bonne orthodoxie économique, ne voyez là aucun noir dessein, la charge sur le consommateur final par l'intermédiaire de leur prix de vente. Et s'il vous faut quelque autre preuve, que se passe-t-il en cas de défaillance d'une entreprise, appelle-t-on les cotisations non versées aux salariés ? Non, bien entendu, il n'y a aucune solidarité de payement entre salariés et employeurs. Pour autant, les prestations sont-elles diminuées des droits correspondant aux cotisations impayées ? Non, bien entendu, les prestations sont calculées d'après les cotisations qui auraient dues être payées. Le contribuable, c'est à dire le consommateur final, paye le manque ».

En définitive, dans le système actuel comme dans celui que nous proposons, les cotisations sont payées par chaque individu, sur son revenu dépensé. La différence, c'est que dans notre système les prestations sont égalitaires et que les plus favorisés ne sont pas subventionnés par les moins favorisés.

  1. Pour bien enfoncer le clou, nous vous le répétons, dans le système préconisé comme dans le système actuel, c'est le consommateur final qui supporte les cotisations de sécurité sociale (dont celles d'assurance vieillesse) et ce, proportionnellement à son revenu dépensé. Alors autant qu'il le fasse directement. Cela permettra aux entreprises de réduire le prix de vente hors taxes et contributions du montant de ces charges et ainsi d'être plus compétitives à l'exportation et aux consommateurs finals de ne pas payer plus chers biens, services et travaux d'origine française. Les produits étrangers eux supporteront la charge des cotisations. Vous allez nous dire : « Que d'angélisme nos petits Messieurs, les entreprises ne joueront pas le jeu ! » et nous vous répondrons : « Il y a un pouvoir exécutif dont la tâche principale est de faire appliquer (exécuter) la loi. A lui, qui d'habitude est si prompt à vouloir s'approprier les tâches des autres (dans une volonté de domination), de faire son travail et d'obliger si nécessaire, les entreprises à respecter les règles du jeu. A tout honneur tout labeur ! Et s'il en était incapable, virez le ! »
  1. Les entreprises n'ayant plus à répercuter dans leur prix de vente la charge des cotisations de sécurité sociale et leurs démarches administratives étant largement allégées, seront incitées à embaucher. Celui qui, le pouvant et ayant un besoin de main d'œuvre, ne saisirait pas cette aubaine (lors du changement de législation) serait un âne indigne d'être entrepreneur.

Que conclure ?

Le système que nous préconisons est efficace car il est pérenne, tout le monde cotise pour tout le monde et sur la base la plus large et la plus naturelle. Quelle base, en effet, pourrait-elle être plus large et moins incontestable ? Sa gestion est des plus légères et des moins coûteuses. En plus il protège nos entreprises du dumping social de certains pays et les incite (lors de sa mise en place tout au moins) à embaucher. Il est juste, solidaire et égalitaire, car tout le monde cotise, à raison de ses facultés contributives, et que tout le monde reçoit une prestation, si légèrement différente au moins égalitaire, et qui, tout de même, récompense les efforts accomplis par chacun.

Quel peut être le fondement d'une opposition à ce système, sinon l'égoïsme et la défense de privilèges injustifiables et rien d'autre ?

La réforme en marche qui se profile n'est nullement structurelle comme prétendent les thuriféraires du régime actuel, elle ne porte que sur quelques paramètres et va aggraver la situation de certains sans améliorer celle des autres. Elle est insuffisante, inefficace, injuste, médiocre...

http://data.over-blog-kiwi.com/1/49/24/79/20150611/ob_6522be_gr.JPG Gabriel RASPAIL

Conseils en organisation, gestion et management

Blog : Humanisme et Liberté

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