COMMENT SAUVER NOS RETRAITES ET CELLES DE NOS ENFANTS ? (1/3)

Publié le par Gabriel RASPAIL

COMMENT SAUVER NOS RETRAITES ET CELLES DE NOS ENFANTS ? (1/3)

Aujourd'hui quelle est la situation de nos régimes de retraites ?

  1. Le payement des pensions n'est pas entièrement assuré par les cotisations. Le déficit des régimes de retraite, pourtant important, bien que souvent maquillé, ne cesse de s'accroître.
  1. Les pensions les plus modestes ne permettent pas à leurs titulaires de vivre décemment.
  1. Les divers régimes sont très inégalitaires et donc très injustes.

 

Comment en sommes-nous arrivés là ?

  1. Pour des raisons historiques, les régimes de retraite se sont mis en place pas à pas, d'où un grand nombre de régimes qui crée une grande inégalité et une grande injustice ! Syndicats salariaux et patronaux y ont trouvé, il faut bien le dire aussi, une raison d'être et de paraître, ils en ont fait leur miel et n'ont pas vraiment contribué à la simplification, à la clarification, à la rationalisation et à l'égalité.
  1. Pour des raisons démographiques, les progrès du bien-être, de l'hygiène et de la médecine ont permis un allongement de la vie, d'où un nombre croissant de bénéficiaires et un nombre décroissant de cotisants, c'est la situation des régimes des salariés mais celle de tous les autres régimes est analogue.

Cette situation parfaitement prévisible et prévue n'a pas été anticipée, n'a-t-on pas abaissé l'âge de départ en retraite de soixante-cinq ans à soixante ans, alors que d'autres le portaient de soixante-cinq ans à soixante-sept ans.

 

  1. Pour des raisons socio-économiques, qui ont fait que, dans l'ambiance plus facile ou, plus exactement, ressentie comme telle, des « Trente glorieuses », l'assurance vieillesse, qui est une solidarité des actifs envers les anciens, est devenue, au moins pour les plus aisés, un placement. Nous voulons cotiser plus pour pouvoir percevoir plus. Plus trivialement, « chacun veut en avoir pour son argent ! ». Pourtant les placements relèvent de la liberté d'utiliser son argent, comme nous l'entendons, dans le respect de la loi, et donc ne relève pas du public et de l'obligatoire mais du privé et du facultatif.
  1. Pour des raisons politiques, ou plus exactement, pour des raisons de laxisme politique, aucun pouvoir n'a voulu effectuer les réformes indispensables mais très impopulaires et s'attaquer aux privilèges acquis (le temps qui passe secrète des privilèges et vient le temps des réformes douloureuses).

Demain mercredi :

Quels sont les objectifs d'une réforme nécessaire et urgente ?

Quelles doivent être les prestations ?

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Le Briquir 26/11/2019 14:47

Comme la part des salaires dans la valeur ajoutée des objets et services vendus diminue de plus en plus dans nos pays développés, il est temps de ne plus compter sur les salaires pour toutes les cotisations assises sur eux mais de passer à un système plus objectif en prenant en compte la valeur ajoutée par le travail, et en ne prenant pas en compte le seul montant des salaires.
Il est à noter que dans tous les régimes dits spéciaux, personne ne parle des retraites chapeaux et autres avantages que les syndicats patronaux ont obtenus pour leur membre : faites ce que je vous demande pas ce je fais. On devrait d'ailleurs taxer ces retraites chapeaux et les avantages liés à 100%. Déjà pendant leur vie professionnelle ces cadres dirigeants ont vécu aux frais de leurs entreprises. Quelqu'un fera t'il un jour le calcul du coût réel d'un cadre dirigeant : sa voiture, ses déplacements, son assistant(e)....