NOTRE DÉMOCRATIE EST-ELLE MORTE ?

Publié le par Patrick ROBERT

NOTRE DÉMOCRATIE EST-ELLE MORTE ?

Elle est pourtant belle cette phrase d’Albert Camus : « La démocratie n’est pas la loi de la majorité, mais la protection des minorités ».

Mais lorsque ce sont les minorités qui font la loi, la proposition s’inverse et c’est la majorité qui n’est plus protégée.

On le constate et le vit chaque jour aujourd’hui en France : Une poignée de conducteurs de trains et de métros fait grève et tous les transports Parisiens sont bloqués, une infime minorité de marins arrête le travail et voilà les ports à l’arrêt, quelques hurluberlus d’une violence inouïe se mêlent systématiquement à des manifestants pacifiques et nos villes sont saccagées, et on pourrait continuer longtemps cette liste à la Prévert…

Mais que se passe-t-il donc dans notre pays pour en « être arrivé là » en si peu de temps ?

Certains évoquent l’incroyable incompétence de « ceux qui nous gouvernent », eux qui sont arrivés là par un hasard de circonstances sans précédent dans l’histoire de France. Il est vrai que la calamiteuse gestion des pseudo-réformes est plutôt effrayante et témoigne d’une stupéfiante nullité technique dans la plupart des domaines. C’est donc tout naturellement que le pouvoir est passé entre les mains des technocrates (particulièrement ceux du corps de l’Inspection des Finances), une minorité de gens complètement « hors sol ».

Au surplus, nos institutions font qu’une fois élu, le Président dispose de tous les pouvoirs, absolument tous les pouvoirs et il « fait ce qu’il veut » pendant 5 ans.

S’il décide, comme c’est le cas, de passer systématiquement en force et de « monter les gens les uns contre les autres », quel qu’en soit le prix social, économique, financier et même politique, il est sûr et certain de « gagner », quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse !

Et il est fort probable que Macron a fait sienne cette remarque de Tocqueville :  « Presque tous les extrêmes s’adoucissent et s’émoussent, presque tous les point saillants s’effacent pour laisser place à quelque chose de moyen ».

Moyen, le mot est lâché, moyen c’est la même chose qu’uniforme ( à forme unique avec le même costume, le mot uniforme étant un polysème), la même chose qu’universel.

On en vient ainsi à l’uniformisation du régime des retraites, un truc impossible à réaliser, une impasse……

D’autres pensent que tout cela n’est pas le fruit du hasard. Le fait de « mettre dans un mixeur » tout ce qui a fait la France : Son histoire, sa culture, ses arts, sa religion, ses traditions, sa science, ses succès technologiques…pour en faire une gigantesque bouillie tellement immangeable qu’il faudra tout jeter est totalement délibéré.

N’oublions pas que Macron est un pur produit des mondialistes, ces illuminés qui rêvent d’un « monde mondial » sans nations ni peuples, avec un gouvernement mondial et une monnaie unique. Je me souviens avoir entendu Attali le déclarer lors d’une conférence il y a quelques années devant un auditoire sidéré d’entendre de telles âneries !

Les liens de Macron avec Soros ont été évoqués dans ces mêmes colonnes, chacun sait que Macron est « la créature » d’Attali, il est de notoriété publique que la plupart de nos politiques importants sont passés par Davos et le club Bilderberg (Philippe, Macron, Le Maire, Lamy…).

Si monstrueux que cela puisse paraître, il y a une certaine cohérence entre cette vision du monde et l’entreprise de démolition systématique de notre pays…

On a donc un paradoxe absolument effrayant : d’un côté un élitisme poussé à l’extrême avec la présence de nombreux Français dans cette caste des « tout puissants qui dominent le monde » et de l’autre côté un gouvernement (et une majorité parlementaire) composé d’amateurs, voire d’analphabètes en politique, tous plus nuls les uns que les autres et choisis sur le même modèle, y compris physique notons-le au passage.

Comme si la France était un « cas expérimental » pour les mondialistes, avec tous les ingrédients de l’expérience !

C’est ainsi qu’il y a tout ce déferlement de violence, de haine, d’agressivité à la fois verbale et physique, avec ces médias qui ne sont plus que des organes de propagande

Tout le monde parle, mais personne n’écoute, à l’instar de ce premier ministre qui applique sans cesse dans les discussions sur la retraite le célèbre principe du « cause toujours, tu m’intéresses ! ».

Il y a les minorités triomphantes et « le troupeau » martyrisé, humilié et quasiment résigné.

La démocratie, ce n’est évidemment pas cela.

Dans le Rivage des Syrtes, Julien Gracq fait dire au vieux sage qui donne une leçon de politique au héros : « A tous il est permis, dans certaines limites, de parler, à quelques-uns il est réservé de savoir ».

Les temps que nous vivons en France actuellement sont la parfaite illustration de ce propos et ce n’est pas très réjouissant.

A moins que les voix de la raison ne se fassent entendre haut et fort, même si Camus disait « Il faut imaginer Sisyphe heureux ».

Moi, je n’ai pas envie de passer le temps qu’il me reste à vivre à rouler mon rocher.

Et vous ?

 

LA RETRAITE, SYMBOLE DE LA FIN DE VIE D’UN SYSTÈME.

 

 

 

Patrick ROBERT 

Chef d'entreprise

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