VŒUX DE M. MARC-ANTOINE JAMET AUX HABITANTS ET PARTENAIRES DE LA VILLE DE VAL-DE-REUIL (4/5)

Publié le par Marc-Antoine JAMET

VŒUX DE M. MARC-ANTOINE JAMET AUX HABITANTS ET PARTENAIRES DE LA VILLE DE VAL-DE-REUIL (4/5)

L’extrémisme ne nous mènerait pas plus loin. Je connais un peu ceux qui cherchent à monter une liste d’extrême-droite à Val-de-Reuil. Ils sont tellement nouveaux que leur pseudo chef de file se présentait déjà aux municipales de 1995…

 

Tellement honnêtes que leur référent local est mis en examen pour détournement de fonds européens...

 

Que proposent-ils ?

 

La fermeture des mosquées. Sans doute préfèrent-ils les prières dans les garages ou dans la rue ?

 

La chasse au faciès dans les Mairies ? Pour veiller sur nos enfants ou aider nos aînés, il faudrait écarter celui qui possède de bons diplômes parce que son nom à prononcer est difficile au profit d’un Durand-Dupont qui n’a pas la moindre formation. C’est idiot. Ils le savent.

 

Alors que reste-il aux populistes en matière de propositions dans une commune comme la nôtre ?

 

Rebaptiser la Place des Quatre Saisons Esplanade du IIIème Reich ?

 

Dédier la fontaine des droits de l’Homme au Ku Klux Klan ?

 

Nous teindre en blonde Marine ?

 

Décréter que la choucroute-saucisses-pastis sera obligatoire à la cantine tous les vendredis pour se venger sur leurs enfants des parents qui n’ont pas à s’excuser à chaque fois qu’un illuminé veut être calife à la place du calife à Mossoul ou Rakkha ?

 

Expulser par autobus charter aux Mureaux et à Mantes-la-Jolie des familles qui sont à leur place ici ?

 

Alors une affirmation : « Chez nous » c’est « chez eux » et cela le restera. Ces femmes, ces hommes, le plus souvent et depuis plusieurs générations, sont français par le travail fourni et les impôts payés, par le sol qui les a vu naître et, parfois, le sang versé. Nul ne repartira. Nul ne sera remplacé.

VŒUX DE M. MARC-ANTOINE JAMET AUX HABITANTS ET PARTENAIRES DE LA VILLE DE VAL-DE-REUIL (4/5)

Pour sortir de ce débat, il n’y a que deux options et pas une de plus. Soit nous vivons tous ensemble en bonne intelligence. Soit c’est l’affrontement et la destruction de tout avenir pour notre pays, pour nos enfants.

 

Il est deux autres dangers, moins graves, mais dont certains opposants feignent de s’émouvoir.

 

Le premier serait notre marginalisation politique. Il est vrai que je suis et resterai de Gauche. Pire, parce que je crois en la justice sociale et l’égalité des chances, je m’affirme socialiste ou, plus exactement, social-démocrate.

 

Il est exact que je ne pense pas qu’il faille, devant la maladie, la retraite, la vieillesse et la dépendance, prolonger les inégalités de la vie active, ni considérer les allocations chômages comme une incitation à l’oisiveté ou les aides au logement comme des privilèges.

 

Je n’ai rien contre le fait qu’on s’enrichisse et qu’on réussisse, au contraire, mais cela ne doit que davantage appeler à la mobilisation pour que reculent la pauvreté et la précarité grâce à la redistribution que permet l’impôt.

 

Ma fille me disait la semaine dernière qu’à certains de ses camarades qui décrivaient comment leurs parents fraudaient le fisc, elle avait dû avouer que les siens déclaraient jusqu’au dernier Euro. Ce n’est pas un défaut, Annonciade, que tu concédais. C’est un compliment que tu nous faisais.

 

Alors oui, je suis encore membre de ce vieux parti, tellement fatigué, que nul ne semble se préoccuper du centenaire de sa création, par séparation d’avec les communistes, au Congrès de Tours en 1920…

 

Certes, je ne me réveille pas tous les matins en me disant que Olivier Faure est un leader charismatique, mais il m’arrive de me coucher en rêvant de ce que Jaurès, Blum, Mendès, Mitterrand, ce que Emmanuelli, Jospin et Fabius auraient pensé du Gouvernement d’Édouard Philippe.

 

J’ajoute que je n’aime ni les trahisons, ni la valse des étiquettes. Personne ne me contredira si je rappelle que MM. Questel et Priollaux se sont emparés de toutes celles qui étaient sur le marché en démarchant les marcheurs à marche forcée. Ce n’est pas un très joli modèle, même si François Loncle, à ce sport, a reçu la Légion d’Honneur en cadeau de Noël.

 

Qui plus est, mon engagement n’est pas un obstacle. S’il s’agit de l’exécutif, je connais 90% des ministres. Je fus même, dans l’ancien monde, rue Saint Guillaume, le professeur de droit du premier d’entre eux. Il n’est pas jusqu’au Président de la République qui, sur Val-de-Reuil, m’écoute parfois plus attentivement que les adhérents de son propre parti, bonté qui ne dépend que de lui et dont je le remercie.

 

J’ajoute que nous avons la chance d’avoir un préfet républicain et une sous-préfète impartiale.

 

S’il s’agit de se prémunir de la droite locale, elle a d’autres chats à fouetter.

 

Le conseil départemental n’a pour cible que le maire du Vaudreuil. Lecornu veut la place de Morin. Lemaire ne parle plus à Lefrand et réciproquement. Rassaert change d’étiquette en fonction de la distance de Paris que lui indique son GPS. Ils sont trop occupés à follement se détester pour s’en prendre à nous.

(Suite demain mardi)

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