VŒUX DE M. MARC-ANTOINE JAMET AUX HABITANTS ET PARTENAIRES DE LA VILLE DE VAL-DE-REUIL (5/5)

Publié le par Marc-Antoine JAMET

VŒUX DE M. MARC-ANTOINE JAMET AUX HABITANTS ET PARTENAIRES DE LA VILLE DE VAL-DE-REUIL (5/5)

Plus grave est la question de l’intercommunalité…

 

Élire un maire ce n’est pas désigner celui qui ira pendant six ans exécuter les directives d’une agglomération sans légitimité. « Qui trop embrasse mal étreint » disait ma grand-mère.

 

La grenouille CASE s’est prise pour le bœuf Seine-Eure. Elle embauche à tout va, alors qu’elle pourrait déjà compter sur ses collaborateurs actuels avec lesquels nous travaillons, habiles, compétents, jeunes, sympathiques, utiles, positifs. On dirait qu’elle ne s’en satisfait pas, que cela ne lui suffit pas. C’est triste pour eux.

 

Qui mieux que celui qui allait en devenir l’actuel président, alors hostile à tout recrutement, ne dénonçait avant 2014 cette obésité.

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Seine-Eure, en seigneur glouton, absorbe des compétences qui n’avaient jamais été prévues dans le pacte qui la fonde. Elle prétend en avoir d’autres qu’elle n’a pas, comme le sport…

 

Elle gère les trous dans la chaussée et les poubelles non ramassées depuis l’Olympe de la Place Thorel à 10, 20, 50 kms de l’endroit où le nid-de-poule pénalise les riverains…

 

Comme l’Europe, elle ignore la subsidiarité et la proximité.

 

Comme l’Europe, elle n’engage aucune réforme de fond qu’il s’agisse des fusions entre communes, de la déconcentration de ses moyens ?

 

Comme l’Europe, elle se soucie comme d’une guigne de l’équité fiscale, trouvant normal que ceux qui payent de lourds impôts ouvrent leurs services publics à ceux qui ont choisi de ne pas en acquitter.

 

Plus grave, elle continue de n’être qu’un établissement public ignorant du suffrage et sans lien institutionnel avec ses usagers.

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Pourrait-elle voter autrement que 70 résolutions au lance-pierres entre 20 heures et minuit ? Pas de réponse.

 

Pourrait-elle voir ses débats retransmis sur Internet ? Pas de réponse.

 

Pourrait-elle siéger dans différents endroits de son territoire démesuré  ? Pas de réponse.

 

Pourrait-elle soumettre certaines de ses décisions à référendum ? Pas de réponse.

 

Pourrait-elle ménager une place au public dans son épouvantable auditorium ? Pas de réponse.

 

Pour quel travail réel, un conseiller touche-t-il des indemnités dix fois supérieure à celle de l’élu de base (il ne s’agit pas des deux co-Présidents…) ? Pas de réponse.

 

La question en dernier ressort est politique. Comment peut-elle feindre de ne pas être gérée par des conservateurs puisque c’est précisément pour les renforcer qu’un certain nombre de communes qui n’avaient aucun lien avec notre bassin de vie nous ont rejoints ? Pas de réponse.

 

M. Leroy êtes-vous le M. Juncker, la Ursula von der Leyen de notre petite confédération ? Toujours pas de réponse.

 

Ce silence œuvre à la disparition des mairies qui ne se rebellent pas et des corps intermédiaires qui ne s’en indignent pas au profit d’une technocratie glaciale et lointaine.

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Or, il y a un génie à chaque village, une identité à chaque Ville. C’est ce qui empêche l’uniformisation d’un pays. Certes, chacun emprunte à son voisin, mais son équation propre est bâtie sur des hommes, des légendes et des faits qui lui sont particuliers. Alors, parfois, je me demande si nous ne devrions pas quitter cette agglomération sourde et aveugle à nos espoirs en tentant juridiquement d’adhérer directement à la métropole…

 

Ma conclusion arrive. S’il y a des réussites et des dangers, il y a aussi pour Val-de-Reuil des orientations qui s’imposent. Je ne suis pas Moïse. Ma barbe n’a pas encore la taille de la sienne. La côte des deux amants n’est pas le mont Sinaï d’où le prophète hébreu redescendit avec les tables de la Loi, mais il me semble que dans les prochaines années, notre Ville doit impérativement respecter dix commandements.

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  1. Le premier n’est pas compliqué. Il faut s’interdire d’augmenter les impôts. J’y ai renoncé pendant 20 ans. Il faut continuer ainsi pendant une douzaine d’années au moins. Les baisser est impossible tant que la dette dont nous avons héritée reste élevée. Cela reviendrait à demander à nos enfants de la payer.
  2. ll faut donc, comme un préalable, maîtriser les dettes que la génération 1980/2000 nous a léguées pour ne pas, à notre tour, les transmettre à la génération 2030/2050. Nous avons déjà réduit de près de la moitié leur encours depuis 2001, mais il faut continuer de telle manière qu’elle ait encore diminué à la fin du prochain mandat.
  3. Troisième commandement, il faut geler toute augmentation des tarifs publics, tant que nous ne serons pas passés sous la barre des 5% de sans emploi. Le chômage diminue, mais pas encore assez.
  4. Il est indispensable que la municipalité soit habile, efficace, agressive en matière de recherches de subventions et de mécénat. Cela tient largement à la personnalité du Maire. Il me semble que l’actuel n’est pas trop mauvais dans cet art. Ajoutons qu’il est imperméable à la corruption. A l’inverse un premier magistrat malhonnête ou qui ferait peur aux partenaires, aux fournisseurs, aux banquiers ruinerait la Ville.
  5. Il faut tout miser sur la réalisation du PNRU 2. C’est un budget de 136 003 853 HT €, dont 60% consacrés à l’habitat et 40 % aux équipements publics. Nous avons été le chercher avec les dents. Il va falloir savoir le dépenser en six ans. Pistes cyclables, logements rénovés, nouvelle école des Cerfs-volants, passerelle sur l’Eure, Quartiers du Mail, du Parc et de l’Andelle, Complexe sportif Léo Lagrange flambant neuf, il va tout améliorer, tout rénover, tout révolutionner. Il n’y a pas de plan B.
  6. Le sixième commandement tombe sous le sens. Les incendies en Amazonie et en Australie, la fonte de la banquise, le réchauffement des températures, les inondations et les pluies, la montée des océans, tout indique qu’il nous faudra investir davantage dans la protection de l’environnement, la transition énergétique et le développement de l’écologie urbaine. Nous avons commencé à le faire. Comme dans le projet « mille arbres », dont les effets seront visibles dès 2020. A Louise Michel avec le projet « école du développement durable ». Avec l’ouverture de nos deux parcs écologiques. Par la récupération de la chaleur des datas centers. Cette dimension est inclue maintenant dans chacune de nos opérations. Même si ce qui est vert, parfois, n’est pas mûr, nous ne reviendrons pas en arrière.
  7. La septième orientation devra être de maintenir la politique ambitieuse de construction de nouveaux logements et d’installation de nouvelles activités que nous avons engagée pour atteindre les 20.000 habitants. Val-de-Reuil, c’est comme le vélo. Si on ne pédale pas, on tombe. Les habitants nouveaux, ce sont eux qui permettent que toutes nos écoles soient pleines et justifient qu’on rouvre PMF. Les terrains qui se sont lotis ont rapporté à la Ville 1,7 millions d’euros supplémentaire cette année. Notre croissance permet de ne pas augmenter les impôts et de rembourser plus rapidement la dette. Elle enclenche un cercle vertueux.
  8. Le huitième commandement pourrait être le premier ou les remplacer tous. Il faut donner une priorité absolue à l’éducation et à l’école. Dans notre commune, entre maternelles et élémentaires, centres de loisirs, collèges, écoles, lycée, CFA, Epide, plus de 700 adultes travaillent à la formation des enfants, mais seuls 36 % de nos plus de 18 ans poursuivent leurs études ? Pour corriger ce déséquilibre, nous avons du pain sur la planche.
  9. J’ai déjà parlé de notre neuvième commandement. Il faut entretenir et maintenir le patrimoine de la Ville. C’est notre capital histoire, notre capital culture, notre capital architecture, ce qui, dans un siècle nous différenciera de la multitude des charmants petits villages à colombages ou des villes de la reconstruction. C’est magnifique d’être unique.
  10. Enfin, dixième et dernier impératif, notre Ville jeune doit être animée, drôle, inattendue, pour attirer l’attention et s’épanouir. Elle a deux atouts décisifs pour y parvenir et réussir. Ce sont des armes que les autres n’ont pas et dont ils semblent vouloir s’emparer : le sport et la culture. Nous les partageons, mais nous ne les abandonnerons pas, car c’est grâce à eux que nous pouvons avoir des rêves, de l’imagination, prétendre au bonheur. Alors n’hésitons jamais à aimer notre maison de la poésie, notre compagnie nationale de danse, nos cinémas, notre théâtre, notre MJA, notre conservatoire, comme nous aimons le VRAC et le Gymnix, la Détente et l’Entente, l’ASVVP, le squash, les arts martiaux et le badminton, le cyclisme, le modélisme et le tennis de table, la lutte, la natation, le triathlon et même le scrabble. La liste n’est pas limitative.
VŒUX DE M. MARC-ANTOINE JAMET AUX HABITANTS ET PARTENAIRES DE LA VILLE DE VAL-DE-REUIL (5/5)

Nous en avons le droit, car nous ne sommes pas ce village de gaulois réfractaires, de mandingues agressifs et de sarrasins incontrôlés que certains se plaisent à décrire, parfois avec malignité et cruauté, parfois avec inconscience et irresponsabilité, cherchant par ces fariboles un effet de peur sur les passants…

VŒUX DE M. MARC-ANTOINE JAMET AUX HABITANTS ET PARTENAIRES DE LA VILLE DE VAL-DE-REUIL (5/5)

On peut, depuis le théâtre de l’Arsenal, comme à Surville, au Manoir, à La Saussaye ou au Mesnil-Jourdain, avoir une dimension hexagonale, une vision universelle et fraternelle, aimer la patrie et le progrès.

 

Ici tous ensemble, à notre façon urbaine, pluriculturelle et industrieuse, nous aspirons à la sérénité, à la paix, à la normanditude.

 

C’est une compétition pacifique dans laquelle nous ne voyons pas pourquoi, si nous sommes unis, si nous rassemblons aux grandes échéances tous les démocrates, notre participation serait illégitime ou disqualifiée.

 

Ici, d’où que nous venions, nous aimons la République, sa devise, son drapeau. Ici nous n’avons qu’un seul parti : le parti de Val-de-Reuil.

VŒUX DE M. MARC-ANTOINE JAMET AUX HABITANTS ET PARTENAIRES DE LA VILLE DE VAL-DE-REUIL (5/5)

Marc-Antoine JAMET

Maire de Val-De-Reuil

 

NB : les illustrations sont du ressort de la rédaction.

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