VŒUX DE M. MARC-ANTOINE JAMET AUX HABITANTS ET PARTENAIRES DE LA VILLE DE VAL-DE-REUIL (1/5)

Publié le par Marc-Antoine JAMET

VŒUX DE M. MARC-ANTOINE JAMET AUX HABITANTS ET PARTENAIRES DE LA VILLE DE VAL-DE-REUIL (1/5)

Chers amis, chers concitoyens, chers partenaires, amis et voisins de la Ville, bonsoir et bienvenue.

 

Après les grandes illusions de Pierre Fleury qu’il faut laisser à la magie, voici venu le temps des fermes résolutions, les nôtres qui, en passant par l’idéal, vont vers le réel…

 

A Val-de-Reuil, comme nous sommes bricoleurs, nous sommes adeptes du 3 en 1. Après avoir présenté mes vœux ce lundi à la communauté éducative, à nos 4.000 élèves, à nos 1.500 apprentis, à leurs parents, aux centaines d’enseignants qui les encadrent, priorité à l’école oblige, avant de renouveler l’exercice à la fin du mois devant les 400 fonctionnaires et agents de la commune pour les remercier de leur professionnalisme qui nous permet de vivre dans une Ville plus sûre, plus propre, plus fleurie et plus entretenue, de profiter d’une Ville bien gérée, active, animée et solidaire, c’est aujourd’hui la 19ème fois que je m’adresse à vous à l’occasion de cette cérémonie qui ouvre rituellement l’année.

 

Comme le temps passe ! Entre nous, il y a dix-neuf ans, grâce à ce grand site de rencontres qu’est le suffrage universel, c’était comme un premier rendez-vous. Puis l’amour est né. Nous nous sommes mariés et c’est devenu une tradition de nous retrouver. Une bonne tradition. Une belle tradition.

 

L’exercice est pourtant aussi difficile en 2020 qu’il l’était en 2001. Aussi impressionnant. Aussi stressant. Vous êtes de plus en plus nombreux. Je m’en réjouis. De plus en plus exigeants. Vous avez raison ! J’observe vos visages, connus ou moins connus. Une petite minorité d’entre vous est venue ici par plaisir. Une grosse majorité par obligation. Voire par convocation, crainte et contrainte, grommellent les envieux.

 

Certains d’entre vous sont des supporters, des soutiens, des militants depuis l’origine. D’autres des spectateurs plus récemment convaincus, curieux ou ralliés. Sans parler de ceux qui sont entrés ici parce que la lumière était allumée et restés parce que la salle est chauffée. Il me semble d’ailleurs deviner dans certains regards comme une inquiétude : « à quelle heure va-t-on rentrer ?  ». Je les rassure d’une phrase : je n’ai pas l’intention d’être plus long qu’à l’habitude.

 

Il faudra dans ces conditions que, tous, je vous intéresse, que, tous, je vous informe, que, tous, je vous fasse sourire, mais, surtout, sans posséder (ou alors ce serait récent et du à un bon chirurgien…) la silhouette d’une meneuse de revue des Folies Bergères, que je vous tienne éveillés, que, pour reprendre la célèbre formule de Boileau « en un jour, en un lieu, un seul acte accompli tienne jusqu’à la fin le théâtre rempli ». Malgré la digestion des repas de fêtes. Malgré le confort des fauteuils de l’Arsenal. Malgré l’habileté de mes collègues qui, plus malins ou plus anciens, ont préempté les premiers créneaux du mois de janvier. Encore une preuve de notre tendre et affectueuse proximité, il n’y a que nous et Louviers pour fêter le nouvel an à la Saint-Glinglin.

 

Quoi qu’il en soit, pour qui court le marathon des cérémonies, le 16 janvier a déjà l’air d’un 30. Handicap supplémentaire, arrivant tardivement après d’autres discours prononcés au Vaudreuil ou proclamés au Val d’Hazey, mes éminents collègues ont su tout vous dire et déjà vous séduire avec la sincérité non feinte, l’éloquence chaleureuse, la transparence bonhomme de leurs propos. Ajoutons que j’ai été tellement bavard par le passé que je ne peux plus être bref sans vous prendre de court, que j’ai été à ce point excessif que je ne peux plus être mesuré sans vous décevoir.

 

Vous l’aurez compris : prendre la parole ce soir n’est peut-être pas une souffrance, mais constitue une épreuve. Je réclame donc votre indulgence et, comme un cycliste dans l’ascension de l’Alpe d’Huez, vos encouragements. Surtout dans les derniers kilomètres.

 

Heureusement, pour les vœux comme pour le patinage, discipline dont nous sommes devenus experts depuis l’ouverture de Glacéo, investissement indispensable d’une vingtaine de millions d’euros qui - on le constate tous les jours - a changé nos vies quotidiennes au point qu’on se demande parfois comment nous avions pu nous en passer jusque-là, il y a des figures libres et des figures imposées. Les secondes sont moins acrobatiques que les premières.

 

Elles me permettent de vous souhaiter à tous, pour vous-mêmes, pour vos familles, pour vos projets personnels ou professionnels, en association, en administration, en entreprise, artisanale, industrielle, commerçante ou agricole, la meilleure des années, une santé de fer, un moral d’acier, une croissance relancée, des emplois créés, une retraite sauvegardée, une France apaisée.

 

Générosité et solidarité sont des qualités rolivaloises. Si vous êtes en panne de résolutions personnelles pour ces 366 jours olympiques, je m’en vais vous faire part des miennes : ne plus dire du mal de Louviers, même en présence de son premier échevin (ça je sais déjà que je vais craquer…), jurer que l’agglomération est une merveille de démocratie dont la Corée du Nord pourrait s’inspirer (ça je devrais y arriver), restituer à Sébastien Lecornu les collections de vignettes Panini, de tricots de peau « petit bateau » et d’albums de Bécassine que nous avons dérobés à ce grand gamin barbu qui, sur un caprice politicien, a fermé le collège Pierre Mendes France, séparé des fratries, exilé des enfants.

 

Devenons sérieux. Je veux d’abord au terme de ce mandat, remercier mes collègues, notre équipe, les élus de Val-de-Reuil, courageux, dévoués, présents, Catherine, infatigable première adjointe, Jean-Jacques notre remarquable conseiller départemental (avec Janick la lérysienne), Fadilla l’enthousiaste, la sportive Rachida et l’énigmatique Fatia, Jacques du Cavé, Ousmane du numérique et Maryline du CCAS, Nabil âme du comité des fêtes, Grâce qui va convoler et Jean-Claude, mon ami de toujours, Michèle partie pour Sète, Yvette fan comme moi de la fête de l’Humanité, Christophe attentif aux écoles et Géraldine l’entrepreneuse, Benoît de la jeunesse et Anne-Marie des jumelages, Claude que la dalle regrette, Lisbeth, figure de proue de notre commerce, Olivier qui désormais travaille loin, Pascale libérée cette année du turbin et Jeanne qui regarde vers Pasadena, Elhoussaine le britannique et Mohamed le financier, Aurélie, Lahasaine et Bruno venus plus tard, mais avec leur volonté et leurs idées, Laurent symbole d’une opposition courtoise.

 

Je ne veux pas oublier nos camarades, nos amis : Noëlle, Bernard et Daniel, à qui nous pensons ce soir comme les autres jours, et qui nous ont quittés trop rapidement, trop brutalement.

 

Je veux vous assurer que ces 33 femmes et hommes ont, tous, travaillé à votre service, pour développer notre Ville et accompagner ses habitants. Vous pouvez les saluer. Ils méritent vos applaudissements.

 

Je veux aussi adresser un salut fraternel à ceux qui, année après année, rassemblent plus de monde à chaque cérémonie patriotique, au Monument Mémoire et Paix : la police nationale avec sa jeune et nouvelle commissaire que je soutiens et veux féliciter de l’arrestation immédiate de l’Afghan de Rouen qui a tenté, hier, de cambrioler un commerce et d’en incendier un autre, les sapeurs-pompiers admirables professionnels et bénévoles, les cadres et surveillants de la prison qui font une métier si difficile, les agents de l’Epide et les ingénieurs du bassin d’essais des carènes qui construisent les navires de demain, tous représentants de ces grands services d’autorité et de sécurité, de protection et de cohésion dont nous sommes fiers. Près de Sanofi, la première entreprise du département, ils ont rejoint Val-de-Reuil récemment pour certains d’entre eux : centre de secours, commissariat, centre de la deuxième chance. Cela apporte un éclairage plus juste sur notre centralité. Au terme de ce mandat, je les remercie pour le travail indispensable et compliqué que nous avons accompli en parfaite harmonie. Assurer la sécurité, c’est notre mission commune. Elle est quotidienne. Elle est prioritaire. Elle est de mieux en mieux remplie. Je n’ai, moi-même, pas de problème de conscience à incarner l’autorité.

 

Je veux rendre hommage également à ceux de nos agents qui, ayant bien mérité de la commune, partent, cette année, à la retraite. Notre Christine Lagarde locale, Marie-Claude Marien, artisane ou magicienne de notre redressement financier, de notre orthodoxie économique retrouvée, de la confiance revenue des banques, des fournisseurs et des administrations, en est l’archétype.

 

C’est sous ma responsabilité qu’a été engagée la totalité ou presque du staff de la Mairie. Je m’en trouve bien et suis frappé par l’excellence d’une équipe vers laquelle il est plus facile qu’il y a 20 ans d’attirer, à chaque recrutement, les meilleurs. Sans doute est-ce un second indicateur pertinent de la métamorphose de Val-de-Reuil, ville naguère maudite devenue ville pépite.

 

Considérant que les remises de décorations ne sont pas des fantaisies protocolaires, mais de justes récompenses, je veux rappeler celles qu’ont méritées la sportive Marie Fischer et Benoît Balut notre adjoint à la jeunesse. Des remerciements officiels iront bientôt, je l’espère, sanctionner l’action de Fadilla Benamara devenue la fée Clochette de mon ami, le Préfet Coudert, en partance pour Melun et qui sera dans quelques jours remplacé par mon collègue de la Cour des comptes Jérôme Fillippini.

 

L’honneur et la reconnaissance exigent également d’adresser un dernier hommage à ceux de nos concitoyens disparus après avoir marqué de leur empreinte notre cité. Je pense évidemment à Claude Aubé, mais aussi aux 50 rolivalois, dont Christian Laffont, emportés par un accident, la vieillesse ou la maladie au cours des 12 derniers mois. Je songe à leur famille. Ils ne verront pas grandir, hélas, les 174 nouveau-nés dont le berceau est venu égayer autant de foyers.

 

Pour conclure ces éloges, un mot sans la moindre polémique, sans aucune condamnation des personnes en place, pour dire le bonheur que nous aurions Richard Jacquet, le formidable maire de Pont-de-l’Arche, et moi-même à être épaulés par Timour Veyri au chef-lieu du département, aux Andelys par Martine Séguéla, à Gisors par Laurent Longet, par des maires progressistes à Gaillon, privé de Bernard Le Dilavrec, à Louviers, comme partout dans l’agglomération, et, évidemment, par Nicolas Mayer-Rossignol à Rouen.

(suite demain vendredi)

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