RIEN N’EST VRAIMENT BLANC OU NOIR.

Publié le par Patrick ROBERT

Statue de Victor Schœlcher dans la commune homonyme en Martinique

Statue de Victor Schœlcher dans la commune homonyme en Martinique

Rappelons quelques faits historiques :

La traite, c’est un commerce. Pour qu’il y ait commerce, il faut trois éléments : Un produit, un acheteur et un vendeur. Le rôle du vendeur, c’est de fournir à l’acheteur un produit conforme à ses souhaits.

Dans le cas de la traite des Noirs, l’acheteur était évidemment le Blanc qui cherchait de la main d’œuvre pour les Amériques, les Antilles, le Brésil. D’où le « florissant business » de la traite transatlantique. Un commerce qui s’exerçait dans des conditions humanitaires absolument effroyables et dont les principaux « acheteurs » étaient la Grande-Bretagne, la France, l’Espagne et le Portugal, pays colonisateurs.

Certains royaumes Africains, tels le Royaume du Dahomey (actuel Bénin), le Royaume d’Oyo (dans l’actuel Nigeria), le Royaume du Bénin, l’Empire Ashanti (l’actuel Ghana) ont tiré leur prospérité du trafic d’êtres humains, jouant ainsi parfaitement leur rôle de « producteurs »

Pour l’illustration, citons l’ancien esclave Ottobach Cuguano, premier affranchi à avoir écrit un livre autobiographique en 1787 : « Mais, je dois avouer, à la honte de mes propres compatriotes, qu’à l’origine, j’ai été enlevé et trahi par des hommes de ma couleur, et qu’ils ont été la cause première de mon exil et de mon esclavage ; mais sans acheteurs, il n’y aurait pas de vendeurs. »

La Grande-Bretagne joua un rôle déterminant dans l’abolition de la traite transatlantique à la fin du 18ème siècle et dans la première moitié du 19ème siècle suivie par l’Espagne et la France, le Portugal étant le dernier pays « récalcitrant » notamment en Angola.

Pour autant, les « rois Nègres » restèrent perplexes sur les réelles intentions des Blancs. C’est ainsi que le roi  Obi Ossai, roi d’Abo (Nigeria)  déclarait en 1841 : « Jusqu’à présent nous pensions que c’était la volonté de Dieu que les Noirs soient les esclaves des Blancs. Les Blancs nous ont d’abord dit que nous devions leur vendre des esclaves. Si les Blancs renoncent à acheter, les Noirs renonceront à vendre. ».

Mais le roi Obi Ossai se trompait. Car s’il est vrai que la traite transatlantique prit définitivement fin dans la seconde moitié du 19ème siècle faute d’acheteurs Européens, une traite inter Africaine se substitua à la traite Transatlantique. Une traite tout aussi féroce et inhumaine.

Écoutons  quelques témoignages :

Tout d’abord celui de René Caillé, le premier explorateur Français a avoir visité Tombouctou et à en être revenu indemne, qui déclare en 1827 : « Le 30 juillet, il arriva à Sambatikila une caravane de marchands saracolets, allant dans le Foulou acheter des esclaves, pour les revendre soit dans le Fouta ou dans le Kankan. Toutes les marchandises qui se vendent sur les comptoirs européens de la côte sont destinées au commerce infâme des esclaves, qui, à la vérité, ne sont pas exportés, mais ils n’en sont pas plus heureux. L’Europe civilisée peut bien abolir l’esclavage, mais l’Africain, sauvage et intéressé, conservera longtemps encore l’habitude barbare de vendre ses semblables.»

Un témoignage corroboré par le général Faidherbe qui, après un poste en Guadeloupe, découvre avec stupeur les coutumes en vigueur au Sénégal :« [Faidherbe] avait vécu à la Guadeloupe le temps fort de l’abolition de l’esclavage. Résolument, il s’était engagé à l’époque aux côtés de Victor Schœlcher, le libérateur des Noirs […]. Très vite il comprit que le Sénégal n’était pas les Antilles. Toucher à l’esclavage, imposer la loi française, aurait bouleversé ces société animistes ou musulmanes, pétries de traditions fondées sur la séparation entre classes guerrières, religieuses et laborieuses. Aucun chef africain n’aurait accepté une domination lui retirant la propriété des esclaves et le droit d’en acquérir. ».

La place manque ici pour développer un propos qui vise à illustrer que tout ce qui est dit actuellement sur la victimisation des Blancs est absolument faux historiquement et procède d’une sinistre et dangereuse manipulation.

Oui les Blancs ont joué un rôle inacceptable dans la traite des Noirs, mais au nom de leurs valeurs religieuses, culturelles, philosophiques, ils ont su y mettre fin et se doter des moyens de le faire.

Pour autant la traite des Noirs (et son corollaire l’esclavagisme) a continué et continue sur le continent Africain (voir le trafic des migrants) .

Du présent, les Blancs ne peuvent être tenus pour responsables !

 

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Patrick ROBERT 

Chef d'entreprise

 

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