J’AI ECOUTÉ AVEC ATTENTION « L’ALLOCUTION COVID » DU PRÉSIDENT MACRON

Publié le par Manuel GOMEZ

J’AI ECOUTÉ AVEC ATTENTION « L’ALLOCUTION COVID » DU PRÉSIDENT MACRON

J’ai écouté avec grande attention la dernière allocution du président de la République, mercredi soir et je me permets, bien que je ne sois ni scientifique, ni politique, de l’analyser avec objectivité, du moins je l’espère !

Il ne s’agit pas d’une critique systématique de tout ce que dit le président Macron, sa tâche est rude, difficile et, reconnaissons-le, il n’a pas été particulièrement aidé par certains membres de son gouvernement, dès le début de cette pandémie «Covid».

         Dès l’apparition des premiers cas « positifs », en Italie par exemple, la   première mesure aurait dû être de fermer les frontières et de tester sérieusement les arrivées aux aéroports, etc. ce qui n’a pas été fait.

         La seconde mesure était de prévoir l’achat et la fabrication de plusieurs millions de masques, ce qui n’a pas été fait et, surtout, ne pas affirmer « que mettre un masque ne servait à rien pour se protéger ».

         D’autre-part, il fallait préserver immédiatement les EPHAD, où se situaient les personnes les plus fragiles. Cela aurait évité quelques milliers de morts.

Mais ne nous étendons pas sur ce passé récent. Le confinement total a permis de « bloquer » provisoirement ce virus, de limiter les décès et cela au prix certes d’un effondrement économique, mais, aussi, au prix de nombreux décès pour d’autres causes que ce virus.

Par exemple plus de 30.000 cancers n’ont pu être détectés qu’avec beaucoup de retard et, puisqu’il est question plus particulièrement du « cancer », notons qu’il comptabilise plus de 150.000 morts annuellement en France, bien plus que la « Covid », mais cela ne retient pas l’attention car ces morts ne perturbent pas « l’économie du pays », ne provoquent pas l’arrêt des industries et des commerces.

Peut-être que, si depuis des décennies on avait réservé quelques-uns de ces centaines de milliards, mis à la disposition des chercheurs d’un vaccin « Covid », à la recherche de la lutte contre les cancers, « il aurait été vaincu » !

         Le déconfinement estival a été catastrophique et cela a commencé dès la « Fête de la musique » au mois de juin, les « Rave-Party » incontrôlables, les réunions, les rassemblements non contrôlés et même interdits, la proximité sur les plages et les transports en commun bondés, etc. mais passons.

         Avec les premières fraîcheurs, le virus a repris son invasion et les tests, tant espérés, ont été mis en pratique. Nous sommes, paraît-il, le pays européen qui teste le plus, mais surtout « le plus mal » car à quoi peut servir un test dont le résultat n’est donné que plusieurs jours plus tard ?

         Le résultat d’un test doit être immédiat, dans les minutes qui suivent, et le testé « positif » doit immédiatement être isolé. Si ce n’est pas le cas, cela ne sert à rien ! Et ce n’est pas le cas !

         Le masque doit être obligatoire dans tous les endroits où il y a du monde et où la distanciation ne peut être possible. Quand dans un lieu quelconque, il n’y a personne, le port d’un masque est inutile, le virus ne  se balade pas en plein air, non accompagné !

         Exemple : le dernier tournoi de tennis de Roland-Garros. 5.000 spectateurs auraient pu être autorisés avec deux fauteuils de séparation et le port du masque, au lieu des 1.000 et des tribunes totalement vides, avec des loges pleines et sans distanciation.

Donc le président Macron nous a parlé, et nous l’avons entendu, mais tout de même, il a débuté par « soit une erreur, soit un mensonge » en annonçant 527 décès pour la journée, alors que quelques minutes plus tard, aux « Infos de la 2 », le chiffre officiel était de 292 décès. Quel est le véritable chiffre ?

Il nous a annoncé également « la fermeture de toutes les frontières extérieures à l’Union Européenne » pour interdire à ce virus qui, souvenons-nous, « n’avait pas de passeport » (dixit le président !) de pénétrer chez nous.

Expliquez-nous, Emmanuel Macron, comment allez-vous empêcher les « migrants », qui ne connaissent pas de frontières, de continuer à pénétrer en France, alors qu’ils passent par centaines quotidiennement en Espagne et en Italie, pour « venir » ensuite en France, et en Grèce pour envahir l’Europe ? Des migrants qui sont très nombreux positifs au virus ?

Enfin, vos scientifiques prévoient, paraît-il, environ 400.000 morts, si rien n’est fait pour stopper ce virus mais, également, si rien n’avait été fait dès le début.

Nous, on veut bien vous croire, mais tout de même, nous avons l’exemple de la Suède, qui est loin d’avoir confiné totalement, comme nous, et qui comptabilise 573 décès par million d’habitants, et les Etats-Unis, qui ont confiné très librement, 610 décès par million d’habitants, soit environ 20% de décès en plus que la France : 468 par million d’habitants. Selon ce calcul on peut supposer que, sans un confinement aussi total et mieux organisé, notre pays aurait pu comptabiliser environ 50.000 décès au lieu des 35.000 enregistrés.

Pour terminer, je me permets de signaler que, jusqu’à ce jour, les statistiques de l’INSEE, sur le nombre de morts par année en France, affichent du 1er janvier au 20 octobre 2020, un chiffre à peine supérieur à celui de 2019 et 2018.

Il est non moins vrai que « votre opposition », à part « l’ouvrir pour ne rien dire » n’offre aucune solution, mais je reste persuadé que l’on aurait pu bien mieux faire dès le début et que l’on pourrait bien mieux faire aujourd’hui mais, peut-être que pour un tel résultat, il ne faut être ni scientifique, ni politique !

© Manuel Gomez

Avec l'aimable autorisation de Dreuz.info.

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Manuel Gomez est né à Alger (Bab-el-Oued) le 17 novembre 1931.

Engagé par Albert Camus, à l'âge de 15 ans, comme  pigiste à "Alger Républicain", Manuel Gomez a poursuivi sa carrière comme rédacteur dans les quotidiens "La Dépêche d'Algérie", puis à Paris à "L'Aurore" et "Paris-Turf.

Il a été chef de rubrique au "Méridional" de Marseille. et Rédacteur en chef de "Midi-Magazine" à Nice.

Manuel Gomez a été le proche collaborateur de M. Georges Bidault, dernier président, après Jean Moulin, du Conseil National de la Résistance et dernier responsable de l'OAS, après l'arrestation du général Salan, et rédacteur en chef du Bulletin National du CNR/OAS "France Presse-Action" en 1961. Après 1995, il a écrit et publié 21 livres, tous en vente sur Amazon, y compris le dernier "Et si je revenais..."

Lauréat du "Prix Véritas" 2015 pour son livre "J'accuse De Gaulle".

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