70ème ANNIVERSAIRE DE LA LIBÉRATION DE LOUVIERS (1/2)

Publié le par la-petite-souris-normande.com

70ème ANNIVERSAIRE 

DE LA LIBÉRATION DE LOUVIERS

Allocution de

FRANÇOIS-XAVIER PRIOLLAUD

Maire de Louviers

Lundi 25 août 2014

(1/2)

PLL2.JPGMesdames et Messieurs,

C’était un vendredi. Les rues de Louviers étaient calmes ce matin du 25 août 1944. Quelques heures plus tard, notre ville allait pourtant se trouver au centre d’un immense mouvement des armées alliées, venues libérer notre territoire.

Cela fait 70 ans aujourd’hui.

Une patrouille américaine de reconnaissance arrive la première. Elle passe par la rue de l’hôtel de ville et poursuit rapidement sa route. Elle est suive par la 4e division blindée canadienne venue de la Haye Malherbe. Ce peloton stationne quelques heures à Louviers avant de se diriger vers Pont-de-l’Arche où se déroulent de sanglants combats en bordure de Seine et en lisière de la forêt de Bord.

Deux avions allemands tenteront bien, en vain, de stopper l’avancée des alliés. Un dernier bombardement, place du Champ de ville, vient endeuiller la libération de Louviers. On déplore six nouvelles victime.

Leurs noms seront rappelés tout à l’heure avant la minute de silence qui suivra le dépôt de gerbes.

Dès le lendemain de ce vendredi 25 août, Louviers libérée sera affectée au secteur britannique de la 15e division écossaise.  Elle accueillera quelques semaines plus tard, le 8 octobre 1944, le Général de Gaulle et son ancien maire, Pierre Mendès-France.

Mesdames et Messieurs,

En commémorant aujourd’hui le 70e anniversaire de la Libération de Louviers, au surlendemain de celle d’Evreux, nous commémorons une délivrance et des comportements héroïques.

La libération de Louviers, c’est une délivrance qui met un terme à quatre années de souffrances, à quatre années de sacrifices et de persécutions sociales et politiques.

Au lendemain des terribles bombardements de juin 1940, Louviers n’est plus qu’un champ de ruines. La quasi-totalité du centre ville a été détruite. On dénombre près de 700 bâtiments sinistrés. La ville est comme morte.

En quelques jours, c’est tout le riche passé d’une ville qui est englouti sous les bombes et qui disparaît dans les flammes. La majeure partie des habitants ont fui, et ceux qui sont restés vont petit à petit redonner un semblant de vie à la cité. On fait du pain avec ce qu’on trouve dans les boulangeries abandonnées. On prend du blé au silo, route de Rouen, que l’on fait moudre. On organise des soupes populaires à l’hospice, tant pour les habitants que pour les réfugiés qui refluent. On réquisitionne des locaux vacants pour loger les sans abris.

(suite demain mardi)


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