COMMENT SAUVER NOS RETRAITES ! (3/3)

Publié le par la-petite-souris-normande.com

Retraite 01

 

Quelles doivent être les cotisations ?

 

1.    Les cotisations seraient basées sur le revenu dépensé - revenu augmenté des reprises d'épargne et diminué des sommes épargnées – à un taux fixé, en fonction des besoins, par le pouvoir législatif. Ainsi égalité et justice seraient réalisées, les cotisations seraient proportionnelles aux facultés contributives de chacun et les prestations seraient égalitaires, si inégales (mais si faiblement inégales par rapport aux pratiques actuelles), et dans des rapports très généreux pour les plus faibles.


2.    J'entends, de l'univers feutré de mon petit bureau, les lamentations, les pleurs les litanies de ceux qui vont me dire « Mais mon petit monsieur je suis lésé, j'ai cotisé moi, c'est marqué sur mon bulletin de paye ! » et je leur répondrai « Allez casser, si vous le souhaitez, les os de ceux qui vous ont trompé, par manque de probité, par calcul, par incompétence, syndicalistes salariaux et patronaux, hommes politiques et prêcheurs de tout poil. Si, si allez-y ! Vous n'avez rien versé ! Les entreprises décaissent les cotisations de sécurité sociale, ce qui j'en conviens impacte leur trésorerie, mais elles s'empressent d'en répercuter, comme il se doit en bonne orthodoxie économique - ne voyez là aucun noir dessein, la charge sur le consommateur final par l'intermédiaire de leurs prix.de vente. Et, s'il vous faut quelque autre preuve, que se passe-t-il en cas de défaillance de l'entreprise ? Appelle-ton les cotisations aux salariés ? Non, bien entendu, il n'y a aucune solidarité de payement entre salarié et employeur. Les prestations sont-elles diminuées des droits correspondants aux cotisations impayées ? Non, bien entendu, les prestations sont calculées sur les prestations qui auraient dues être payées. Le contribuable, c'est à dire le consommateur final, paye le manque. »


3.    Pour bien enfoncer le clou, je vous le répète, dans le système préconisé comme dans le système actuel, c'est le consommateur final qui supporte les cotisations de sécurité sociale (dont celles d'assurance vieillesse) et sur son revenu dépensé. Alors autant qu'il le fasse directement. Cela permettra à l'entreprise de déduire ces charges de ses prix de vente et d'ainsi être plus compétitives à l'exportation comme sur le marché intérieur et au consommateur final de ne pas payer plus chers biens, services et travaux. Vous allez me dire : « Que d'angélisme mon petit monsieur, les entreprises ne joueront pas le jeu ! » et je vous réponds : « Il y a un pouvoir exécutif dont la tâche principale est de faire respecter (exécuter) la loi. A lui, qui d'habitude est prompt à vouloir s'approprier les tâches des autres, de faire son travail et d'obliger, si nécessaire, les entreprises à respecter les règles du jeu. A tout honneur tout labeur ! Et s'il en est incapable virez le ! ».


4.    Les entreprises n'ayant plus à répercuter dans leur prix de vente la charge des cotisations sociales seront incitées à embaucher. Celui qui, le pouvant financièrement, ne saisirait pas cette aubaine est un âne indigne d'être entrepreneur.


Que conclure ?

Le système préconisé est efficace car il est pérenne, tout le monde cotise pour tout le monde et sur la base la plus large et la plus naturelle. Quelle base, en effet, pourrait-elle être plus large et moins incontestable ? En plus, il protège nos entreprises du dumping social de certains pays et nous incite à embaucher. Il est juste, solidaire et égalitaire, car tout le monde cotise, en fonction de ses facultés contributives, et que tout le monde reçoit une prestation, si différente, au moins égalitaire, et qui récompense quand même les efforts accomplis par chacun.

Quel peut-être le fondement de l'opposition à ce système ? L'égoïsme et la défense de privilèges, rien d'autre !

 

   plumes

 


 Gabriel  Raspail

 

 

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Publié dans GABRIEL RASPAIL

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