DRAMATURGIES SANS DIALOGUE

Publié le par la-petite-souris-normande.com

jaur.JPGMon silence ne veut pas dire que j’oublie la "Petite Souris", qui malgré sa Normanditude (comme dirait Ségolène) intéresse le Breton que je suis.

Mes séjours à l’étranger en me montrant d’autres façons de vivre ensemble me fait me poser des questions sur les nôtres. Et malheureusement sans envier leurs modes de vie, j’aimerais que nous changions certaines des nôtres.

La "Petite Souris" qui respecte la liberté d’expression est lieu idéal pour y exprimer mes sentiments bien que je n’adhère pas toujours à ce qui y parait : le charme de la démocratie et du vivre ensemble.

Cela étant dit, voici un petit billet rageur sur ce qui se passe du côté d’Albi…

Ce qui m’horripile au plus haut point, c’est la façon de mettre les gens, les citoyens, devant le fait accompli. Des semblants de prise en compte des désirs des citoyens, pendant qu’en coulisse on accélère au plus vite pour empêcher tout arrêt des travaux en cours, et donc toute remise en cause.

Depuis déjà plusieurs semaines "Le Monde" avait attiré mon attention sur ce barrage de Sivens où il pressentait un nouveau Notre Dame des Landes.

Voici quelques agriculteurs cherchant à améliorer le rendement de leurs champs de maïs en les arrosant abondamment. Ici on ne peut pas forer comme dans d’autres régions, Bassin aquitain ou Limagne, mais les rivières peuvent être barrées pour créer les réserves de cette eau qu’ils estiment être leur.

Des agriculteurs qui font fi de toute gestion raisonnée de l’eau, ici le mépris du milieu.

Une enquête d’utilité publique a certainement été menée : dans les mairies concernées sont venus déposer leur avis les habitants des dites communes. Le résultat était connu d’avance, on est en famille. De toute façon ces enquêtes sont de la poudre aux yeux : le commissaire enquêteur qui n’a en général pour compétence que celle de s’être porté volontaire n’est pas tenu de suivre dans son rapport l’avis général exprimé. Et l’administration qui porte le projet n’est pas non plus tenue de suivre l’avis du commissaire…

On peut légitimement se poser la question du bien-fondé de ces enquêtes. Heureusement les recours juridiques existent mais ne permettent pas de bloquer le projet. Un responsable de l’Agence locale de l’eau expliquait benoîtement le 29/10 au matin sur France Culture que malgré les recours en justice, les appels d’offre avaient été lancés, les études réalisées et que des commandes avaient été passées auprès de prestataires qui commençaient les travaux. Il ajoutait : « Nous avons déjà engagé plus 1M€, nous ne pouvons plus arrêter le projet ».

Il est vrai que, la zone ayant été détruite, il sera difficile de faire machine arrière. Cette violence, dans le sens où l’on viole les procédures légales, cette mise devant le fait accompli ne sont-elles pas aussi détestables ?

Il est temps que nous reprenions notre vie, notre futur en main. Que les copains comme coquins soient renvoyés là où ils auraient dû rester.

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Gildas Le Breton

 



Publié dans GILDAS LE BRETON

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