LES TRIBULATIONS D’HÉLÈNE AU GABON 15° épisode

Publié le par la-petite-souris-normande.over-blog.com

 

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Bonjour mes lecteurs chéris ! ^^

A Mowba (le camp des matelas) Vendredi 4 juin 2010 - 13H

Assise sur un rocher. Un peu cachée derrière le feuillage des buissons.

La pluie commence. Puis continue, continue…

L’imperméable a des trous, il a été mangé par des termites.

La pluie…

Et, miracle ! une sitatunga femelle qui était couchée, se relève, des herbes, elle part manger.

Un mâle arrive de la petite rivière en courant pour ce cacher dans les hautes herbes.

Une autre femelle sort des raffia, elle mange.

Un autre est sur la piste, tout proche du point d’observation où nous sommes tous les matins.

La pluie s’arrête. Rayon de soleil. Déjà le sol sèche.

On entend l’ombrette, les cigales et l’aigle pécheur. Le singe nez blanc, le mâle dominant.

Une femelle sitatunga sort de la foret par la rivière, elle observe…

Au moindre mouvement de votre part, elle s’enfuit.

Elle bouge la queue, chasse les mouches, regarde à gauche, à droite…

Les dernières gouttes d’eau tombent des feuilles et vous mettez votre pantalon à sécher sur un tronc mort.

On le sait tous, ils sont là, dans le bai, vaquant à leur activités.

Bien cachés dans les herbes. Ils mangent, ils dorment. On ne les voit pas.

Qu’importe. Ils sont là. Juste à côté. Tout près.

Et toi. Petit française, à l’affût tu attends.

Juste le bonheur de les apercevoir deux secondes.

J’ai mis 20 minutes pour manger une barre de céréales de 25g…. Tellement je l’ai savourée :)

Oyez ! Oyez ! Braves gens. Connaissez-vous les fourreaux ? Moi non plus (rires).

En fait, il parait que se sont de toutes petites mouches qui vivent en foret, qui n’aiment pas la fumée, et qui piquent…

(Sinon ca ne serait pas intéressant ^^). Plein de petits boutons tous rouges, tous petits. Si on gratte, ça gonfle, on est défiguré. Mais si on a le courage (parce qu’ils font très mal) de ne pas y toucher.

Un jour après, on n’a plus rien…

5 juin 2010  10h00-Histoire du concombre :

Les Gabonais le cultivent dans des champs de 15 – 20 m carrés (très grand donc pour eux).

C’est un gros truc allongé de la taille d’une pastèque. Vert. Une fois qu’il est mur, on ne le cueille pas. On attend. On attend jusqu’à ce que le pied de la plante meurt. Là on coupe les fruits en 4 parties.

Et on ré attend. Une semaine. En plein soleil.

On prend les graines (qui sont en fait le « vrai concombre ») truc petit blanc ovale avec un bout pointu, plat. On les fait sécher.

On les fait griller, on les pille. On les place dans un pot en terre, avec de l’eau.

On cuit. Une fois cuit, on rajoute ce que l’on veut. Mais en règle générale, c’est du poisson séché, des tomates, oignons,…

On recuit. On retourne le pot (avec couvercle !!!!) et on laisse passer l’eau.

Ce qui nous donne une pate. Que l’on fait sécher.

On la laisse durcir. Et on mange …. ;)

Pouf !!! C’est long hein ?

Les autres sont partis. Au village on est 5. :)

Hier soir j’ai réussi à prendre mon bain seule du début à la fin.

Sans Pauline, sans Zita, sans Ligye !!!.  Génial !!

Il avait plu ! (3 fois) durant la journée ! Et les eaux ont grimpées… un petit torrent pour me baigner :) on s’approche de la cascade, et on se tient ? on se tient et on s’assoie au bord.

Et là bonheur !! Massage naturel :) (bon a l’eau froide mais bonheur quand même).

Le retour a été plus chaud. A 4 pattes. En luttant contre le courant ^^

Elles me font rire les filles à se laver au bord de l’eau, debout, à cause des poissons qui mordent ! ^^

Le 6 juin 2010 à Momba 14h10

La matinée de ouf ! Hier déjà il a replu (3 fois, encore oui oui je sais).

Et pas les petites bruines de chez nous ! Non ! Messieurs-dames !

Les gros bidules bien gabonais ! Trempés ! vive le feu du soir ! ^^

Et bien on va se coucher. Et la en pleine nuit ! Pouf ! Paf ! Rebelote !

Une pluie torrentielle ! Mais un truc pire que gros bidule bien gabonais !

L’orage a duré toute la nuit ! Et le matin aussi… et….

Donc ce matin, réveil sous la pluie, pas besoin de préciser que le camp n’est plus un camp mais de la gadoue…  j’avoue que j’ai légèrement fait trainer le petit déjeuner. (Biscotte eau chaude, café soluble lait en poudre et sucre) juste légèrement on est arrivé à 8h00 au bai.

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Le trajet sous la pluie ?

Génial ! Bizarrement (je m’étonne moi-même) j’ai adoré. Je vous décris la scène :

Guy Roger en ciré jaune. (Pantalon + haut).

Et moi avec mes plastiques (bleue et blanches) mon pantalon (très vite mouillé) vert kaki, débardeur, haut marron délavé, k-way orange, sac (mouillé aussi), et imperméable poncho de Pauline… + mon bâton (Moïse, c’est Lygie qui l’a baptisé celui là).

Les gouttes de pluie tombent des feuilles, les pistes d’éléphants sont inondées (petites rivières qui serpentent à travers la foret).

Les marécages (transformés en grosses rivières), le pont où l’eau m’arrive au niveau des fesses, plein de traces fraiches d’éléphants. Mais en réalité, moi je les ai plus vu comme des trous dans lesquels tu t’enfonces quand tu as le malheur de mettre le pied dedans.

Et puisque tu ne les vois pas (vu que c’est sous l’eau…) Imaginez le courant ! Les petits ponts avec juste 5 branches accrochées par une liane… le bruit de la pluie, le pantalon de 10kgs !

Le tout dans un enchevêtrement d’arbres, de lianes, ….. Génial !! ^^

 

 

Et on arrive à la saline et … Rien… Pas d’éléphants.

Bon des sitatungas à la pelle, qui nagent.  Et malgré la pluie les calaos, les tourterelles…

Et la rivière du bai qui a grossi.

Grossi… un truc de dingue !

Les gars sont venus nous apporter le manger après la pluie (ils n’ont pas d’imper) les eaux ont encore montées. On ne voit plus les ponts… ça va être drôle pour revenir :)

A 18h10 autour du feu, après la douche.

Et bien le chemin du retour. Plus simple que le matin. La pluie c’est arrêtée vers midi. Les feuilles ont eu le temps de sécher. Les rivières se sont remplies. En réalité, les pistes d’éléphants sont tellement utilisées, que pour ‘l’instant le sol reste dur en dessous.

L’eau a dont directement été guidée vers les rivières. Tous les marécages ayant accès à une rivière étaient détrempés (eau qui m’arrive à la cuisse). Au moins 1m50 en une journée !. Sur le pont du matin, je me suis mouillée au dessus du nombril ! Alors qu’il est à 2m du sol….

Du coup, la foret est hyper jolie. Le soleil perce un peu, un peu.

Dans le courant, les bulles dansaient, et moi j’ai fait la course avec Coli.

Il a gagné (normal) mais bon. ^^

Le bain ? Je ne sais pas trop si il a servi a quelque chose...

L’eau est marron. Mais j’ai mis du savon^^^ (n’est ce pas Julie et Marion (rires))

Comment charger une batterie en forêt ?

Quelques piles, un support, du fil et du scotch.

On pose les deux fils (électriques !!!) sur la batterie, on entoure de scotch et on branche les deux fils sur le support des piles ^^ (rires).

Et j'arrête la, parce que tout le monde va péter un câble à me voir vous écrire.) :) Je suis habituée (rires) ^^

P.s. : Il m’arrive d’écrire Momba ou Mowba… En fait, c'est une langue parlée et non écrite… Ce qui est un peu compliqué.

Dans ma tête le camp de Momba : c'est la saline, le bai : la clairière en pleine forêt.

Le camp de Mowba, c'est celui que j'appelle le camp des matelas. c'est la pose sur le trajet en pirogue pour arriver au bai. Le camp ou on dort la nuit, ou on prend les matelas miteux. Pour les 15 jours de forêts, et d'où on repart le lendemain pour faire la fin du trajet en pirogue.

Mais en fait, les deux mots sont très proches.

Re-P.s. : une petite vidéo de la traversée de la rivière…

A bientôt mes lecteurs chéris, et a + pour la suite (et bientôt la fin) de mes studieuses aventures

Biz tout le monde.

  Hélène, l’Euroise au Gabon 

Publié dans HÉLÈNE L'EUROISE

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