TOUCHE PLUS MON PARC (suite 3)

Publié le par la-petite-souris-normande.com

6-Abd.jpgLe peuple de Lovérie a bien de la chance. Il a à sa tête un grand financier, un grand bâtisseur, un grand praticien de la démocratie, un grand défenseur de l’environnement. Si nombreuses sont ses immenses qualités que nul ne peut les citer toutes…

Arrivé à cette altitude de qualités et de bienfaits, on se demande si tout cela est bien réel. Attachons nous à des exemples concrets et le tableau pourrait bien changer de visage.

Par exemple tout le monde sait que Tinmartus est un grand chantre de l’environnement : plus vert que vert de chez vert, ça n’existe pas !

Et pourtant…

Voilà que Monsieur Vert a décidé de rayer de la carte un des rares espaces verts qui subsiste encore au cœur de sa Lovérie tant aimée : le Parc des Oiseaux. De quoi s’agit-il ?

Il existe entre la rue des Oiseaux et la rue du Commandant L’Herminier, à hauteur de la station Esso, un parc arboré, vestige d’une propriété bourgeoise du 19ème siècle. Ce parc, non clôturé, est ouvert au public depuis des décennies. Un bel ensemble d’arbres, tous plus que centenaires, harmonieusement répartis, lui donnait tout son charme. Il faisait le plaisir des habitants du quartier, des enfants qui venaient jouer au ballon sur son terrain de basquet laissé à l’abandon. Il était aussi apprécié des professeurs de gym qui y emmenaient leurs élèves. Mais c’était il y a un an.

Le grand Tinmartus le Vert décida donc qu’un parc, autrefois destiné au plaisir des bourgeois, ne pouvait être mérité par les pauvres qui n’en avaient rien à faire. Pour eux, pas de belle nature en centre ville. Construisons leur des maisons plus ou moins hideuses comme on vient d’en voir pousser dans le voisinage. Le peuple saura que j’ai encore bâti. Il en sera heureux. Il ne m’en adulera que davantage. Nul n’est plus fin connaisseur de l’architecture contemporaine que moi. Alors, qui osera dire que je défigure la ville ?

(A suivre)

 

  agriculteur-jardinier

 

 

 

 

 

 

Ignare de Layoli

 

 

 

Publié dans IGNARE DE LAYOLI

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