UNE AUTOROUTE AU TRACÉ INACCEPTABLE

Publié le par la-petite-souris-normande.com

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Plusieurs communes de la CASE se mobilisent contre le projet d’autoroute reliant l’A28 à l’A13, retenu par le gouvernement socialo-verts.

 

Sauf erreur ou omission, il est surprenant de constater la volte-face du maire de Val-De-reuil, alors que celui-ci n’est jamais intervenu contre ce projet lors des discussions au Conseil Régional.

 

C’est naturellement que nous soutenons la motion s’opposant à ce projet « coûteux, destructeur et inutile » et que nous publions le texte ci-dessous :

 

Le tracé retenu par l’Etat pour le contournement Est de Rouen ne correspond en rien pour ce qui est de la partie qui traverse Val-De-Reuil et les communes voisines au projet évoqué voici cinq ans, sans nuisances, sans visibilité, et sur lequel nous pensions qu’un accord s’était fait.

 

Dans l’Eure, l’autoroute traverse la Seine par un pont coupant les communes de Pitres et du Manoir sur la rive droite et celles de Léry et des Damps sur la rive gauche avant de traverser sur plus de 4km le territoire de Val-De-Reuil en lisière de la forêt de Bord.

 

Cette cicatrice routière, véritable barrière sur notre territoire, est perçue comme une agression par tous les Rolivalois. Leur seule richesse est, parfois, leur paysage. La seule aisance de la ville son cadre de vie. Le patrimoine et l’héritage de la commune sa situation de ville nouvelle dans la campagne normande. On détruira en 2025 ce qui a été conçu en 1975.

 

L’Etat et les autres décideurs publics, notamment locaux, ne peuvent ignorer que ce projet expose les 15.000 habitants de Val-de-Reuil à de multiples nuisances :

 

− pollution visuelle : l’autoroute entaillera profondément le paysage de la boucle de Seine et coupera physiquement la ville et ses citoyens, promeneurs, familles, enfants, de la forêt de Bord, véritable poumon d’oxygène pour plus de 100 000 habitants, forêt domaniale déjà saignée par les nombreux ponts ou chaussées qui la traversent et qui perdra encore 30 hectares.

 

− nuisances sonores : l’autoroute fournira un bruit de fond continu et un écho se répercutant de nuit comme de jour sur les façades proches du bassin urbain de la ville.

 

− pollution atmosphérique : les gaz d’échappement et les particules émis par les véhicules poussés vers la plaine, vers les habitations par les vents dominants dégraderont la qualité de l’air et occasionneront des pathologies respiratoires des habitants.

 

Le tracé retenu aura un impact immense sur la biodiversité. Au total une centaine d’hectares sera prélevée sur le territoire de la commune dont plus de 60 sont destinés à ses zones de développement qui sont pour les Rolivalois et les habitants de l’agglomération Seine Eure des ressources foncières essentielles, destinées à des programmes de logements ou d’activité économique.

 

Sur le plan patrimonial, le foncier bâti subira une dépréciation importante préjudiciable aux propriétaires riverains, aux entreprises et aux collectivités publiques. L’activité de certains sites industriels sensibles, notamment le bassin d’essais des carènes, mais aussi les data centers d’Orange et d’EDF situés à proximité immédiate du tracé sera perturbée par les vibrations causées par le trafic ;

 

Enfin, la non rentabilité de l’exploitation de ce barreau autoroutier qui sera confiée à un concessionnaire privé pèsera sur les budgets publics des collectivités riveraines et alourdira encore la fiscalité locale, sans jamais baisser les futurs tarifs de péage.

Cette situation dissuadera les milliers de salariés qui font tous les jours la navette entre les territoires de CREA et de la CASE d’en acquitter le coût, et cette rocade payante sera finalement utilisée par d’autres.

 

Pour ces différentes raisons, le conseil municipal de Val-de-Reuil, réuni le 23 novembre 2012 :

 

- refuse catégoriquement le tracé de l’autoroute de liaison A28-A13 dont les nuisances dépassent largement son territoire ;

 

- est convaincu que, pour répondre aux objectifs d’un contournement Est de l’agglomération de Rouen, d’autres voies techniques existent sur le territoire de la CREA, comportant moins de nuisances environnementales et sanitaires pour la population desservie.

 

- demande que d’autres solutions aux effets plus rapides et moins coûteuses soient étudiées intégrant une meilleure coordination et le développement des transports en commun s’appuyant sur la Gare de Val- de-Reuil ou un réseau plus étendu de bus et de cars.

 

- exprime sa solidarité avec les communes qui s’opposent à ce projet.

 

Vous pouvez signer la pétition en cliquant : I C I 

 

Publié dans LA PETITE SOURIS

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l'œil de Roli 04/06/2013 14:26

Madame Cascajares semble aujourd’hui être opposée au projet d’autoroute retenu par l’Etat. Pourtant, je constate que lors du vote de cette motion le 23 novembre 2012, elle est la seule à s’être
abstenue !!!

catherine cascajares 04/06/2013 10:44

Je suis d'accord ce tracé est inacceptable,à moins que ce projet soit souterrain comme pour la forêt de Marly en région parisienne, mais à quel prix?
Il existe le projet du "Barreau Eurois" dont la pemière appellation était le tracé "APACHE".
Ce projet du Barreau Eurois a été soumis au Ministre et aux membres du gouvernement concernés, revêtu des signatures des maires des communes concernées dont le Maire de Val de Reuil et d'autres
maires!
Ce projet a le mérite de donner la gratuité du Péage d'Incarville et de préserver notre faune et notre flore!
Hélas à ce jour ,silence des ministres de Normalie!
Gageons que Marc Antoine Jamet réputé pour avoir le "Bras long"avec la sphère du gouvernement en place parvienne à faire entendre raison à ses Amis!...Afin que Val de Reuil conserve sa renommée de
ville à la Campagne.