UNE EUROPE EN DÉCONFITURE…

Publié le par Le Scarabée Noir

UNE EUROPE EN DÉCONFITURE…

Angela Merkel n’a pas réussi à constituer une coalition de gouvernement, elle « la reine du consensus » : C’est le chaos et l’incertitude en Allemagne.

Elle paye le prix de sa calamiteuse politique migratoire et son échec est avant tout « sociétal » : On devait bien se douter que, tôt ou tard, le peuple Allemand qui, c’est un euphémisme, n’aime pas trop le désordre allait finir par réagir aux viols collectifs, aux profanations de lieux de culte, à l’agression contre ses traditions.

Au surplus, l’Allemagne ne va pas « si bien que cela » au niveau économique : Le nombre de pauvres ne cesse d’augmenter et la mise en place du protectionnisme aux Etats-Unis (20% de droits de douane sur les importations) risque de donner un sérieux coup de frein au commerce extérieur d’outre Rhin….

S’ajoute aussi l’épouvantable politique énergétique de l’Allemagne, contrainte de brûler du charbon et du lignite à qui mieux mieux à la suite de l’arrêt brutal du nucléaire.

Bref, l’horizon s’assombrit dangereusement outre Rhin.

Le peuple Allemand, encore une fois, déteste l’incertitude et il est capable, l’histoire l’a montré, de réactions extrêmement brutales.

Souvenons-nous de la République de Weimar sur sa fin…

En descendant vers le Sud, on parvient en Italie.

Là aussi la question des migrants est cruciale….

Mais c’est surtout la situation financière du pays et notamment celle de son système bancaire qui inquiète. La plus ancienne banque du monde est au bord de la faillite, les banques Italiennes ont « fait le plein » des lignes de crédit octroyées par la BCE et l’état Italien ne veut plus soutenir les banques (trop de risques). L’Italie, ce n’est pas « un petit pays » avec un PIB comparable à celui de la France à 1 850 milliards d’euros et, d’ailleurs, on souhaite de plus en plus sortir de l’euro en Italie.

Sylvio Berlusconi refait surface, les provinces du Nord réclament davantage d’autonomie fiscale et financière, le « populisme » regagne du terrain et l’Italie ne participera pas à la coupe du monde de football.

L’Italie va donc mal.

Allemagne/Italie, ce couple rappelle de bien douloureux souvenirs…

L’Espagne nous a donné une bien étrange leçon de démocratie lors de cet épisode Catalan que « tout le monde voyait venir » en réprimant sèchement au lieu de discuter au préalable.

Avec des méthodes dignes de celles du franquisme dans un pays où « on a le sang chaud »…

Une guerre civile en Espagne, avec des partis extrêmes en Allemagne et en Italie….

Les Anglais eux, ils ont pris le parti irréversible de retourner sur leur île et de s’occuper en priorité de leurs affaires.

Comme d’habitude…

A l’Est de l’Europe, la Hongrie a pris clairement position contre l’immigration : C’est l’interdiction absolue avec le soutien de plus de 80% de la population des 18/44 ans ! Et l’affirmation haut et fort du principe de subsidiarité : Bruxelles peut aller « se faire voir ».

C’est probablement le même cas dans les « anciens pays du bloc soviétique ».

Et la France dans tout cela ?

En dépit des agitations tapageuses de notre Jupitérien Président et des cocoricos des medias qui affirment que, grâce à lui, la France a retrouvé son rang international, force est de constater qu’il ne se passe pas grand-chose.

Comme le soulignait à fort juste titre Luc Ferry, on a un paysage politique éclaté avec grosso-modo 5 forces à 20 % des voix : Le FN à l’extrême droite, Les Républicains à droite, En Marche/Modem au centre, le PS à gauche et Les Insoumis à l’Extrême gauche.

Par un concours de circonstances et des « manœuvres » fort douteuses fondées sur l’élimination préalable des rivaux, Macron est venu au pouvoir.

Mais il ne représente que 20% des électeurs et « ça commence à ruer dans les brancards » même en interne, dans un « parti » aux pratiques démocratiques pour le moins douteuses, plus proches de celles des républiques bananières que d’Athènes…

Comme presque partout ailleurs en Europe, sa mollesse-voire son inaction volontaire-sur la question migratoire risque de lui jouer un tour « à la Merkel ».

Bon, il ne faut pas se voiler la face (si je puis oser cette image dans le contexte actuel), l’Europe a complètement explosé, tout comme du reste la plupart de ces organisations internationales qui ont vu le jour après 1945.

C’est dommage, l’Europe est « un beau projet » et il faut la reconstruire.

Mais on ne pourra le faire que sur la base de piliers solides, c’est-à-dire sur la base de nations solides et solidaires, pas sur des piliers qui s’effritent de partout.

Et si le salut venait de l’Est ?

Certes, l’Histoire « ne repasse pas les plats », mais il ne faut jamais oublier que c’est grâce à la Russie que les alliés ont pu vaincre Hitler et les nations se reconstruire.

  Le Scarabée Noir.

Publié dans LE SCARABÉE NOIR

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