INFILTRATION ET TOLERANCE ZERO : LES SEULES SOLUTIONS…

Publié le par Pierre Robès

INFILTRATION ET TOLERANCE ZERO : LES SEULES SOLUTIONS…

Une fois de plus le Ministre de l’Intérieur a avoué l’effrayante inefficacité de notre lutte « antiterroriste ».

Toujours et encore le même scénario, la même sinistre pièce, le même acteur. Seul le décor a changé.

Cette fois-ci, c’est le supermarché d’une petite ville, là où les gens vont faire tranquillement leurs courses, là où les gens bavardent avec les voisins et avec les caissières. Depuis longtemps, le supermarché a remplacé le bistrot du village.

Une « belle cible » bien symbolique pour semer la terreur dans une petite ville de province…..

Même en province, même à la campagne tout le monde est en danger, partout.

Et pourtant, les recettes sont connues.

Il n’y a qu’à traverser l’atlantique et aller à New York pour voir ce qu’il faut faire.

New York était l’une des villes les plus dangereuses du monde dans les années 70/80.

C’est devenu l’une des villes les plus sûres du monde.

Comment ?

D’abord en appliquant la théorie de la « vitre cassée ».

Grosso modo, cette théorie (qui a fait ses preuves) dit que si celui qui a commis un tout petit délit est très sévèrement puni, il ne sera pas tenté de passer à l’acte plus grave : Voler ce qu’il y a dans la vitrine !

C’est le principe de la tolérance zéro qui fonctionne très bien à deux conditions : Que les juges « jouent le jeu » et qu’il y ait suffisamment de structures (prisons ou autres) pour que les peines soient exécutées.

Tout l’inverse de ce qui est fait en France.

Ensuite, il existe à New York un système de repérage des « zones à plus ou moins fort risque ». C’est dans ces zones à risque que sont envoyées prioritairement les patrouilles de police pour « faire du préventif ».

Tout l’inverse de ce qui est fait en France où on a laissé proliférer des zones de non droit totalement interdites aux forces de l’ordre et même aux pompiers et aux ambulances.

Enfin, les effectifs de police se composent de différentes « origines » représentant au mieux la répartition de la population. Ainsi la police est capable de comprendre les différentes « sensibilités ».

A cela s’ajoute une importante infiltration dans les milieux « à risque », ce qui permet de remonter l’information depuis la source même.

A ma connaissance, ce dernier point a largement été abandonné au profit d’une cyber surveillance qui ne sert strictement à rien.

Voilà, c’est pourtant simple et frappé du sceau du bon sens.

Les 10.000 policiers que veut recruter Madame Schiappa pour surveiller ceux (et celles) qui « mettent la main aux fesses » seraient peut-être plus utiles s’ils étaient affectés à la surveillance de tous ces terroristes potentiels et parfaitement identifiés.

Encore faut-il le vouloir et là, on peut légitimement se poser la question de savoir si tel est le cas.

Les faits sont pourtant têtus.

Pierre Robès    Pierre Robès

 

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