LA RETRAITE, SYMBOLE DE LA FIN DE VIE D’UN SYSTÈME.

Publié le par Patrick ROBERT

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Je pense ce problème insoluble si on l’aborde de façon globale pour une raison toute simple : la retraite, c’est une question individuelle et non une question collective.

Autant il est vrai que la santé, l’éducation, la justice, la défense, la sécurité sont des affaires collectives car elles concernent l’ensemble de la population (et à cet égard il faut noter l’excellence du modèle Français), autant je considère que vouloir traiter « la retraite » de façon globale est impossible.

Impossible pour plusieurs raisons :

  • Qu’y a-t-il de commun entre la vie professionnelle d’un ouvrier du bâtiment et celle d’un employé de préfecture ? Rien évidemment.
  • Comment régler de façon unique une très grande diversité de professions, de carrières, d’espérances de vie, voire de choix personnels ( vie de cigale ou vie de fourmi) ?
  • Comment faire fi de « régimes spéciaux » parfois chèrement acquis aux prix de « luttes sociales » alors que c’est typiquement un faux problème puisque « le combat va vite cesser faute de combattants » ? Chacun constate que le monde ouvrier n’existe pratiquement plus, que le conducteurs de métro seront bientôt remplacés par des robots tout comme les cheminots, les postiers et même les agriculteurs qui se suicident chaque jour…

Nous vivons en France dans un pays bourré de contradictions : Alors que le libéralisme économique effréné est un choix idéologique clairement exprimé, jamais on aura connu un état interférant autant dans la vie privée : Interdiction de fumer, de boire, de conduire trop vite, de draguer, de se moquer des …, de forer un puits dans son jardin, de manger trop de viande, réglementations et normes en tous genres…et un Etat qui n’hésite pas à « cogner dur », ainsi que le démontre le traitement des manifestations des gilets jaunes.

Au passage, j’ai une pensée pour ce brave type qui a reçu une grenade dans l’œil…

Et la retraite dans tout cela ?

D’abord, je considère qu’effectivement, la solidarité nationale doit jouer à plein et qu’il est hors de question de laisser au bord du caniveau celles ou ceux qui n’ont plus rien en raison d’accidents de la vie, c’est la raison d’être du « minimum vieillesse ».

Pour le reste, je pense qu’il serait plus efficace de supprimer purement et simplement toutes ces usines à gaz que sont les caisses de retraite. Ces organismes ont un coût de fonctionnement extrêmement élevé et une efficacité plus que douteuse, le cas du RSI est particulièrement révélateur Laissons chacun « se débrouiller » à la préparation de sa retraite sans lui faire miroiter des chimères!

Savez-vous, par exemple, que si vous placez 500 €uros par an pendant 40 ans au taux « modique » de 1%, vous accumulez 24.500 €uros !

500 €uros, c’est 40 par mois, le prix d’un déjeuner «plat principal/dessert ou entrée/dessert » à deux par mois au Buffalo ou au Courte Paille du coin, sans compter le pinard (c’est trop dangereux le pinard !).

Alors supprimons toutes ces « cotisations obligatoires » qui sont, in fine, un racket et font croire à tous les braves gens » que c’est pour leur bien et pour leur assurer une retraite décente : C’est un mensonge.

D’ailleurs, on notera que les établissements financiers proposent toute une série de produits d’épargne retraite permettant d’améliorer l’ordinaire. Le problème, c’est qu’il faut avoir suffisamment de revenus pour pouvoir se payer ces « sur cotisations » et ces produits d’épargne ne bénéficient qu’aux riches qui deviennent ainsi de plus en plus riches…

Et on ose nous parler de solidarité.

Non décidément, un bon petit système tout simple fondé sur la responsabilisation de chaque individu à se « constituer son pécule, son bas de laine planqué sous le lit conjugal », assorti d’un minimum vieillesse décent, ce serait bien plus efficace.

Et libre à chacun de mener une vie de cigale ou une vie de fourmi en toute connaissance de cause.

Ce n’est pas cela la liberté que d’être maître de l’organisation de sa vie, et donc de sa fin de vie ?

Patrick ROBERT

Chef d'entreprise

 

LA RETRAITE, SYMBOLE DE LA FIN DE VIE D’UN SYSTÈME.

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