PROSPECTIVES PRÉSIDENTIELLES 2022 (7)

Publié le par Denis SZALKOWSKI

PROSPECTIVES PRÉSIDENTIELLES 2022 (7)

MÉLENCHON, MERCI, SANS MOI.

J’ai beau être de gauche. Mais, vous, les Mélenchon, Lienemann, Maurel, Filloche, Hamon ne font pas partie de ma famille politique. Ma gauche, c’est celle de la valeur travail, de l’excellence, de l’éducation populaire. La vôtre, c’est celle du calcul politique, de la fourberie, des bons d’alimentation. Vous avez en commun de n’avoir aucune culture économique. Jean-Luc, tu as déclaré que tu serais candidat à condition de recueillir 15.0000 signatures… Tu te faisais pas de bille, Jean-Luc, tu les a trouvées tes signatures…

En 2012 et 2017, tu as perdu. Et, si tu crois avoir le même destin que Mitterrand, je crains que tu te trompes de période historique. Le monde a changé. Les Français n’éliront pas un « vieux », comme Biden. Tu vas prendre 70 balais en 2022. On a beau dire, mais les Français ont encore un semblant de conscience politique. Face à Macron, à l’occasion d’un hypothétique 2e tour, tu te feras balayer comme la Marine nationale en 2017. Comme une merde. Par incompétence, aux yeux et au su de tous les Français. Et ta rhétorique, ta dialectique – aussi brillant sois-tu – n’y changeront rien.

Ta candidature rend aujourd’hui impossible celle d’Arnaud Montebourg que tu as rencontré en septembre. Je ne sais pas ce que vous vous êtes dit et je m’en fous. Arnaud n’a pas que des amis chez les militants du PS – cette droite de la gauche qui votera Macron – qui le détestent. Pour autant, il est plus crédible que toi face à Macron. Tu as donc fait le choix, par ta candidature, de faire perdre la gauche. Tu avais un compte personnel à rendre avec la gauche réformiste. Tu fais bien mieux que cela. Tu es aujourd’hui l’idiot utile d’un système qui interdit de fait à la gauche d’avoir un horizon politique dans notre pays.

LA SYMPHONIE DE 2022
 
 
 
Denis Szalkowski 
PROSPECTIVES PRÉSIDENTIELLES 2022 (7)

Ce 12 octobre, à l’occasion de la publication de son nouveau livre ‘‘L’équilibre est un courage. Réparer la France’’, dans les colonnes du Figaro, le Général d’Armée Pierre de Villiers explique à Alexandre Devecchio sa démarche, ses inquiétudes, ses propositions et sa «nouvelle façon de servir». Extraits :

Êtes-vous favorable à une intervention de l’armée dans les cités ?

Ce n’est pas du tout le rôle de l’armée aujourd’hui dans une situation de paix. La constitution est d’ailleurs bien faite sur ce plan. Je vous rappelle que l’armée n’intervient sur le sol national que dans l’état de siège même si l’armée est présente dans des conditions très encadrées dans le cadre de l’opération « Sentinelle » depuis les attentats de 2015. Je crois que c’est aux forces de sécurité, gendarmerie et police, de remplir la mission pour laquelle ils sont faits… mais c’est aussi une question de volonté politique. Il y a un moment où il faut que la loi soit respectée partout. L’une des raisons du malaise actuel, de l’absence de confiance et de la désespérance de nos concitoyens est le décalage entre les déclarations et les actes. Ce que je dis souvent : il faut penser en homme d’action et agir en homme de pensée.

Pourquoi ce manque de volonté ?

Parce que « l’équilibre est un courage » et cet équilibre entre fermeté et humanité nécessite beaucoup de courage. La fermeté veut dire qu’il faut assumer les conséquences d’une reprise du terrain perdu et l’humanité signifie qu’il faut changer notre politique de considération, de respect vis-à-vis de ces populations, parce que le seul discours ne suffit pas.

Finalement on voit qu’il y a trois France qui ne se parlent pas, quel est le point commun que vous voyez entre ces trois France et quelle serait la manière de les réconcilier ?

Les valeurs d’autorité et d’humanité sont les clés de la réponse. L’autorité passe par la politique régalienne qui doit redevenir la principale mission de l’État. L’État régalien a été affaibli ces dernières années au profit des dépenses sociales. Mais il ne peut y avoir de véritable politique sociale sans un État régalien fort qui protège. Par ailleurs, si l’on prend les jeunes, dans les trois France, ils partagent une même soif d’engagement, d’autorité, de cœur.

(Suite vendredi prochain)

Publié dans Denis SZALKOWSKI

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