PROSPECTIVES PRÉSIDENTIELLES 2022 (9)

Publié le par Denis SZALKOWSKI

PROSPECTIVES PRÉSIDENTIELLES 2022 (9)

DES MÉDIAS, DES JOURNALEUX ET DES MÉDECINS CO-LABOS

A l’exception notoire de Jean-François Delfraissy, Eric Caumes ou encore Axel Kahn, les médecins qui défilent sur les plateaux de télévision depuis mars 2020 ont en commun d’avoir été rémunérés d’une manière ou d’une autre par les labos pharmaceutiques et notamment par Gilead. Du coup, on comprend mieux leur acharnement contre Didier Raoult et le traitement Hydroxychloroquine/Azithromycine qui ne rapporte pas grand chose.

En allant consulter les données du site du ministère de la santé, vous pourrez mesurer la virulence de leurs propos à l’endroit du directeur de l’IHU Méditerranée en proportion du montant de leurs liens d’intérêts.

N’oublions pas non plus Martin Blachier dont l’activité ne doit pas l’amener à décrédibiliser la parole des autorités de santé et des labos avec lesquels il fait son business.

Didier Raoult a été victime de menaces de mort exprimées par le Docteur Raffi. Quant aux trois autres, il n’ont cessé de défiler sur C à vous, ainsi que sur les plateaux des chaînes d’info continue, sans qu’aucun des journalistes ne donne le montant exact de leurs liens d’intérêts. C’est ainsi que, le 10 novembre dans l’Express, Karine Lacombe affirmait de manière péremptoire : « Depuis le début, Didier Raoult est contredit sur toute la ligne ». Depuis le début, rémunérée par Gilead, Karine Lacombe nous a trompés sur toute la ligne.

Tous ces médecins ont dérogé aux règles les plus élémentaires de la déontologie. La question qui peut aujourd’hui assez légitimement nous assaillir est de savoir s’ils ont agi sur ordre, afin de décrédibiliser la parole d’un médecin dont l’efficacité du traitement a été corroborée par de nombreuses études cliniques dans le monde entier.

LA SYMPHONIE DE 2022
 
 
 
Denis Szalkowski 
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LUTTE CONTRE L'ISLAMISME : “C'EST BIEN D'UNE GUERRE QU'IL S'AGIT” (Général Pierre de Villiers)

Le combat qui met aux prises la France et l'idéologie islamiste est un combat décisif, qui pourrait nous révéler à nous-mêmes ou mettre un terme à notre histoire, affirme le général Pierre de Villiers, ancien chef d'état-major des armées.

Je suis entré à Saint-Cyr en 1975. C'était l'époque post-soixante-huitarde de l'antimilitarisme primaire, l'époque d'une paix que l'on pensait éternelle. Le monde était divisé en deux blocs : le pacte de Varsovie et l'Alliance atlantique. J'ai quitté l'armée à l'été 2017. Le monde avait complètement changé. Deux ruptures stratégiques majeures l'avaient bouleversé : la chute du mur de Berlin, en 1989, entraînant l'arrivée d'un monde multipolaire, et l'attaque des deux tours au cœur de New York, qui mettait ce monde sous la pression d'un terrorisme de masse. Entre-temps, les “stabilisateurs automatiques” que sont les organisations internationales se sont peu à peu usés et ne se sont pas suffisamment réformés. L'ordre ancien issu de la fin de la Seconde Guerre mondiale s'en est allé et nous sommes entrés petit à petit dans un temps de déséquilibre qui nous amène aujourd'hui, probablement, à un point de bascule. Retour de l'histoire.

Dans ce contexte, l'armée devient le recours et le vocabulaire militaire est à la mode. L'armée a souvent été ce vers quoi on se tournait dans les difficultés ou le chaos. Noter monde occidental est en lambeaux, ayant oublié ses défenses immunitaires

Mais l’instabilité semble si profonde. Notre monde occidental est en lambeaux, ayant savouré avec délice les dividendes de la paix et oublié ses défenses immunitaires, sous le coup d’un mondialisme effréné et d’un matérialisme aveugle. La France est en première ligne, fragilisée par le délitement de son creuset national, minée par ses fractures territoriales et sociales. Nous faisons face simultanément au retour des États puissances, cherchant pour l’essentiel à regagner leur influence perdue, et au terrorisme islamiste radical, cette idéologie mortifère qui vise à imposer un nouveau modèle sociétal. Ces deux lignes de conflictualité, sous nos yeux endormis par les charmes d’une vie postmoderne émolliente et les réseaux sociaux où nous nous perdons dans des labyrinthes sans fin, se doublent de migrations massives, liées au déséquilibre démographique entre le Nord et le Sud, et d’un dérèglement climatique qui accroît les mouvements de population et déstabilise nos organisations sociétales.

Constat implacable que les attaques barbares de ces derniers jours en France. Constat implacable que l'attitude de la Turquie à l'égard de la France. Constat implacable que les catastrophes naturelles et le réchauffement climatique. Constat implacable que les vagues migratoires qui pénètrent dans notre pays aux frontières poreuses.

Alors que faire ? “Mon général, on marche sur la tête ! Y a-t-il un pilote dans l'avion ? On a perdu le nord.” Voilà ce que j'entends chaque jour de plus en plus fort, de plus en plus souvent, au contact de nos concitoyens déboussolés, désabusés par la simultanéité de toutes les crises, sanitaire, sociale, économique, politique et géostratégique. Les hommages, l'émotion et les larmes d'un jour ne suffiront pas !

Il nous faut retrouver d'abord le bon sens et le sens des mots. La guerre est un état transitoire suffisamment atroce et difficile pour ne pas utiliser ce terme à tout bout de champ, comme on le voit aujourd'hui. Nous en sommes à plus de soixante-quinze ans de paix et notre “nouveau” monde, dans son jeunisme effréné, a oublié ce que signifient la guerre, les morts et les blessés, les réfugiés des Ardennes et les destructions. Les mots sont aussi des idées.

Oui, nous sommes en guerre contre le terrorisme islamiste radical, qui décapite, égorge, assassine nos concitoyens. Ce sont des actes de guerre. Nous ne sommes plus dans la seule délinquance. C'est une attaque contre l'existence même de notre nation, de notre civilisation. Beaucoup en doutaient encore il y a quelques jours. Moins aujourd'hui. Mais l'amnésie fait partie de la condition humaine. Je me souviens de ces milliers de Français dans les rues applaudissant les forces de l'ordre après les attentats de janvier 2015. Les vieux démons de la naïveté, du politiquement correct et du pacifisme sont vite revenus. Et pourtant, il y aurait eu tant à faire pour se protéger.

Cet ennemi islamiste ne s'arrêtera pas. Les hommages, les bougies, l'émotion, les fleurs, les colombes de la paix et les larmes d'un jour ne suffiront pas. Nous n'échapperons pas à cette guerre. Elle sera difficile, comme tous les combats contre une idéologie. Elle devra d'abord être menée par la force et les armes nécessaires, à l'intérieur et à l'extérieur de notre territoire. La violence ne recule que devant la force. Par l'éducation, ensuite, car il faut réapprendre aux petits Français à aimer la France. Par l'économie, parce que l'emploi et le travail sont la meilleure garantie contre l'oisiveté, un des moteurs du recrutement de nos ennemis. Par l'action sociale, car la considération et le respect sont l'antichambre de l'intégration et de l'engagement, notamment pour la jeunesse, première proie du terrorisme. Par la loi, qui doit instituer un État de droit compatible avec une riposte adaptée, rapide et efficace et qui doit rester un moyen et ne pas devenir une fin. Par la maîtrise de nos flux migratoires, aux frontières de notre pays. Par la culture, surtout : c'est ce qui reste quand on a tout oublié et elle est la source du génie français. Par le retour de l'autorité, cet équilibre subtil entre la fermeté et l'humanité, la discipline et la liberté, les droits et les devoirs. L'équilibre n'est pas la mollesse, la faiblesse, la facilité, la seule tactique, mais plutôt la stabilité, la détermination dans la durée, l'ordre et la stratégie. Il nous faut une vision, source de confiance, de cohésion et de réconciliation. Il nous faut “une certaine idée de la France”.

Retrouvons donc le sens des mots, qui nous évitera de nous tromper d'ennemi. La “guerre” contre le virus n'est qu'une lutte contre une pandémie. En revanche, le combat contre l'idéologie islamiste est une véritable guerre. Elle sera longue. Elle sera décisive pour notre pays et notre continent. Elle peut être l'opportunité de nous révéler à nous-mêmes, de nous réveiller autour de nos valeurs fondatrices. Encore faut-il la mener dans la durée. Ce n'est pas une affaire de prochaine élection, mais de prochaines générations. Nous devrons la gagner.

L'équilibre est un courage, du général Pierre de Villiers,

Fayard, 320 pages, 22,50 €.

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