COMME À REIMS, UNE AGRESSION SAUVAGE MAIS TRÈS DISCRÈTE À BORDEAUX

Publié le par Observatoire du Journalisme

COMME À REIMS, UNE AGRESSION SAUVAGE MAIS TRÈS DISCRÈTE À BORDEAUX
Nous vous parlions le 5 mars de l’agression d’un photo-reporter par un clandestin algérien à Reims ; allons, le jour précédant cette tentative de meurtre, dans le sud-ouest, à Bordeaux. C’est une agression particulièrement sauvage dont ont été victimes deux étudiants à Bordeaux le 27 février 2021. Une fois de plus, la couverture médiatique de cet évènement a brillé par ses silences éloquents et le manque de contextualisation. Comme si les délinquants flottaient dans un éther sans attaches ni origines.

Jeudi 27 février, deux étudiants faisaient la fête avec d’autres camarades dans un appartement du centre-ville de Bordeaux. Ayant décidé de prendre l’air dans la rue, ils se font accoster par deux jeunes femmes, qui leur proposent de la cocaïne, puis leur demandent d’entrer dans l’appartement pour participer à la fête, puis leur demandent de l’alcool et des cigarettes. La réaction des deux jeunes femmes aux refus répétés des deux étudiants à ces propositions n’a pas tardé : ils se sont faits sauvagement lacérer le visage, puis leurs amis se sont faits courser par un comparse des jeunes femmes avec une machette. Chronique médiatique de la sauvagerie ordinaire.

Une couverture médiatique a minima

Si ce fait divers a retenu l’attention de plusieurs médias de grand chemin, toutes les aspérités de l’agression ont été gommées des articles qui y sont consacrés.

« Deux jeunes hommes agressés au couteau par des adolescentes », titre factuellement 20 Minutes. Comme dans d’autres articles, notamment celui de France 3 Nouvelle Aquitaine et de France bleu, le récit se limite aux faits : le motif de l’agression, les blessures des victimes et les suites policières et judiciaires.

Il faut s’écarter des médias de grand chemin pour en savoir plus.

Le site d’information Infos Bordeaux publie la photo très impressionnante d’un des jeunes agressés.

Le frère de l’une des victimes a fait le récit de l’agression sur Facebook et mis en ligne deux photos des jeunes lacérés. On apprend qu’un des jeunes écopera d’« une amende de 135€ en allant porter plainte ».

André Bercoff a eu la bonne idée d’interviewer le 1er mars l’un des jeunes agressés, lors de son émission quotidienne sur Sud radio. Son témoignage permet d’apprendre que, par un étrange renversement accusatoire, les deux jeunes étudiants qui ont simplement refusé de la drogue et l’accès à la soirée à laquelle ils participaient ont dû essuyer des « propos racistes envers la France ». Une précision absente des articles des journaux de grand chemin, tout comme est absente la nationalité des agresseurs au couteau. Mais ces accusations permettent sans trop de difficultés d’en conclure que les agresseurs sont étrangers. Un détail « oublié » par les médias de grand chemin, comme Libération « oubliait » de mentionner que l’algérien suspect de l’agression de Reims était un clandestin, tout en oubliant son nom de famille, pour faire bonne mesure.

Agressions au couteau par des migrants mineurs

Nous ne trouverons pas davantage dans les médias de grand chemin de contextualisation sur les agressions au couteau par des migrants mineurs qui se multiplient en particulier dans le centre-ville de Bordeaux, mais aussi dans d’autres grandes villes de France. L’Observatoire du journalisme avait déjà souligné cette cécité en mars 2020, puis en août 2020.

Mal nommer les choses ajoute au malheur du monde. En ne pointant pas du doigt l’origine des bandes de délinquants qui écument les grandes villes, les médias de grand chemin font assaut de précautions, des précautions dont ne se sont pas embarrassés les agresseurs des deux étudiants joignant le geste, les coups de couteau, à la parole, des « propos racistes envers la France ».

Témoignage glaçant

Nous reproduisons un résumé du témoignage de l’un des jeunes agressés lors de « Bercoff dans tous ses états », un témoignage qui nous en apprend bien plus que les articles laconiques consacrés à l’agression.

« On était en soirée étudiante. Avec un ami, on décide de prendre l’air. On descend pour aller fumer une cigarette et là, deux jeunes filles nous proposent de la coke, et là on refuse. Ensuite elles s’aperçoivent qu’il y a une soirée. Elles décident de vouloir de s’inviter dans la soirée. On refuse. Elles insistent pour avoir de l’alcool et des clopes. Elles commencent à nous menacer, à avoir des propos racistes envers la France. On commence à les repousser une première fois. Elles reviennent avec un Monsieur. Le ton monte. On essaye de calmer les choses, de ne pas affoler les voisins. Du coup, j’étais en train de parler avec le Monsieur. Mon copain était derrière moi, je n’ai pas vu ce qu’il s’est passé. Lui s’est fait agresser en premier. Elle lui a mis un coup de couteau au niveau de l’oreille jusqu’au début de la joue.  La fille est venue en face de moi. Je n’ai même pas eu le temps de réfléchir à ce qu’elle avait dit que j’avais déjà la joue toute ouverte. Je me suis demandé comment elle m’avait touché. J’ai pris ma main avec la joue, elle était remplie de sang. J’ai tout de suite compris que c’était grave. Je me suis dit, c’est comme cela qu’on meurt, ça va si vite. Là mes amis sont intervenus.

Dans les 2 minutes qui ont suivi, il y a un groupe d’hommes qui est venu dont un avec une machette de 30 cm. Ils ont commencé à nous agresser. L’homme à la machette a commencé à courir après mes potes. Juste après ça, on est rentré pour se mettre en sécurité. (…). Ce qui s’est passé par la suite, mes potes ont poursuivi les filles qui ont donné les coups de couteau. Je les remercie. Le lendemain, les flics ont fait une descente au squat, ils ont pu retrouver l’homme avec la machette (…). On a porté plainte. On est allé à l’hôpital avec une amie pour se faire recoudre. Pendant ce temps, deux amis sont partis à la police pour porter plainte. Ils sont tombés sur une gendarmette qui leur a dit qu’ils n’avaient pas le droit de se déplacer dans la ville et qu’ils devaient donner leur nom pour avoir une amende. On est retourné le lendemain, des policiers nous ont dit que l’on ne devrait pas avoir d’amende. On est en vie, mais ce n’est pas évident. C’est comme si on était directement comme dans un cauchemar. Les deux filles sont mineures, récidivistes, l’homme a 27 ans ».

Au même moment, le conseil des ministres dissout Génération Identitaire…

La politique de l’autruche ? Ou autre chose ?

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