EN FINIR AVEC LE PILLAGE DE NOS INDUSTRIES ET DE NOS BREVETS

Publié le par Gérard BRAZON

EN FINIR AVEC LE PILLAGE DE NOS INDUSTRIES ET DE  NOS BREVETS

En matière civile et militaire l’Allemagne n’a jamais été notre amie et pas même notre partenaire au sein de l’Union européenne

Ce pays est essentiellement pragmatique, il est réaliste et il fait toujours ses choix en fonction de ses intérêts propres. Comme tous les États, c’est un monstre froid qui ne cède pas pour faire plaisir ou pour démontrer quoi que ce soit envers un autre État étranger, un partenaire de l’Union européenne et donc à la France, qui, elle, se sent obligée de jouer les carpettes à tous instants, et de donner des gages finalement inutiles.

Prenons l’achat d’avions de surveillance maritime qui auraient permis au partenariat franco-allemand de constituer une force commune en achetant des avions français. Que nenni, bien sûr. Le programme franco-allemand MAWS (Maritime Airborne Warfare System) visant à remplacer, à partir de 2030, les avions de patrouille maritime allemands et français vient de prendre un sale coup. La DSCA américaine, l’organisme chargé des ventes de matériel militaire à l’étranger, a annoncé son feu vert pour la vente à l’Allemagne de cinq avions de patrouille maritime de type Poseidon P-8A . Montant de la facture : 1,77 milliard de dollars. Près de deux milliards qui vont aller dans la poche des USA. Sans doute pour amoindrir les effets du refus de cette même Allemagne de se fournir en gaz russe au lieu du gaz liquide américain. Qu’importe la France et l’UE.

L’Allemagne est pragmatique, vous disais-je, et elle protège son industrie au point de passer des accords commerciaux, et sans état d’âme, avec la Chine, y compris au détriment des intérêts de la France et en fait, des états de l’Union européenne.

Même technique de priorité allemande sur la France quand on apprend que Berlin veut s’accaparer les brevets des industriels français engagés dans le Système de combat aérien du futur. Un avion qui devrait remplacer ceux qui composent toutes les armées de l’air dans l’Union européenne. Le fameux SCAF (Système aérien du futur).

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Un programme dans lequel Dassault a vu ses prérogatives progressivement rognées. Si rien ne change, alerte son PDG, la France pourrait perdre son avancée technologique et le projet aboutir à un appareil inadapté aux besoins de son armée.

L’Allemagne veut aussi être autorisée à utiliser, et vendre, les technologies allant avec ce programme et les Français commencent à se demander si les décennies de recherches financées par les contribuables de France ne vont pas être vendues à la Chine à travers des accords de libre-échange.

Devant la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat, Éric Trappier, PDG de Dassault Aviation, a laissé transparaître son exaspération. Dans son collimateur durant cette audition : ses partenaires du programme New Generation Fighter (NGF), ainsi qu’une certaine lubie de l’exécutif tricolore, qui voudrait à tout prix développer le « couple franco-allemand » quitte à sacrifier les intérêts nationaux.

Toujours sur le même souci de notre matériel militaire, il y a des réalités infernales qu’il faut dénoncer suite aux aberrations de ces fameux lobbies anti-France.

Après avoir longtemps équipé ses armées de matériel bleu-blanc-rouge, la France a privilégié, à la fin des années 1990, l’économie à la souveraineté. Et en paye aujourd’hui les conséquences nous informe Valeurs Actuelles.

À la fin des années 1990, la France était l’un des rares pays au monde à équiper quasi entièrement son armée en matériels militaires produits sur son territoire : sous-marins, porte-avions, frégates, chars d’assaut et véhicules blindés, avions de chasse, hélicoptères, fusils d’assaut, munitions, et même les rangers qui étaient fabriqués dans des usines tricolores.

La France, qui est l’un des leaders mondiaux des ventes d’armements, se tourne de plus en plus souvent vers son voisin allemand pour se fournir au nom de la libre concurrence. Au nom de l’économie, elle perd peu à peu, avec le moins disant, des années de savoir-faire et accroît sa dépendance envers les pays étrangers et de l’Allemagne. Il n’y a pas que le Doliprane et l’Aspirine.

Le bon élève européen français est une vache à lait pour l’Allemagne qui perfectionne son industrie et capte le marché militaire français

Ainsi donc, après les petits équipements vestimentaires, les petits armements individuels, l’Allemagne, au nom de l’Union européenne, cherche à capter les technologies des différents pays qui composent cette UE, au détriment du plus puissant, du plus inventif, du plus en pointe, celui de la France.

EN FINIR AVEC LE PILLAGE DE NOS INDUSTRIES ET DE  NOS BREVETS

Nous avons vu plus haut cette volonté de capter les technologies du nouvel avion de chasse dit le SCAF (Système aérien du futur) et nous constatons aujourd’hui qu’il y aura le remplacement du char Leclerc fabriqué par Nexter hier, qui sera remplacé par un char à compter de 2035, fabriqué par KNDS, une entreprise franco-allemande issue de la fusion du Français avec son concurrent germanique KMW, qui lui, fabrique le Léopard. Toute la technologie de Nexter a basculé dans l’escarcelle des Allemands qui probablement les vendront si le besoin s’en fait sentir.

Comment comprendre ce tropisme français qui depuis des décennies perd, vend, supprime des pans entiers de son savoir-faire ? Cela ne date pas d’Emmanuel Macron. La France, à travers ces dirigeants, trahit ses armées, son indépendance, sa puissance au profit essentiellement d’une Allemagne qui gagne finalement, grâce à l’euro, une quatrième guerre contre la France en la ruinant peu à peu, et en vassalisant ses voisins.

Il serait temps d’ouvrir les yeux au lieu de rester focalisé sur un Covid qui ne fait guère plus de morts qu’une forte grippe, voire sur les tarés indigénistes, les racialistes hitlériens et autres demeurés gauchistes, qui depuis plus d’un an, captent notre vigilance et nous asphyxient chaque jour un peu plus.

Gérard Brazon

EN FINIR AVEC L’ALLEMAGNE QUI PILLE NOS INDUSTRIES ET VOLE NOS BREVETS

Publié dans RIPOSTE LAÏQUE

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