MICHEL ONFRAY S’EN PREND AU JOURNALISME ORWELLIEN DE LIBÉRATION

Publié le par L'OBSERVATOIRE DU JOURNALISME

MICHEL ONFRAY S’EN PREND AU JOURNALISME ORWELLIEN DE LIBÉRATION
Le 19 avril 2021, Michel Onfray reçoit un SMS d’un journaliste de Libération, au sujet de la journaliste Sonia Mabrouk. Le média semblait espérer faire naître un règlement de comptes entre le co-fondateur de la revue Front Populaire et la journaliste, mais le philosophe a préféré exposer aux yeux de tous les méthodes douteuses du journal plutôt que de tomber dans la polémique inutile.
Au commencement était un SMS

Tout a commencé par un message reçu par Michel Onfray et qu’il a relayé sur son blog :

Bonjour, Journaliste à Libé, je prépare le portrait de Sonia Mabrouk. C’est Johanna Luyssen qui m’a donné votre numéro. J’aurais aimé revenir quelques minutes avec vous sur vos interactions en plateau avec elle, et plus généralement vous donner l’occasion de lui répondre vu qu’elle vous cible ouvertement dans son dernier livre. Bien à vous, Guillaume Gendron”

La fin est sans équivoque, le journaliste, tel un adepte de télé-réalité, ne recherche qu’une chose, provoquer un énième clash. Mais c’était mal connaître Michel Onfray, qui après avoir confié que Sonia Mabroukfait partie des rares journalistes que je respecte” dénonce ce texto “du journaliste qui en appelle au plus bas en l’homme, la réactivité ressentimenteuse”.

Michel Onfay, “un médecin qui livre un diagnostic clinique de la situation”, “sans en faire un drame”

Michel Onfray, intrigué par une telle provocation en duel, est tout de même allé chercher dans le dernier livre de Sonia Mabrouk, Insoumission française, le fameux passage où son nom est évoqué et où on le “cible ouvertement”. Il en recopie l’extrait sur son blog :

“Cette confrontation sur un même territoire a été théorisée par le célèbre anthropologue Claude Lévi-Strauss. Selon lui, de ce face-à-face résultera inévitablement une nouvelle civilisation. Mais laquelle ? Depuis quelques années, le philosophe Michel Onfray annonce avec constance et sans en faire un drame la fin de la civilisation judéo-chrétienne. Drapé dans un manteau de noblesse tragi-romantique, il répète : « Le bateau coule, restez élégant. Mourez debout ». Lucidité supérieure ou défaitisme morbide ?

Le philosophe se place dans la peau d’un médecin pour livrer un diagnostic clinique de la situation :

Sommes-nous alors condamnés à la disparition de la civilisation judéo-chrétienne ?

Sommes-nous condamnés à une confrontation sans merci entre deux civilisations dont il ne restera que des cendres ?

Comment conjurer un tel risque ?

Je milite pour ma part en faveur d’un rééquilibrage de la place des religions dans le strict respect des principes de laïcité.

Une chrétienté davantage affirmée permettrait de contrecarrer l’offensive d’un Islam politique conquérant. Il faut bien se rendre compte que le danger n’est pas tant la force de l’Islam que la faiblesse pathologique du christianisme. Si la civilisation judéo-chrétienne se meurt, c’est avant tout faute de combattants au sens de défenseurs. Le salut de cette civilisation passera par une renaissance décomplexée de la chrétienté.”

L’arroseur arrosé

C’est donc officiel, la polémique n’a pas lieu d’être pour Michel Onfray, face au désaccord manifesté “avec courtoisie et élégance” par la journaliste. C’est pour lui l’occasion d’exposer le “journalisme orwellien” de Libération, qui fait ici figure d’arroseur arrosé…

Michel Onfray rappelle d’ailleurs que dans les années 90, il avait connu une situation similaire avec un journaliste qui avait tenté de le faire s’en prendre à BHL, sur les ondes de France Culture.

Avec les médias de grand chemin, les façades diffèrent mais les méthodes restent les mêmes.

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