NORMANDIE : LE PRIX ‘‘LIBERTÉ 2021’’

Publié le par Région Normandie

NORMANDIE : LE PRIX ‘‘LIBERTÉ 2021’’

Proposé par la Région Normandie et mis en œuvre avec l’Institut international des droits de l’Homme et de la paix, en partenariat étroit avec les Autorités Académiques de Normandie et le réseau Canopé, le Prix Liberté constitue un hommage à tous ceux qui se sont battus et continuent à se battre pour cet idéal.

Ancré dans les valeurs portées par le Débarquement allié, le Prix Liberté propose à la jeunesse du monde entier de désigner chaque année une personnalité ou une organisation engagée dans un combat exemplaire en faveur de la liberté. Comme s’engagèrent ceux qui, au péril de leur vie, débarquèrent le 6 juin 1944 sur les plages de Normandie…

Aujourd’hui, de nombreuses situations à travers le monde témoignent de sa fragilité. Le Prix Liberté constitue un hommage à tous ceux qui se sont battus et continuent de se battre pour cet idéal.

Un projet éducatif en 3 étapes

Le Prix Liberté est ouvert aux jeunes de 15 à 25 ans de tous pays. Il s’articule autour d’un dispositif éducatif en 3 grandes étapes, favorisant l’implication des jeunes d’un bout à l’autre du processus soit dans le cadre de leur parcours de formation, soit sur leur temps personnel.

Dans sa volonté de remplir une mission d’éducation et de transmission, le Prix Liberté peut également nourrir les projets pédagogiques des enseignants et formateurs, répondant à différents objectifs des programmes scolaires et s’adaptant facilement à un travail pluridisciplinaire.

Un Prix en plusieurs étapes

Pour cette troisième édition, l’appel à propositions "Notre Prix Liberté 2021" a connu un réel engouement de la part des 15-25 ans : 1.400 jeunes dans le monde ont proposé 370 dossiers candidatures cette année contre 238 l’an dernier. Parmi ces propositions 50 émanent de jeunes internationaux contre 13 en 2020.

Le troisième Prix Liberté sera remis le 30 septembre 2021 à Caen dans le cadre du Forum mondial Normandie pour la Paix. L’élue recevra un chèque de 25.000 euros pour défendre sa cause et un trophée réalisé par des lycéens normands.

Sonita Alizadeh

5.683 jeunes issus de 86 pays ont désigné Sonita Alizadeh, lauréate de la troisième édition du Prix Liberté pour son combat contre le mariage forcé des jeunes filles en Afghanistan.

Le vote en ligne s’est déroulé du 15 mars au 25 avril 2021. Les deux autres nominés étaient : Agnes Chow et Omar Radi.

Sonita Alizadeh est née en Afghanistan sous le régime taliban. A 9 ans, ses parents envisagent de la marier. En raison de la guerre, la famille est contrainte de quitter le pays et le mariage échoue. Ils partent s’installer en Iran. A Téhéran, elle est prise en charge par une ONG qui lui donne accès à l’éducation et à un travail de femme de ménage pour payer ses fournitures scolaires.

Alors qu’elle fait le ménage dans une salle de sport, Sonita tombe par hasard sur une chanson du rappeur Eminem et c’est une véritable révélation ! Sonita se met alors à écrire pour raconter son histoire et dénoncer le mariage forcé et le sort réservé à des millions d’enfants à travers le monde. Sa première chanson « Mariées à vendre », enregistrée clandestinement à Téhéran, devient un véritable phénomène.

Aujourd’hui réfugiée aux Etats-Unis, Sonita étudie aujourd’hui le droit et parcourt le monde pour plaider sa cause. Son but est de devenir avocate et de revenir dans son pays pour défendre les enfants et femmes afghanes.

Agnes Chow

Agnes Chow, 24 ans, est l’une des figures de proue du mouvement pour la démocratie à Hong Kong.

A 15 ans, elle rejoint le mouvement étudiant Scholarism, militant contre l'introduction d’une « éducation patriotique » dans les écoles publiques. Face à l’ampleur de la mobilisation, le gouvernement est forcé de retirer cette réforme. A 17 ans, elle joue un rôle déterminant dans la “ révolution des parapluies », mouvement réclamant le maintien de l’élection au suffrage universel direct du chef de l’exécutif de Hong Kong.

En 2016, elle participe à la création du parti politique Demosistō. Deux ans plus tard elle se présente pour être élue députée mais Pékin invalide sa candidature. Multilingue, Agnès Chow est suivie par 580.000 abonnés sur les réseaux sociaux. Elle y raconte sans relâche la dérive autoritaire du pouvoir chinois à Hong Kong. Arrêtée en août 2020, elle est condamnée à 10 mois de prison pour rassemblement illégal. Elle est toujours poursuivie au nom de la très controversée loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin en juillet 2020.

Omar Radi

Omar Radi est un journaliste d'investigation marocain qui dénonce l’injustice et la corruption. Il s’intéresse aux relations entre le pouvoir et le business, aux droits humains et aux mouvements sociaux.

En 2013, il reçoit le Prix du journalisme d’investigation IMS-AMJI, suite à son enquête sur l’exploitation des carrières de sable et les paradis fiscaux des sociétés impliquées. Il participe à la création de plusieurs médias comme Le Desk. Il y publie de nombreuses enquêtes qui font réagir le pouvoir marocain. Il couvre les mouvements sociaux dans la vallée du Rif dont le porte-voix est lourdement condamné par la justice marocaine. Il critique cette décision sur les réseaux sociaux et se voit condamné à 4 mois de prison avec sursis en mars 2020.

En juillet 2020, les autorités marocaines ouvrent à son encontre plusieurs enquêtes judiciaires pour "atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l'État", “financements étrangers” et “attentat à la pudeur et viol”. De nombreuses organisations de protection des droits de l’Homme et des journalistes dénoncent un “acharnement judiciaire” pour réduire un journaliste au silence.

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Publié dans RÉGION NORMANDIE

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Commenter cet article

La petite souris normande 08/06/2021 11:40

Il faut souhaiter que le prix de cette année efface le choix scandaleux de l'année dernière...