ÉTÉ 2021 : UNE CRISE MIGRATOIRE EN MODE DISCRET DANS LES MÉDIAS DE GRAND CHEMIN (2/3)

Publié le par Observatoire Du Journalisme

ÉTÉ 2021 : UNE CRISE MIGRATOIRE EN MODE DISCRET DANS LES MÉDIAS DE GRAND CHEMIN (2/3)
L’assassinat d’un prêtre en Vendée par un Rwandais sous le coup d’une obligation de quitter le territoire.
ÉTÉ 2021 : UNE CRISE MIGRATOIRE EN MODE DISCRET DANS LES MÉDIAS DE GRAND CHEMIN (2/3)

Le 9 août, un Rwandais sous le coup d’une Obligation de Quitter le Territoire Français depuis 2019 révélait à la police qu’il venait d’assassiner un prêtre, à Saint Laurent du Sèvres en Vendée. De nombreux médias comme Le Monde nous apprennent que l’auteur « présumé » de cet assassinat n’est pas un inconnu : il a en 2020 tenté d’incendier la cathédrale de Nantes.

Gilles-William Goldnadel nous rappelle sur Twitter fort opportunément la chronologie du parcours « d’insertion » du clandestin rwandais en France : « Arrêté d’expulsion en 19. Incendie de la cathédrale en 20. Libération en 21. Assassinat du prêtre en 21. Pas besoin d’un dessin : pour les victimes du laxisme crétin, comme le père Hamel ou ce pauvre curé vendéen, c’est toujours le même destin ».

D’autre internautes, comme Jean-Louis, ont la cruauté de rappeler les propos du président de la République en 2017 : « Je veux être intraitable. Tous ceux qui, étant étrangers en situation irrégulière, commettent un acte délictueux, quel qu’il soit, seront expulsés” — “A partir de quand ?”“Dès les prochains jours ».

Probablement afin de lancer un contre-feu, le ministre de la justice s’exprime immédiatement dans les médias et condamne derechef… la réaction de Marine Le Pen à cet assassinat.

Le reporter sablais reprend les propos d’Éric Dupont-Moretti : « La mort d’un homme ne devrait jamais nourrir l’instrumentalisation politicienne. Il (Éric Dupont-Moretti NDLR) a utilisé les termes “d’exploitation politique, de volonté d’attaquer le Gouvernement, la police et la justice ».

Peu de médias soulignent que dénoncer des faits scandaleux, comme le fait qu’un étranger en situation irrégulière présent en France depuis 2019 et faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français, ait pu coup sur coup incendier une cathédrale et assassiner un prêtre, peut être autre chose qu’une « récupération ». Comme par exemple le fait de participer à la vie de la cité.

Déni encore et toujours de la part du ministre de l’intérieur qui distribue ses éléments de langage, repris notamment par CNews le 9 août. S’exprimant sur la présence du clandestin en France après ses méfaits, il déclarait « L’Etat a été au rendez-vous ».

Les explications juridiques apportées au maintien sur le territoire français du Rwandais pyromane et criminel, notamment celles du magistrat Charles Prats au micro de Sud Radio le 10 août ou celles contenues dans un article du Point du 9 août, vont alors bon train. Mais les arguments selon lesquels la présence du clandestin en France était « normale » en l’état actuel du droit français ont très certainement du mal à passer auprès de nombreux Français…

A suivre  :-La conquête de l’Afghanistan par les islamistes et ses répercussions en France.
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