« JE SUIS CANDIDATE A LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE POUR RESTAURER LA FIERTÉ FRANÇAISE ».Valérie Pécresse (3/3)

Publié le par Marion Mourgue & Valérie Pécresse

« JE SUIS CANDIDATE A LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE POUR RESTAURER LA FIERTÉ FRANÇAISE ».Valérie Pécresse (3/3)

Est-ce possible de faire aimer la France quand son histoire est contestée, quand elle est jugée «raciste» par certains ?

On ne cimente pas un peuple, on ne le fait pas grandir, en lui faisant baisser la tête et avoir honte de ce qu’il est. La fierté française retrouvée, ça commence par l’éducation et la transmission de notre récit national. Là aussi, il y a urgence républicaine au vu de la baisse de notre niveau scolaire et de la pénurie d’enseignants. Les jeunes ne veulent plus devenir enseignants car il n’y a plus de respect du maître. On ne peut rien apprendre dans le désordre. Tout commence par la discipline. Les élèves les plus perturbateurs exclus définitivement d’un établissement doivent être accueillis dans des structures à encadrement renforcé.

Les savoirs fondamentaux peinent de plus en plus à être acquis à l’école. Comment y remédier ?

Il y a eu un début de réponse avec le dédoublement des classes de CP par le gouvernement, mais cela ne suffit pas. Je propose un examen à l’entrée de la 6e avec des classes de rattrapage pour tous ceux qui sont en échec. Aucun enfant ne doit être laissé derrière. Je veux créer une réserve éducative d’enseignants retraités mobilisés pour l’aide aux devoirs. Je souhaite aussi convaincre des salariés de faire une deuxième carrière comme enseignant. Il faudra oser créer des établissements d’excellence dans les quartiers populaires et les territoires ruraux, avec des pédagogies innovantes et l’autonomie de recrutement des professeurs.

L’apprentissage a de plus en plus de succès chez les jeunes. Comment peut-on le développer ?

Je supprimerai toutes les cotisations patronales pour généraliser l’apprentissage dans les TPE, pour que les entreprises aussi participent à ce grand projet de «nation éducative».

Ne craignez-vous pas des résistances dans la société française face aux réformes que vous proposez ?

Je crois au génie français. Les Français ont une formidable intelligence et créativité. Le jour où on arrêtera de les emmerder, comme dirait Pompidou, ils réaliseront des choses extraordinaires. On sait à quel point nos chercheurs sont entravés dans leurs innovations. Il faut s’attaquer à l’enfer bureaucratique, simplifier les normes, le code du travail, de l’urbanisme, etc. C’est un travail titanesque. Ce sera source de liberté, de rapidité et d’économies. Arrêtons de vouloir faire passer tout le monde sous la même toise. Il ne faut pas avoir peur de la différenciation ni de l’expérimentation. Il ne faut pas craindre de décentraliser au plus près des habitants en s’appuyant sur les collectivités, les entreprises et les associations. Pour faire table rase du système, il faut le connaître, comme je le connais, de l’intérieur !

On entend peu la droite sur les questions d’écologie. Elle est pourtant devenue une préoccupation majeure, notamment des jeunes.

Face à l’urgence climatique, je me suis emparée de l’écologie, mais une écologie qui croit au progrès et qui ne laisse personne sur le bord du chemin. Faisons de l’écologie non pas une punition, ni une source de blocage, mais une arme pour la croissance et l’emploi. Quand les pays ne respectent pas nos normes écologiques, taxons leurs produits à la frontière, faisons jouer la préférence européenne. Arrêtons de nous laisser marcher sur les pieds, exigeons la réciprocité de l’ouverture des marchés publics. Le prochain président de la République élu en avril prendra la présidence de l’Union européenne. Il devra faire prendre un tournant à la construction européenne pour qu’elle protège vraiment ses frontières et ses emplois.

Depuis dix ans, la politique familiale a été démantelée, avec aujourd’hui une baisse de la natalité. Proposerez-vous des modifications ?

Face au double défi du déclin démographique et de l’allongement de la durée de la vie, je propose un renouveau de la politique familiale, basée sur l’universalité, en développant les solidarités de proximité. Il faut ainsi élargir la défiscalisation des emplois de service pour nos familles et nos aînés et créer un vrai statut pour les aidants familiaux.

Par Marion Mourgue. Lire l'interview sur Le Figaro

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acid'eure 11/09/2021 07:59

madame, concernant les enseignants, demandez leur de travailler plutôt que passer leur temps sur france tv, à faire joujou, 90% des concurrents sont de l'éducation nationale. Bon écologie, tout est dit, taxes, taxes taxes. plus de naissances en créant un statut d'aides familiaux, mdr !!!!