UN NUMÉRO DE CAUSEUR SUR LE GRAND CHANGEMENT DE LA POPULATION FRANÇAISE : CES VÉRITÉS SI DIFFICILES A DIRE

Publié le par Observatoire Du Journalisme

UN NUMÉRO DE CAUSEUR SUR LE GRAND CHANGEMENT DE LA POPULATION FRANÇAISE : CES VÉRITÉS SI DIFFICILES A DIRE
La revue mensuelle Causeur consacre dans son numéro de septembre 2021 un dossier au changement de population en France. Plus que le contenu des articles, la couverture du journal a provoqué des réactions outrées d’une partie de la classe politique et médiatique. Mais ne serait-ce pas une nouvelle diversion pour éviter de parler du fond de la question, l’immigration massive que subissent les Français ?

Avant d’évoquer la controverse sur la couverture du numéro de septembre de Causeur, qui est somme toute assez dérisoire, il apparait plus important de s’attarder sur quelques-uns des articles fort intéressants sur le changement de la population française sous l’effet de l’immigration, présents dans la dernière livraison du mensuel dirigé par Élisabeth Lévy.

Le basculement de la population française en cartes et en chiffres

Dans le dossier que Causeur consacre à l’immigration, l’article de l’Observatoire de l’immigration et de la démographie apporte des éléments de poids.

À partir d’informations mises en ligne sur le site de France stratégie, un organisme rattaché au Premier ministre, sur « la ségrégation résidentielle en France » parues en 2020, on y constate que la proportion des jeunes de moins de 18 ans nés de parents extra-européens dans la population urbaine explose dans tout le pays. Des monographies comparant la situation entre 1990 et 2017 en Seine Saint Denis, à Orléans, Poitiers et Nîmes en donnent une illustration d’autant plus saisissante que l’étude de France stratégie sous-estimerait les données de l’INSEE mobilisées. L’étude complète sur ce que nous apprennent les cartes de France Stratégie est disponible sur le site de l’OID.

L’auteur de « Islamophobie, intoxication idéologique », Philippe d’Iribarne, un ancien directeur de recherche au CNRS, s’attarde sur un phénomène peu étudié par les sciences sociales en France, celui de l’exode de la population de souche sous l’effet d’une immigration extra-européenne massive. Philippe d’Iribarne souligne notamment les contradictions du discours officiel sur l’assimilation, qui à bien des égards ne fonctionne plus.

Dans un article consacré à la honte d’être français, le professeur de philosophie Vincent Coussidière fait un historique de cette affliction dont Jean Paul Sartre serait l’un des initiateurs.

Il souligne que l’idéologie migratoire qui sacralise l’étranger est encore défendue par cette gauche qui considère qu’être français n’est pas une identité.

L’ancien préfet Michel Aubouin illustre dans article sur « l’échange inégal » l’exportation par la France de jeunes diplômés et « l’importation de familles sous qualifiées aux mœurs rétrogrades ». Un sujet dont beaucoup pressentent la réalité et qui est enfin décrit de façon argumentée. L’auteur de l’article conclut de cette politique délétère du gouvernement français qu’elle provoquera à court terme « un durable appauvrissement du pays ». N’est-ce pas déjà le cas, seront-on tenté de lui répondre…

Erwan Seznec démontre dans un article intitulé « Les retraites, moteur de l’immigrationnisme », l’illusion du recours à l’immigration pour résoudre le problème du manque de cotisants pour financer les retraites. Il égratigne au passage les leaders syndicaux qui pratiquent une omerta sur la supercherie de l’immigrationnisme.

La couverture, objet unique de la polémique

Mais ce ne sont pas les contributions de qualité au dossier sur l’immigration de Causeur qui ont suscité des réactions à gauche, mais la couverture représentant des bébés sous le titre : « souriez, vous êtes grand remplacés ! ».

Il n’en fallait pas plus que la fine fleur de la gauche morale s’enflamme. La « Ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances » (vous pouvez reprendre votre souffle) indique sur Twitter le 17 septembre :

« La “une” de #Causeur, que je ne publierai pas, est abjecte. Soyons clairs : derrière la théorie complotiste du “grand remplacement” fondée sur la couleur de peau ou l’origine ethnique se cache du racisme décomplexé. La @DILCRAH ( Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Haine anti-LGBT (NDLR) l’a signalée au Procureur de la République ».

Le site de revue de presse Fdesouche a consacré une page aux autres réactions outrées : Christophe Castaner, Aude Lancelin, Thomas Portes, etc.

Que retenir de cette séquence d’emballement aussi soudain que dérisoire ? Alors que la publicité et le CSA (dit Censure sous Astreinte) ne cessent de promouvoir la représentation de la « diversité » de la population en donnant à voir des personnes de différentes origines, le faire pour évoquer le changement de population en cours serait répréhensible, voire pourrait être assimilé à du racisme.

La gauche morale entend conserver le monopole des représentations symboliques, afin de ne donner qu’une version, forcément positive, de l’immigration dans la société française. À ce stade, on peut bien parler d’un débat interdit, à tout le moins rendu extrêmement difficile sous le poids d’une nomenklatura qui tient les leviers du pouvoir et des institutions. La suite de cette affaire risque bien de relever de la chronique judiciaire. Une de plus.

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