ZEMMOUR, MACRON, MARINE... QUE DISENT RÉELLEMENT LES SONDAGES ?

Publié le par Jean-Patrick Grumberg

Photo : Paul Zerah

Photo : Paul Zerah

Vous me direz, et vous n’aurez pas tort, que les sondages, les politiciens s’en servent comme les ivrognes des lampadaires : pas pour s’éclairer mais pour avoir l’air de tenir debout.

Je vous répondrai que beaucoup dénoncent les sondages comme étant suspects, peu fiables, truqués, voire faussés par une partie des électeurs les moins consensuels qui n’osent pas répondre, et pourtant, vous ne trouverez pas une seule âme rejetant les sondages, qui ne s’y réfère jamais. Surtout quand ils leurs siéent. Même Trump. Même moi.

Regardons ce qu’ils nous disent vraiment, ces sondages. Quand je dis « vraiment », je dis vraiment, pas politiquement.

Parce que politiquement, même les plus grands losers sont fiers de leurs résultats ! Prenez Mélenchon, avec tout le soutien des médias dont il dispose, il demeure la voiture-balai de la politique, et sa fachosphère dit de lui que la « candidature Mélenchon est ancrée dans le paysage ». Mouarf !

Emmanuel Macron

Jamais de mémoire récente, un président de la République française s’est si bien maintenu dans les sondages. Hollande s’écroulait, Sarkozy s’enfonçait : ils n’ont pas été réélus. Macron est stable autour des 24%, son score au premier tour de l’élection qui l’a envoyée à la tête de l’Etat en 2017.

ZEMMOUR, MACRON, MARINE... QUE DISENT RÉELLEMENT LES SONDAGES ?

Éric Zemmour

Sa percée fulgurante, à partir d’un maigrelet 7% au début de l’été, est un indicateur solide de la nocivité des médias et de l’intérêt de son message auprès d’une partie des Français. Les rédactions font les bas-fonds de tout ce que compte l’élite juive de gauche (pour éviter les accusations d’antisémitisme) pour défoncer celui qu’ils voient comme l’ennemi duquel ils doivent protéger les Français pour leur bien. Malgré cela, il est le seul candidat qui progresse dans les sondages, et pas qu’un peu. Tous les autres se cassent la gueule.

Marine Le Pen

Elle est tombée de 21% à 16%, passant même momentanément derrière Zemmour, dont il n’est pas exagéré d’affirmer qu’il cannibalise une partie de l’électorat du RN en raison de la proximité du message.

Candidat LR

Le candidat choisit par la gauche pour la droite, Xavier Bertrand, ou ses remplaçants sont perçus comme plus à gauche que la moyenne des électeurs de droite. Voire comme interchangeables avec Macron. Ils oscillent autour des 13%, un score qui laisse penser que leur clientèle votera par habitude et non par conviction, ou par rejet de Macron.

A gauche de Macron, le désert !

En une phrase, aucun candidat de gauche ou d’extrême gauche, aucun communiste ou écologiste, ne parvient à exister électoralement. Pourtant, ils ont la plupart des journalistes de France Télévision derrière eux, qui diffusent largement leur vision politique sur les ondes – au lieu d’assurer leur mission de service public.

LIBERTÉ D’EXPRESSION : LA FRANCE DERRIÈRE LA RUSSIE…

 

 

 

© Jean-Patrick Grumberg  

avec l’aimable autorisation de Dreuz.info

 

Jean Patrick Grumberg est journaliste.

Dans les années 70, il a travaillé sous la direction de Georges Wolinski à Charlie mensuel, puis a été chef d'entreprise, lobbyiste.

Il est contributeur au site de Pamela Geller, Dreuz.info, et d'autres médias anglophones et francophones comme Cnews.

Publié dans Jean-Patrick GRUMBERG

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