L’HISTOIRE DE FRANCE ENSEIGNÉE AUJOURD’HUI « N’EST PLUS LA MEME », ELLE A SUBI DES COUPURES ET TRANSFORMATIONS IDÉOLOGIQUES…

Publié le par Manuel Gomez

L’HISTOIRE DE FRANCE ENSEIGNÉE AUJOURD’HUI « N’EST PLUS LA MEME », ELLE A SUBI DES COUPURES ET TRANSFORMATIONS IDÉOLOGIQUES…

Qu’on le comprenne bien : il y a « historiens » et « historiens » !

Les «historiens» qui ont vécu ce qu’ils racontent et que l’on peut considérer comme plus ou moins crédibles selon l’idéologie «du moment», et les «historiens» d’une autre génération, qui racontent «ce que d’autres historiens ont vécu, mais également avec leur propre idéologie».

Selon que vous soyez de gauche, ex-Trotkyste, communiste, socialiste, et que vous appreniez l’histoire vécue par des «Gauchistes», ou que vous soyez de droite et même d’extrême-droite, et que vous soyez inspiré par l’histoire vécue par des «Fascistes», vous raconterez ce que vous avez lu selon vos idées et les idées de ceux qui ont écrit, avant vous, vos lectures.

Prenons un exemple

Il est bien évident que les historiens Allemands qui l’ont vécu n’écrivent pas l’histoire de la guerre 39/45 de la même manière que les historiens Français qui l’ont également vécu. Tout comme les historiens Algériens du FLN n’écrivent pas la guerre d’Algérie de la même manière que les écrivains Français d’Algérie.

Et que ce soit les Allemands, les Algériens ou les Français, ceux qui ont vécu ces guerres, ne l’écrivent pas tous de la même manière en fonction de leur idéologie du moment et donc, par conséquent, les historiens qui, par la suite, racontent des évènements qu’ils n’ont pas vécus, nous les racontent selon l’idéologie de ceux qui les ont écrits à l’époque où ils les ont vécus.

Donc, nous sommes bien d’accord : les «historiens» du présent nous racontent l’Histoire vécue par les «historiens» du passé qui, eux-mêmes, racontent les histoires vécues par d’autres historiens avant eux et cela depuis l’Antiquité.

Je prends un exemple actuel

L’historien officiel du président Emmanuel Macron, Benjamin Stora, qui a quitté l’Algérie à six ans, ne raconte les évènements d’Algérie qu’après lecture des écrits d’autres historiens qui ont vécu ces évènements et des archives à sa disposition et comme Stora est un «gauchiste» avéré, vous comprenez parfaitement que ses écrits et ses paroles ne peuvent, en aucun cas, être retenus comme totalement «véridiques» et, par exemple, «totalement contraires» aux écrits et aux paroles qu’un témoin qui les a vécus, moi par exemple, les écrits et les racontent.

Ceci dit, et pour élargir ce débat, prenons pour exemple «l’Histoire de la France», celle que nous apprenons sur les bancs de l’école, je veux dire «que nous apprenions il y a quelques décennies» car, toujours selon ce que j’ai démontré plus haut, celle qui est enseignée depuis quelques années «n’est plus la même», elle a subi quelques coupures et transformations idéologiques.

Donc, cette «Histoire de France» que nous devons en très grande partie à Michelet, et qui est un magnifique roman, une belle histoire, est, en grande partie, une fiction. Certes, tous les «héros» et «héroïnes» ont existé : Bayard «le chevalier sans peur et sans reproche», Du Guesclin «le Connétable», Gilles de Rais, Jeanne d’Arc et des centaines d’autres, mais sans doute pas selon l’imagination contemplative de l’historien officiel du 19e siècle qui a passé sa vie à cette écriture «idéalisée» ou «caricaturée» : Gilles de Rais est-il ce «monstre» inventé par Michelet, qui aurait assassiné plus de 200 enfants ? Et Jeanne d’Arc, cette «bergère» surgit à Domrémy qui, portant une armure de 30 kilos et dotée d’une lance de trois mètres, battait les plus brillants chevaliers du royaume ? Probablement pas.

Pour revenir à nos jours, constatons tout simplement qu’il est déjà bien difficile d’être crédible en «racontant ce que nous avons réellement vécu» pour ne pas croire un seul instant à ceux qui nous racontent «ce qu’ils n’ont pas vécu» !

Fort heureusement « Les paroles s’envolent mais les écrits (Archives) restent… et prouvent ! »

Enfin, nous devrions l’espérer !

Mais permettez-moi d’en douter !

FRANCE : IL N’Y A PLUS DE LIBERTÉ D’ESPRIT, PLUS DE DROIT DE SOUTENIR SES PROPRES IDÉES
 
 

© Manuel Gomez  

Avec l’aimable autorisation de Dreuz.info.

Manuel Gomez est né à Alger (Bab-el-Oued) le 17 novembre 1931.

Engagé par Albert Camus, à l'âge de 15 ans, comme  pigiste à "Alger Républicain", Manuel Gomez a poursuivi sa carrière comme rédacteur dans les quotidiens "La Dépêche d'Algérie", puis à Paris à "L'Aurore" et "Paris-Turf.

Il a été chef de rubrique au "Méridional" de Marseille. et Rédacteur en chef de "Midi-Magazine" à Nice.

Manuel Gomez a été le proche collaborateur de M. Georges Bidault, dernier président, après Jean Moulin, du Conseil National de la Résistance et dernier responsable de l'OAS, après l'arrestation du général Salan, et rédacteur en chef du Bulletin National du CNR/OAS "France Presse-Action" en 1961. Après 1995, il a écrit et publié 21 livres, tous en vente sur Amazon, y compris le dernier "Et si je revenais..."

Lauréat du "Prix Véritas" 2015 pour son livre "J'accuse De Gaulle".

Publié dans Manuel GOMEZ

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