LA BIBLE, SOURCE DE L’ÉCOLOGIE VÉRITABLE…

Publié le par Abbé Alain Arbez

LA BIBLE, SOURCE DE L’ÉCOLOGIE VÉRITABLE…

Détour obligé pour tous les politiques, les débats sur l’environnement, les sommets écologiques, les campagnes de sensibilisation à la protection de la nature et des animaux, tout converge vers l’urgence de défendre l’équilibre vital et biologique de la planète terre.

Sans donner de recettes miracle à appliquer, la Parole de Dieu offre une prise de conscience, un appel au sens de la vie qui doit s’appliquer dans l’harmonie avec la nature. La Bible est une histoire d’amour : celle de Dieu avec sa création, avec la nature et les êtres humains. Parce que le Dieu créateur est un Dieu sauveur, il nous communique sa lumière et sa force pour que nous rendions ce monde habitable et beau.

En mettant le cap sur la dimension écologique de la foi, il ne s’agit pas de retourner à l’antique sacralisation du cosmos, ni de redonner un caractère magique aux arbres, aux sources, aux phénomènes naturels!

Ce qui est urgent, c’est de redécouvrir ce que signifie l’acte créateur de Dieu qui associe l’homme à son œuvre pour qu’il ait la responsabilité de la protéger, de l’embellir et de la guider vers son achèvement.

Le livre des psaumes offre de splendides prières méditatives.

Lisons le psaume 8 : « O Seigneur notre Dieu, qu’il est grand, ton Nom, par tout l’univers ! Toi qui as placé ta puissance au-delà des cieux, toi qui fondes une force par la bouche des enfants et des nourrissons contre tes adversaires, tu feras disparaître haine et vengeance. Lorsque je vois le ciel ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu fixas, qu’est-ce que l’homme pour que tu lui prêtes attention, le fils de l’homme pour que tu le rencontres ? Tu l’as fait à peine moindre qu’un dieu, le couronnant de gloire et de splendeur, tu le fais dominer l’œuvre de tes mains, tu as tout mis sous ses pieds, brebis et bœufs, tous ensemble, jusqu’aux bêtes des champs, oiseaux du ciel et poissons de la mer, ce qui parcourt les sentiers des eaux. Oh Seigneur, ton nom est magnifique par tout l’univers ! »

L’Eglise propose diverses réflexions sur l’enjeu écologique. On lira avec intérêt dans le catéchisme de l’Eglise catholique les n° 2415 et 2416 : « Les animaux, comme les plantes et les êtres inanimés, sont naturellement destinés au bien commun de l’humanité passée, présente et future (Gn 1,28-31). L’usage des ressources minérales, végétales et animales de l’univers, ne peut être détaché du respect d’exigences morales. La domination accordée par le Créateur à l’homme sur les êtres inanimés et les autres vivants n’est pas absolue. Elle est mesurée par la qualité de vie, y compris des générations à venir. Les animaux sont des créatures de Dieu. Par leur simple existence, ils le bénissent et lui rendent gloire (Dn 3,57-58).Aussi les hommes leur doivent-ils bienveillance. On se rappelle avec quelle prévenance les saints comme François d’Assise ou Philippe Neri traitaient les animaux ».

En 1987, Sollicitudo rei socialis souligne le caractère limité des ressources naturelles, les effets d’écosystèmes, les pollutions industrielles menaçant la vie. En 1992, Jean-Paul II et le Patriarche orthodoxe Bartholomée font une déclaration commune : le mandat donné par Dieu aux hommes est d’être les gardiens collaborateurs de Dieu en vue de veiller intelligemment sur la nature et les êtres vivants. Dieu donne vie à la création à chaque seconde, et les êtres humains sont associés à cette dynamique de vie à l’échelle locale et planétaire.

Les multiples pratiques peu recommandables et non maîtrisées apparaissent comme des offenses à l’Auteur de la vie, parce qu’elles souillent la création et qu’elles obscurcissent en l’être humain l’image de Dieu créateur.

Des priorités sont proposées de tous côtés pour un développement durable, une technologie contrôlée, dans un esprit de paix et de solidarité. La question reste de savoir comment les citoyens peuvent prendre la défense de leurs milieux de vie quitte à interpeller les sociétés prédatrices toutes-puissantes.

Benoît XVI a poursuivi dans la même optique : il a rappelé l’urgence de recréer une alliance positive entre l’humanité et la terre. Face aux multiples enjeux de la pollution industrielle, l’encyclique du pape François intitulée « laudato si » a voulu reprendre toutes ces réflexions de façon plus ciblée en explorant la dimension spirituelle du lien entre les hommes et l’environnement.

Comment participer aujourd’hui aux couleurs vivantes de ce nouvel arc en ciel, du fait que l’alliance selon la Bible concerne l’humanité, mais aussi les animaux et tous les êtres vivants (Gn 8,9) ? Ecologie ne rime pas avec écologisme.

QUAND LES FEUILLES D’AUTOMNE S’ENVOLENT

 

 

 © Abbé Alain Arbez

avec l’aimable autorisation de Dreuz.info. 

Prêtre catholique, commission judéo-catholique de la  conférence des évêques Suisses et de la Fédération Suisse  des communautés Israélites.
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