LE PRIX “RUSSOPHONIE”

Publié le par GILDEVER

LE PRIX “RUSSOPHONIE”

Le Prix “Russophonie” pour la meilleure traduction littéraire du russe en français a été décerné pour la 15ème fois le 12 février 2022, lors d’une cérémonie organisée à la Mairie du Vème arrondissement de Paris. L’événement s’est tenu dans le cadre des Journées du Livre Russe qui se tiennent sous les auspices de la Maison Russe des sciences et de la culture, de l’Asssociation “France-Oural” et de la mairie du Vème arrondissement de Paris.

Cette année, le prix est partagé entre Yves Gauthier, pour “Dersou Ouzala” de Vladimir Arseniev, et Andreï Vieru, pour “Le Visiteur en marbre” d’Alexandre Pouchkine.

La liste de sélection comprend également les traductions de Marianne Antuszewicz (“La Route d’hiver” de Léonid Youzefovitch), Maud Mabillard (“Le Manteau à martingale” de Mikhaïl Chichkine) et Véronique Patte (“Les Aventures d’un sous-locataire”, de Mikhaïl Bouïda).

La cérémonie de remise du prix à connu la participation de la Maire ‘‘Les Républicains’’ du Vème arrondissement, Mme Florence Berthout, du Président des Journées du Livre Russe, M. Dimitri de Kochko, ainsi que de l’Attachée culturelle de l’Ambassade de Russie, Mme Elena Semaguina.

Dans le mot de bienvenue de l’Ambassadeur de Russie S.E.M. Alexey Meshkov, dont il a été donné lecture, il a été souligné que le dialogue culturel Russo-Français s’enrichit année après année, quel que soit le cadre géopolitique.

Le Prix “Russophonie” a été créé en 2007. Cette récompense prestigieuse favorise le dialogue entre les cultures russe et française tout comme la promotion de la langue russe en France.

Source : Ambassade de la Fédération de Russie en France

LE PRIX “RUSSOPHONIE”

Dans les forêts de l’Extrême-Orient russe, Vladimir Arseniev, officier explorateur avide de science et d’aventure, se prend d’amitié pour un chasseur sibérien : Dersou Ouzala, du peuple des Nanaïs, qui vouent au monde sauvage une dévotion ancestrale. De cette entente née d’expéditions au cœur de la taïga, Arseniev tire un récit aussi vrai que romanesque. Son témoignage peuplé d’ours, de tigres et de « gens de la forêt » portera le personnage de Dersou dans l’imaginaire de plusieurs générations de lecteurs du monde entier.

Cent ans après la parution russe de ce texte fondateur porté à l’écran par Akira Kurosawa, en voici la première traduction française intégrale après restauration des nombreuses coupures de la censure soviétique. Éloge de la préservation des espaces, Dersou Ouzala est un western sibérien au début du XXe siècle…

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LE PRIX “RUSSOPHONIE”

Russie, fin du XVIe siècle. Le tsar Boris Godounov languit, dévoré par le remords d'avoir ordonné le meurtre sanglant du petit tsarévitch, âgé d'à peine huit ans…

Avec épouvante, il voit resurgir le fantôme de sa victime. Loin de ces intrigues politiques, au cœur de la campagne, la fille d'un meunier trompée par un prince, éperdue de désespoir, se jette dans le Dniepr : elle deviendra Roussâlka, divinité des eaux.

Plus loin encore, en Europe, alors que Don Juan est transi d'horreur devant la statue de marbre du commandeur, venue l'entraîner aux enfers, un chevalier rumine des désirs parricides. Et Salieri sanglote en écoutant Mozart jouer son Requiem. Passions, tragédies, histoire, légendes : le théâtre de Pouchkine est un kaléidoscope, qui saisit en quelques pièces tous les registres de l'écriture et de l'inspiration, des grandes figures du folklore ou du mythe aux plus obscurs tourments de l'âme humaine.

Il est ici donné dans une traduction d'Andreï Vieru, sans doute la plus apte à rendre la musicalité d'un auteur qui fut avant tout poète – seule la sensibilité d'un grand pianiste pouvait nous emporter dans le rythme et la légèreté mozartienne de ces drames, petits joyaux de la littérature russe qui inspirèrent Moussorgski et Rachmaninov.

Andreï Vieru a traduit les pièces de Pouchkine et rédigé l'ample postface de cet ouvrage. Pianiste, il s'est produit en récital, seul ou en musique de chambre, dans les grandes salles parisiennes où il joue Liszt, Bach, Beethoven ou Stravinsky. Écrivain et philosophe, il a notamment publié Le Gai Ecclésiaste. Regards sur l'art (Seuil, 2007) et Éloge de la vanité (Grasset, 2014).

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LE PRIX “RUSSOPHONIE”

À Saint-Pétersbourg, les bolcheviks ont déjà gagné la guerre civile. Mais en Sibérie, à l'extrême est de la Russie, les Iakoutes résistent et tentent un dernier assaut contre l'Armée rouge…

En 1922, le général Anatoli Pepeliaïev, poète à ses heures, défenseur de la justice et de la liberté, rassemble les soldats dispersés de l'Armée blanche et met sur pied un détachement de volontaires pour soutenir l'insurrection iakoute. Face à lui se dresse un commandant de l'Armée rouge, Ivan Strod, anarchiste et futur écrivain à succès. Lui aussi est une figure énigmatique de la révolution de 1917.

Les deux hommes, guidés par des idéaux très proches, sont devenus ennemis par la force du destin. Dans cet épisode méconnu de la guerre civile Russe, Youzefovitch dépeint les passions humaines : l'amour et la souffrance individuelle qui se cachent derrière les idéologies, la soif de justice, mais aussi l'ambivalence des personnages, tout à la fois oppresseurs et victimes.

Au cœur du récit, la rivalité tragique des deux héros, dans les neiges de Sibérie, se révèle comme une captivante histoire de vie, d'amour et de mort.

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LE PRIX “RUSSOPHONIE”

« Derrière moi, une querelle s’éternise, un bébé hurle, le wagon tressaute, ses roues grondent, les trains qui nous croisent vrombissent, mais, pour moi, le bruit s’est tu ». Mikhaïl Chichkine, qui s’était donné pour mission d’adapter le modernisme « à la Joyce » aux lettres russes, se révèle ici au lecteur dans une simplicité et une intimité nouvelles.

Qu’il évoque les relations entre la Suisse et la Russie, l’importance du mot ou le destin de l’écrivain, ses textes sont émaillés de détails biographiques qui leur confèrent la saveur toute personnelle du souvenir.

Le texte sur Robert Walser, auquel il voue une grande admiration, est un chef-d’œuvre : c’est, selon Paul Nizon, l’hommage éblouissant d’un écrivain à un autre écrivain.

Une enfance soviétique, une jeunesse rebelle, la haine de la violence ordinaire, l’appel de la littérature, l’exil, qui lui fit craindre de perdre sa langue maternelle, puis le rapprocha de « sa » langue d’écrivain et de la littérature russe : on trouve, dans ce recueil, le « code » de tous les livres de Mikhaïl Chichkine, ses sources d’inspiration autant que ses obsessions.

Né en Russie en 1961, Mikhaïl Chichkine a suivi des études d’anglais et d’allemand à l’École normale supérieure de Moscou. Il s’installe en Suisse en 1995. En 2000, il obtient le Booker Prize russe pour son roman La Prise d’Izmaïl (Fayard, 2003), qui le place d’emblée au premier rang des auteurs russes contemporains.

Il a aussi publié Dans les pas de Byron et Tolstoï (Noir sur Blanc, 2005), prix du Meilleur Livre étranger (catégorie essais) ; La Suisse russe (Fayard, 2007), et Le Cheveu de Vénus (Fayard, 2007), qui a reçu les prix Bolchaïa Kniga et National Best-Seller 2006. Son roman Deux heures moins dix (Noir sur Blanc, 2012) est un best-seller en Russie et a été récompensé par le prix Bolchaïa Kniga 2011.

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LE PRIX “RUSSOPHONIE”

Quand Stalen Igrouïev arrive à Moscou dans les années quatre-vingt-dix, il rêve comme tant d’autres de devenir écrivain. Mais il est plus enclin à passer du temps auprès des femmes et à s’adonner à la boisson qu’à se mettre véritablement à écrire…

Puis il rencontre celle qui l’inspirera : Phryné. Femme-monde, initiatrice de trente ans son aînée et miracle de la nature, elle devient une compagne idéale et sa muse, et va bouleverser le cours de son existence.

Rythmé par mille rebondissements et mené par une voix irrésistible pleine d’humour, ce roman picaresque se lit tout à la fois comme la déclaration d’un amour éternel et une réflexion sur ce qu’est la vie d’un écrivain. Mais il brosse également un formidable tableau de la Russie de la seconde moitié du XXe siècle, dans sa violence et ses excès, qui résonne particulièrement aujourd’hui.

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