QUI N’A PAS FAIT UNE PÉTANQUE A L’OMBRE DE GRANDS PLATANES ?

Publié le par Olivier Cabanel

QUI N’A PAS FAIT UNE PÉTANQUE A L’OMBRE DE GRANDS PLATANES ?

Mais connaissez-vous l’origine du mot pétanque ?

C’est pourtant assez simple : il vient d’un vieux mot provençal qui concerne les pieds : Pé-Tanqués, c’est à dire « pieds joints », et c’est bien comme çà qu’il faut jouer à ce jeu : Les pieds joints.

Passons cet intermède sportif et festivalier, et des boules passons aux chiffres.

Nous utilisons aujourd’hui ce que nous appelons improprement les chiffres arabes. En effet, les Arabes ont empruntés ces chiffres aux Phéniciens. Mais quelle est l’origine de ces chiffres.

Pourquoi le 1 s’appelle le un ? C’est la forme du chiffre qui est déterminante. Si vous observez attentivement la forme du chiffre 1, il n’a qu’un angle. Le chiffre 2 à deux angles, le chiffre 3, trois angles, le 4 quatre angles… Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de continuer et je vous laisse le soin de vérifier la similitude de chaque chiffre avec le nombre de leurs angles.

Allons dans un autre domaine, celui des mois. Le mois de septembre commence par le chiffre sept, et pourtant il est le neuvième mois. Il en va de même pour le mois d’octobre qui commence par le préfixe oct (huit) et qui est le dixième mois… Idem pour novembre : neuf, et décembre : dix et pourtant douzième mois.

Quel est donc ce mystère ? C’est assez simple ! Le calendrier romain avait à l’origine dix mois. L’année commençait le 1 mars. Elle comportait 4 mois de 31 jours, et 6 mois de 30 jours, pour une durée de 304 jours. Et elle finissait bien par décembre qui était donc bien à cette époque le dixième mois.

Les romains se sont très vite rendu compte que ces années là étaient trop courtes. Alors ils ont rajouté deux mois : janvier (en hommage au dieu Janus) et février (Februarus : dieu de la mort et de la purification). L’année durait 355 jours : quatre mois de 31 jours, sept mois de 29 jours et un mois de 28 jours.

Quand à l’explication du mot juillet, c’est simplement un hommage rendu à Jules (César) et pour le mois d’août à l’empereur Auguste. Ces deux mois ont le même nombre de jours, afin de ne pas faire de jaloux entre César et Auguste.

Comme malgré tout le compte n’y était pas, sur l’avis de l’astronome égyptien Sosigène, on constata qu’il manquait encore dix jours ¼.

Jules César décida le principe d’une année de 365 jours ¼ , et il donna son nom au nouveau calendrier : Julien. Comme il était impossible de couper un jour en quatre, on décida de faire succéder à trois années de 365 jours une année de 366 jours.

Le 366 ème jour était ajouté tous les quatre ans après le 24 février. C’était donc le sixième jour avant le premier mars, et c’est ce sixième jour qui était doublé : en latin « bis sexto », qui est devenu bissextile. Ce mot appliqué d’abord à ce jour, le fut ensuite à l’année.

De quoi en perdre son latin !

Quittons le latin pour l’anglais : Pourquoi nos cousins britaniques appelent-ils dimanche, Sunday (jour du soleil) ? tout comme les allemands (sontag). La raison est que les romains dédiaient un dieu à chaque jour de la semaine. Le dimanche était dédié au dieu Soleil.

L’église a récupéré le dimanche pour le transformer en jour de Dieu, lequel est devenu chômé depuis l’an 321, décision prise par l’empereur Constantin.

Pour les autres jours, il n’y a pas eu de changements : Lundi est bien dédié à la Lune, mardi à Mars, mercredi à Mercure, jeudi à Jupiter, vendredi à Vénus, samedi à Saturne.

Car comme disait un vieil ami africain : « Tous les blancs ont une montre, mais ils n’ont jamais le temps ».

UN VALLS A TROIS TEMPS

Olivier Cabanel

https://les7duquebec.net/

LA ‘‘PAROLE’’ DES POLITIQUES

Publié dans LES 7 DU QUÉBEC

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