SAUVONS LE SECRET DU PARRAINAGE

Publié le par Guy Ventouillac

SAUVONS LE SECRET DU PARRAINAGE
SAUVONS LE SECRET DU PARRAINAGE

L’idée d’un parrainage pour la présidentielle est bonne en soi car il est inconcevable que nous puissions avoir en lice un nombre extravagant de candidats.

Notre système de parrainage par des élus, essentiellement des maires, n’est pas mauvais en soi, même si un parrainage citoyen serait préférable.

Malheureusement notre système a été perverti en le faisant passer d’un parrainage secret à un parrainage public. Comme si on nous demandait, à nous citoyens, de voter non plus à bulletins secrets mais à bulletins ouverts !

Nous ne sommes plus en véritable démocratie dès lors que les parrainages sont devenus publics, autrement dit sous contraintes plus ou moins déguisées.

Comment un maire peut-il parrainer librement s’il sait que son geste sera apprécié ou détesté par les autorités supérieures ou par une partie de ses administrés. Il y va de sa sérénité, de ses relations avec ses administrés, des facilités, subventions et autres qui sont accordées à sa commune et, peut-être même, il y va aussi de sa sécurité personnelle.

Et c’est avec ce fardeau de déni de démocratie que nous allons aborder la nouvelle élection présidentielle. Avec le risque réel de voir des candidats majeurs dans le débat politique ne pas pouvoir se présenter faute d’avoir recueilli les 500 parrainages…

On prend les Français pour qui, pour quoi ?

Peut-on encore assurer une participation libre d’influence au processus de parrainage ?

Personnellement je vois deux solutions non prévues dans les textes mais conformes à la totale liberté du choix. Et dans le parfait esprit du « parrainer n’est pas soutenir ».

SOLUTION 1

Les parrains constituent un groupe (en nombre suffisant pour garantir l’anonymat) et se réunissent pour concrétiser leurs parrainages. Chacun dépose dans une urne un bulletin portant le nom de son candidat. Ensuite chaque parrain (ou une main innocente) extrait de l’urne, pour chaque parrain, un bulletin et le parrain inscrit sur son propre bulletin de parrainage le nom du candidat qui a été extrait de l’urne.

De la sorte chaque parrain a eu la parfaite liberté de faire son choix et de le déposer ;

Le parrainage de chacun des participants est respecté ;

Le secret du parrainage est respecté ;

Aucun candidat à la présidence n’est exclu.

Je doute que le Conseil Constitutionnel puisse récuser ce processus de désignation par lequel la volonté réfléchie de chaque parrain est parfaitement exprimée et respectée.

SOLUTION 2

Une autre solution consisterait par consensus du groupe à choisir un nombre limité de candidats n’ayant pas encore obtenu le nombre de parrainages requis. De mettre des bulletins correspondants dans une urne et les tirer à tour de rôle. Le secret est conservé. Cependant le critère du nombre de candidats retenus peut être qualifié d’arbitraire et la volonté réfléchie de choix du parrain n’est pas pleinement exprimée.

La SOLUTION 1 me semble de loin la meilleure.

Guy Ventouillac

Publié dans Guy VENTOUILLAC

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