L’AFFAIRE TAHA BOUHAFS OU LE SIGNE QUE L’EXTRÊME GAUCHE MORALISATRICE N’EST QU’UNE FARCE

Publié le par Gilles-William Goldnadel

L’AFFAIRE TAHA BOUHAFS OU LE SIGNE QUE L’EXTRÊME GAUCHE MORALISATRICE N’EST QU’UNE FARCE

Le journaliste militant Taha Bouhafs a retiré sa candidature aux législatives après des accusations de violences sexuelles. Pour l'avocat, le parti de Jean-Luc Mélenchon aurait dû porter cette affaire devant les tribunaux et non se contenter d'une enquête interne.

Question d'optique. Ou de tempérament. Ou de circonstances. On peut parfaitement regarder la mainmise sans grande résistance de l'extrême - gauche castriste et islamo-gauchiste sur la gauche comme un drame. Et mon lecteur ne sait que trop combien je prends la chose au sérieux. Mais il n'est pas interdit de regarder certains de ses avatars avec le sourire. En espérant pieusement que tant d'excès d'impostures, de postures, de mauvaise foi, de mensonges ridicules vont finir par déciller les yeux les plus fermés.

Raison pourquoi, je préfère tenir  l'affaire Taha Bouhafs  comme un opéra-bouffe ou une farce grotesque dont le livret aurait été commis par Jean-Luc Mélenchon et Sandrine Rousseau.

Premier acte. Présentation du personnage principal.

Il était une fois un jeune homme prénommé Taha qui ne mit pas longtemps pour acquérir une notoriété contrastée. Monsieur Bouhafs, c'est son nom, aura d'abord été immortalisé dans une vidéo virale pour avoir tenté de pénétrer de force dans la faculté de Tolbiac en grève. À un policier qui tentait de l'en dissuader, il aura cette forte répartie qui en dit long sur son cursus universitaire : « Touche-moi pas ! ».

Peu de temps plus tard, entré au service du Média, une chaîne proche de Jean-Luc Mélenchon, cofondée par Gérard Miller, il se fera remarquer en relayant la fausse information de la mort d'un étudiant de Tolbiac après une intervention policière. Depuis, il est tenu pour un confrère «journaliste» par une corporation à l'estime et la mémoire assez sélectives.

Pour être juste, il fut aidé pour la réalisation de ce fake par une assistante qui raconta l'agression policière imaginaire avec des sanglots dans la voix. Je ne puis moi-même revoir cette scène sans ressentir une émotion pavlovienne. Il se trouve que l'excellente comédienne, Leila Ivorra, a également été choisie, sans doute pour son talent et sa moralité, pour porter les couleurs de la Nupes dans le Val-d’Oise aux prochaines élections.

Plus récemment, M. Bouhafs a été condamné en première instance pour injure à caractère racial par le tribunal de Paris en traitant la policière Linda Kebbab d' «Arabe de service». Il a interjeté appel.

Par ailleurs, l'intéressé collectionne les messages les plus baroques sur les réseaux sociaux. Un ouvrage en dix volumes ne suffirait pas à contenir sa logorrhée douteuse.

Ainsi, après avoir insulté les journalistes de Charlie Hebdo, il ne dédaigne pas relayer la propagande islamiste antisioniste la plus extrême en souhaitant implicitement la disparition d'Israël quand il gazouille ainsi : « En cette veille de Ramadan, mon cœur brûle pour nos frères palestiniens, qui commencent ce mois sacré sous les bombes des colons israéliens. Pardonnez-nous de notre faiblesse. Mais le jour viendra. Libération de la Palestine de la mer jusqu'au Jourdain ».

Toujours très inspiré, on citera aussi cette élégante saillie : « Une pute blanche qui se compare ( sic ) à une femme afro-américaine des années 50 en récupérant une citation de Rosa Parks pour son compte ».

Acte 2. L'intrigue se noue.

En dépit de ce qui précède, la Nupes décide d'investir Taha Bouhafs dans la circonscription de Vénissieux. En dépit ou à cause ? Car, toute morale mise à part, nul ne peut nier que l'intéressé a le profil pour plaire à une partie de l'électorat cajolé par la Nupes. Ceci posé, certaines voix se firent entendre pour contester ce choix.

Il y avait là, condamnation judiciaire mise à part, une certaine injustice envers l'intéressé à s'étonner de son intronisation pour l'élection. Taha Bouhafs c'est l'arbre haut en couleur qui cache la dense forêt insoumise islamo-gauchiste. Pourquoi le contester davantage qu'un Éric Coquerel qui conduisit une troupe de migrants illégaux occuper la Basilique St Denis où reposent les rois de France ? Qu'a-t-il de plus dangereux que Danièle Obono qui qualifie la militante indigéniste Houria Bouteldja de ’’camarade’’ ? En quoi est-il différent de David Guiraud qui fit croire mensongèrement que des juifs applaudissaient l'incendie imaginaire de la Mosquée Al Aksa ? Qu'a-t-il de plus critiquable que Jean-Luc Mélenchon lui-même qui, ainsi que le rappelait Dominique Reynié dans Le Figaro, ressuscita le mythe du peuple juif déicide ? En toute impunité médiatique et judiciaire, il est vrai.

Coup de théâtre! Mardi dernier, l'intronisé jette soudainement l'éponge. « Il a essayé mais n'y arrive plus », face à cette campagne de calomnies. Et son mentor Mélenchon de surenchérir sur Twitter : « Taha Bouhafs retire sa candidature aux législatives. Une meute s'est acharnée contre lui (...) Je m'en veux de ne pas avoir su le réconforter autant que nécessaire ». Beau comme du Corneille. La meute, c'est évidemment l'extrême droite. Il faut dire que le mentor a l'extrême droite facile. Le Point pour lui est d'extrême droite pour avoir écrit un article très critique.

Troisième et dernier acte: La farce explose quand le coup fourré est découvert.

On pensait qu'on s'était séparé de Bouhafs par ce qu'il était peu décoratif. On apprend en réalité que depuis plusieurs jours, plusieurs femmes s'étaient plaintes du comportement de la prétendue victime de la meute. Sandrine Rousseau, avait recueilli les accusations de l'une d'entre elles. Une ’’enquête interne’’ avait été diligentée poussant l'accusé à se démettre.

Le ridicule le disputait à l'hypocrisie. Mélenchon ne pouvait ignorer la réalité quand il versait des larmes sur le démissionnaire et aboyait contre la meute.

Mais la farce habite sans doute chez ces militantes comme  Clémentine Autain  qui osait cette déclaration surréaliste venant d'elle : « En cinq jours, l'affaire a été réglée ».

Affaire réglée ? Oui, en petit comité fermé. Avec la règle de l'omerta à la clef.

Qu'on ne se méprenne pas, je ne sais rien de la culpabilité de Taha Bouhafs, dans ces affaires sexuelles où je suis plus prudent et attaché à la présomption d'innocence que quiconque. Mais venant de Sandrine Rousseau et Clémentine Autain, qui excipent ici d'un privilège particulier de juridiction de l'islamo-gauchisme, la farce est indigeste.

« Le silence fait le jeu des violeurs », « La grande bataille de la lutte contre le silence, c'est permettre qu'il y ait des plaintes » déclarait  Clémentine Autain  en 2011. Un esprit chagrin pourrait croire qu'il y aurait une justice publique pour les mâles blancs et un comité d'arbitrage discret pour les malheureux camarades racisés.

Pas question ici de dénoncer les faits au parquet.

Quand je vous dis que l'extrême gauche moralisatrice et sermonneuse n'est qu'une méchante farce.

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Gilles-William Goldnadel  

Avec l’aimable autorisation de Dreuz.info

Gilles-William Goldnadel est avocat et essayiste. Chaque semaine, il décrypte l’actualité pour FigaroVox. Il publie ce mois-ci Manuel de résistance au fascisme d’extrême-gauche (Nouvelles éditions de Passy).

Fondateur et président de l’association Avocats Sans Frontières, et président de l’Association France-Israël, Gilles-William Goldnadel se déclare «hostile à toutes formes d’antisionisme et d’antisémitisme indépendamment de leur orientation politique» (Le nouveau bréviaire de la haine) et dénonce l’émergence d’un «nouvel antisémitisme» d’une certaine partie de la gauche.

Publications : Le Blognadel (2009) aux Editions de Passy Conversation sur les sujets qui fâchent avec Alexandre Adler (2008) chez Jean-Claude Gawsewitch Les Martyrocrates (2004) chez Plon Le Nouveau Bréviaire de la haine (2001) chez Ramsay Une idée certaine de la France (1998) France-Empire.

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