TRISTAN MENDÈS FRANCE ?

Publié le par Observatoire Du Journalisme

TRISTAN MENDÈS FRANCE ?

Contenir l’épidémie

Petit-fils de Pierre Mendès France et neveu de Frantz Fanon, l’homme pense marcher dans les pas du premier, pas peu fier d’avoir hérité d’un costume trop grand pour lui. Enième observateur stipendié de l’extrême-droite, TMF a occupé toutes les fonctions (blogueur, mini universitaire, documentariste) sans jamais se départir de sa vocation ; chasser les pensées non conformes, quelqu’en soit le prix.

S’il est à la tête d’une croisade acharnée contre les médias dissidents et le parti frontiste depuis plus de vingt ans, l’homme n’est pas prêt de vouloir désarmer. Au point d’importer en France le « cancelling » anglo-saxon et d’attaquer au portefeuille les contrevenants à la pensée autorisée, misant sur la couardise des marques et la solidarité de la société marchande. Portrait d’un spectateur enragé.

Formation

Il est titulaire d’une maîtrise de droit public à l’Université Paris 1. Il obtient ensuite un DEA de science politique en 1996 et débute une thèse inachevée sous la direction de Lucien Sfez, juriste reconnu. Cette thèse portrait sur le juif comme vecteur d’épidémie, une thématique qui sera recyclée dans le premier documentaire du journaliste (La Maladie n°9) et qui fait écho à son histoire familiale. Ainsi, on peut lire dans le portrait que lui accorde Le Monde : « C’est un document un peu jauni par le temps et patiné par l’histoire. Un passeport, français, n° 2749, attribué par le protectorat de la République au Maroc à Liliane Geurel, née au Caire le 28 février 1910. Mais on ne voit d’emblée qu’une inscription, une seule, en grosses lettres rouges, barrant la première page de la pièce d’identité : “annulé”. Le mot est tamponné deux fois, comme pour mieux marquer encore la pièce du sceau de l’infamie. […] Même époque, autre document, tout aussi parlant : Français !… Il faut redevenir. Un livre publié par l’Institut de la question juive en mai 1941, un organisme antisémite de l’État français. “Le virus, c’est le juif”, peut-on lire sur la couverture. “À l’heure du questionnement autour de l’identité nationale, ça donne un peu de recul, écrit Tristan Mendès France sur son blog. »

Parcours professionnel
Politique

Tristan Mendès France est pendant dix ans l’assistant parlementaire de Michel Dreyfus-Schmidt, sénateur du Territoire de Belfort, entre 1998 et 2008. Ce dernier est connu pour ses opinions progressistes revendiquées, mais également pour avoir été président de la section française du Congrès juif mondial de 1982 à 1986 et membre du comité directeur du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France.

Enseignement

Il est chargé de cours (‘‘Culture et nouveaux usages du web’’) au Celsa depuis 2009 et a été formateur web. École des métiers de l’informations (EMI) entre 2009 et 2018. Bien qu’il ne soit ni agrégé ni docteur, il est nommé maître de conférences associé à l’université Paris VII, après y avoir été maître de cours depuis 2011. Il enseigne également les cultures numériques à Paris III (Sorbonne Nouvelle) depuis 2015.

Radio

Il officie de 1996 à 2001 sur RCJ, puis de 2008 à 2009 dans l’émission Place de la Toile sur France Culture. Il tient une chronique occasionnelle dans l’Instant M, l’émission de critique médias animée par Sonia Devillers, sur France Inter.

Blog

En 2007, il se lance avec Alban Fischer (voir § Nébuleuse) dans l’aventure d’un « vidéo-blog-reportage-participatif » nommé blogtrotteurs, où ces derniers parcourent la planète pour raviver les plaies des génocides (Rwanda, Cambodge) et documenter le cas de pays comme Tuvalu, dont l’existence même serait menacée par le réchauffement climatique. Aux dernières nouvelles, Tuvalu n’est pas encore à vingt mille lieues sous les mers et cet exemple précoce d’alarmiste climatique prête aujourd’hui à sourire.

Il alimente également un carnet personnel, connu sous le nom d’egoblog, qui deviendra plus tard tristan.pro, au gré des attaques informatiques que subit le site et de l’avancement de sa ‘‘carrière’’.

Parcours militant

Il milite à Ras l’front dans sa jeunesse, association d’extrême-gauche d’inspiration trotskiste (fortement noyautée par la Ligue Communiste Révolutionnaire) créée dans les années 1990 et qui a connu son heure de gloire pendant la dernière décennie du vingtième siècle.

Lorsqu’il était assistant parlementaire, il a conseillé au sénateur Dreyfus-Schmidt de faire pression sur la ville de Paris pour expulser la Fraternité Saint Pie X, mouvement catholique traditionaliste, de l’église Saint-Nicolas du Chardonnet dans le Ve arrondissement de Paris. En 1997, il écrit au CSA afin que celui-ci prive d’antenne Radio Courtoisie, trop réactionnaire à son goût.

Tristan Mendès France a été également parrain de l’association Anticor fondée par le magistrat Eric Halphen, dont le but est de ‘‘lutter contre la corruption et rétablir l’éthique en politique’’. Il a été administrateur de l’association Ensemble contre la peine de mort jusqu’en 2007.

Il figure sur la liste du parti Radical lors des élections municipales de Louviers en 1995, ville qui fut le fief électoral de son grand-père, maire de la commune normande entre 1953 et 1958. Il fut pendant 17 ans le secrétaire général de l’Institut Mendès France (2000–2017).

Vie privée

Il a une sœur, Margot, née en 1975, marié à l’universitaire Pierre Singaravélou, chantre de l’histoire globale et un des maîtres d’œuvre du pavé cosmopolite Histoire Mondiale de la France. Ce dernier siège en outre au conseil d’administration de l’Institut Mendès France.

TMF est marié à l’universitaire Célia Trigano, petite-fille d’André Trigano, qui est chargée de la communication numérique de la galerie Patrice Trigano, fondée par son père. Le couple a deux enfants, nés en 2012 et 2014.

Publications
  • Une tradition de la haine : figures autour de l’extrême droite, avec Michaël Prazan, Paris, Paris-Méditerranée, coll. « Documents, témoignages et divers », 1999, 153 p.
  • La Maladie numéro neuf : récit historique d’après le Journal officiel du 3 décembre 1920, avec Michaël Prazan Paris, Berg international, 2001, 107 p.
  • Docteur la mort : enquête sur un bio-terrorisme d’État en Afrique du Sud, Lausanne-Paris, Favre, 2002, 162 p.
  • Gueule d’ange : nationalité : Argentin ; activité : tortionnaire ; statut : libre, Lausanne-Paris, Favre, 2003, 121 p.
Documentaires
  • Happy World : Birmanie, la dictature de l’absurde, Planète, 2011 Prix Orson-Welles du California Film Awards.
  • Une journée à Gaga, camp de réfugiés du Darfour, INA, 2007.
  • Docteur la mort, (film réalisé par Jean-Pierre Prévost sur une enquête de Tristan Mendès France, un documentaire sur le docteur sud-africain Wouter Basson), diffusé sur France 3 le jeudi 31 mai 2001.
  • La Maladie numéro 9, France 5, 2000.
Collaborations
  • Audition par la Commission d’enquête sur la lutte contre les groupuscules d’extrême-droite de l’Assemblée nationale, 7 mars 2019
  • « Qui me dit quoi ? Pour qui ? Pour quoi ? » : table ronde sur les fake news organisée par le Syndicat des Agences de Presse Audiovisuelle (SATEV), 18 juin 2018
  • « Le numérique : un enjeu au cœur de la diplomatie d’influence »: table ronde organisée par le Ministère des Affaires Étrangères, 3 mai 2016.
Il l’a dit

« Dans une démocratie comme la France, où l’antisémitisme et le négationnisme sont reconnus comme des délits, il n’est pas admissible que cette propagande entrave la mission de l’État et salisse le travail des historiens. En niant les faits historiques, Rivarol fait le lit des génocidaires, insulte les rescapés, les familles des victimes et leur mémoire. Le travail éducatif qui incombe à l’État et aux historiens ne peut souffrir de laisser Rivarol diffuser ses appels à la haine. Il est grand temps que le président de la République, Emmanuel Macron, honore sa parole. Nous appelons donc la CPPAP à prendre ses responsabilités en réexaminant dans les meilleurs délais le certificat d’IPG et l’immatriculation de Rivarol », tribune collective parue dans le journal Le Monde le 7 mars 2022 demandant la fin des aides à l’hebdomadaire Rivarol.

« À mon échelle, je pilote, avec l’Observatoire du conspirationnisme, l’opération « Stop Hate Money » qui vise à assécher les finances des promoteurs de haine en ligne, y compris les entreprises. Je m’occupe aussi du projet « RiPost », qui agit sur les publicités des moteurs de recherche.

Quand un complotiste tape un contenu haineux dans la barre de recherche, on fait en sorte que les premières réponses renvoient vers des contenus pédagogiques. Néanmoins, ces initiatives ne sont effectuées qu’à défaut d’une présence de l’État, de l’Europe ou de la justice, qui ont du mal à trouver des moyens efficaces de lutte contre la haine en ligne. Or, le principe idéal voudrait que toute suppression de contenus haineux soit d’abord le fruit d’une décision judiciaire. », La Croix, 4/08/2020.

Au sujet du mouvement anti-masque : « Ce mouvement est le symptôme d’une défiance généralisée dans la parole d’expertise », BFMTV, 11/08/2020.

« En ce qui concerne la loi sur les fake news, la position allemande me semble porteuse. Les plateformes sociales doivent être responsabilisées. Elles ont une responsabilité flagrante car ce sont elles qui apportent l’information devant les yeux des gens, qui en sont, qu’on le veuille ou non, les organisatrices et les éditrices. Leur responsabilité est donc flagrante. À cet égard, je crois que les sanctions financières sont, pour toute entreprise, dissuasives. Les Allemands utilisent donc, selon moi, le bon levier d’action.», Audition à l’Assemblée nationale, 07/03/2019.

« Qu’un parti tel que le FN fasse référence à Pierre Mendès France me semble aberrant. Le fondateur de cette formation d’extrême droite, Jean-Marie Le Pen, a en effet traîné dans la boue mon grand-père. Il n’est qu’à relire ce qu’il écrivait sur PMF en 1956 lorsqu’il a été élu pour la première fois à l’Assemblée nationale pour se rendre compte que Le Pen vomissait littéralement Mendès France. Il exprimait que mon grand-père lui inspirait même “un dégoût physique’’ », Le Point, 3/06/2016.

« L’Europe est depuis plus de 50 ans regardée dans le monde comme la patrie des femmes et des hommes libres, comme la patrie des Droits de l’Homme.

Je voterai OUI au Traité constitutionnel au moins pour une bonne raison : il comporte une charte, la charte des Droits fondamentaux, qui est, rien moins que cela, la première déclaration des droits au monde incluse dans un texte de portée constitutionnelle qui interdit explicitement la peine de mort », la Normandie en débat, 05/2005.

« Il existe un moyen très simple de clouer le bec à tous les Dieudonné qui essaient de mettre en concurrence les porteurs de mémoires des génocides et autres crimes contre l’humanité. Il suffit de relire l’article 1 du code noir par lequel, en 1685, Louis XIV instaura l’esclavage dans le royaume de France : «Voulons que l’édit du feu Roi de Glorieuse Mémoire […] soit exécuté dans nos îles ; ce faisant, enjoignons à tous nos officiers de chasser de nosdites îles tous les juifs qui y ont établi leur résidence, auxquels, comme aux ennemis déclarés du nom chrétien, nous commandons d’en sortir dans trois mois[…], à peine de confiscation de corps et de biens.»
L’acte même de fondation de l’esclavage intégra donc les juifs dans la communauté des exclus. Ce texte nous apprend ce que savent la majorité des juifs : les victimes des horreurs criminelles de l’Occident furent, sont et seront toujours solidaires par respect mutuel entre elles. », tribune consignée avec Emmanuel Maistre et Michel Taube dans Libération, 25/02/2005.

« Reste que certains veulent croire à l’assassinat. Pourquoi ? Parce qu’il y a cet ancien mythe antijuif qui leur fait les yeux doux. Et la tentation est forte, très forte. Après la perte d’un homme politique qui incarnait leur cohésion identitaire, ces adeptes de la conspiration retrouvent ici leur force derrière un ennemi invisible : les services secrets israéliens. Cette idée, que rien ne semble pouvoir arrêter, est si puissante que personne, sauf suicidaire, n’imagine aller dans les rues de Gaza pour expliquer : “Non, Arafat n’a pas été assassiné. Il avait une cirrhose…”

Les autorités palestiniennes et leurs représentants semblent de plus en plus perméables à ce doute de circonstance, voire se complaire dans l’expression d’un doute providentiel, qui, si souvent, a nourri l’argumentaire négationniste…

Difficile de ne pas lire derrière “l’opinion de la rue arabe” la réactivation du mythe millénaire du juif empoisonneur, mythe dangereux parce qu’essentiellement antisémite. », Le Monde, 25/11/2004.

Sa nébuleuse

Michaël Prazan : fils d’un rescapé d’Auschwitz ayant fait fortune dans le textile, l’homme est un enseignant et journaliste reconverti en documentariste. Il est l’auteur d’une thèse de doctorat intitulée ‘‘L’écriture génocidaire, l’antisémitisme en style et discours’’. Partageant la même obsession que TMF pour la Seconde Guerre Mondiale, comme en témoigne sa filmographie éloquente (Einsatzgruppen, les commandos de la mort ; Vichy, la mémoire empoisonnée ; Das Reich, une division S.S en France), ses documentaires sont régulièrement diffusés sur les chaînes publiques.

Caroline Fourest (portrait) : l’expert du web fut autrefois membre du comité éditorial de la revue ProChoix fondée en novembre 2017 par Fourest et Fiammetta Venner en novembre 1997.

Rudy Reichstadt (portrait) : Il s’allie au fondateur de l’Observatoire du Conspirationnisme pour assécher les sources de revenus des médias accusés de diffuser des messages haineux et conspirationnistes. Les initiatives Stop Hate Money et Projet Ripost, épigones français des Sleeping Giants, sont les deux bébés de Mendès France et Reichstadt, qui entendent bien couper les sites “controversés” de revenus publicitaires. Le duo donne d’ailleurs une conférence sur ce thème à la librairie Kléber de Strasbourg en 2019 « La prospère économie du complotisme ». Rappelons que l’Observatoire est soutenu financièrement par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, présidée par David de Rothschild. Michel Cicurel, oncle de TMF, fut l’ancien président du directoire de la compagnie financière Edmond de Rotschild et siège au conseil de surveillance de Publicis.

Jean-Marie Destrée : ancien directeur général de Caritas France, il est l’administrateur principal du fonds du 11 janvier, coalition de fondations sous l’égide de la Fondation de France, dont le but premier est de favoriser « le dialogue et la cohésion sociale ». Ce fonds a versé la somme de 15 000€ à l’Observatoire du Conspirationnisme dans le cadre de l’initiative #StopHateMoney

Alban Fischer : il crée avec TMF le blog blogtrotteurs en 2006. Fondateur de l’agence Mediascop, il assure la communication de la campagne du Front de Gauche en 2012 aux côtés de Sophia Chirikou, la mère du Média.
André Azoulay : l’actuel président de l’institut Mendès France est un un homme de réseaux, incontournable dans les rouages des relations franco-marocaines en sa qualité de conseiller du roi Mohammed V. Il est le père de la directrice générale de l’UNESCO Audrey Azoulay.

Ils ont dit

« Le diplôme universitaire le plus élevé de Tristan Mendès France est son DEA de science politique, obtenu en 1996. Normalement, cette sous-qualification aurait dû lui interdire l’accès à des fonctions de maître de conférences, puisque celles-ci exigent la possession d’un doctorat (lettres, sciences) ou d’une agrégation spécialisée (droit, science politique, sciences économiques, médecine, pharmacie). Mais aucune porte ne se ferme devant un Mendès France, fils d’un mathématicien universitaire (Michel Mendès France) et petit-fils de Pierre Mendès France, président du Conseil sous la IVe République, gloire politique du parti radical et de toute la gauche française durant des décennies. Et, ainsi, grâce à cet efficace viatique et à ses relations, notre Tristan devint assistant parlementaire du sénateur socialiste Michel Dreyfus-Schmidt (1998–2008), puis « intervenant » à l’École des hautes études en sciences de l’information et de la communication-CELSA, de 2008 à 2018,  poste qui lui servit de tremplin pour accéder à celui de maître de conférence associé (en sciences de la communication et techniques numériques) à l’université Paris VII-Denis Diderot, en 2018, sa fonction actuelle. Il est vrai qu’il n’est que maître de conférence associé. Tristan Mendès France est donc entré à l’Université par la bande, par la périphérie, et par le seul jeu de sa naissance et de ses relations, malgré des titres universitaires des plus modestes, et a accédé à une fonction d’enseignant-chercheur de rang magistral au mépris des exigences de diplômes requises pour celle-ci. Son titre d’universitaire, quoique légal, est donc largement usurpé, et son obtention relève du copinage, du passe-droit et du privilège indu », Politique Magazine, 25 août 2020.

« Enfant d’un système oligarchique ultra-communautaire infiltré dans toutes les strates de la société française, Tristan Mendès France se sert aujourd’hui d’un outil venu des États-Unis (les « Sleeping Giants » promus par les homologues américains de TMF terrorisés par l’élection de Donald Trump) pour mener le combat qui l’anime depuis l’origine : la lutte à mort contre la ‘‘haine antisémite d’extrême droite’’ », Egalité et Réconciliation, 26 novembre 2019.

« Tristan se dit “héritier de cette sensibilité”, mais précise avoir des engagements plus sociétaux que politiques. Ce sont des “combats citoyens” qu’il revendique, tout en précisant qu’il serait présomptueux de dire qu’il “marche dans les pas de son grand père”. Il fut cependant près de dix ans assistant parlementaire et fut présent symboliquement — en queue de liste — aux municipales de 1995 à Louviers, motivé à “maintenir une municipalité de gauche dans la ville de son grand-père”.

Toute la famille fait d’ailleurs attention à ne pas se faire « l’étendard de sa pensée », se garde de « faire parler » le grand père, de lui faire endosser des positions d’outre-tombe sur des sujets actuels, d’invoquer les mannes patriarcales, de ne pas être plus mendésiste que Mendès. Ne lui parlez d’ailleurs pas de “gardien du temple”. Il avoue simplement avoir « tenté de faire […] son petit chemin”, tout en essayant d’être “le moins déshonorant possible” à l’égard de son patronyme. », Paris Normandie, 06/01/2013.

« Régulièrement, des politiques s’inquiètent de l’occupation de Saint-Nicolas [du-Chardonnet, ndlr], devenu un rendez-vous pour l’extrême droite catholique, et tentent de faire pression sur les autorités civiles. «J’habitais le quartier à l’époque et je militais à Ras l’front. Je voyais ce qui se passait dans cette église», raconte Tristan Mendès France, auteur célèbre sur la blogosphère et petit-fils de Pierre. En 1999, il pousse le sénateur socialiste Michel Dreyfus-Schmidt — pour qui il travaille comme assistant parlementaire — à interpeller le ministre de l’Intérieur, Jean-Pierre Chevènement. Sans succès. Dans sa réponse, le ministre se retranche, une nouvelle fois, derrière les troubles que pourrait susciter une expulsion, invoque la laïcité pour ne pas avoir à s’immiscer dans les affaires internes de l’Eglise catholique, fait remarquer que l’archevêché de Paris — l’affectataire légal du lieu — n’a pas réclamé le départ des occupants. L’actuel maire de Paris, Bertrand Delanoë, et son équipe, défendent aussi cette position », Libération, 11 mai 2012.

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